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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Alimentation - santé - eau » Diversité et bonne santé : les ingrédients des rites culinaires autochtones
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Diversité et bonne santé : les ingrédients des rites culinaires autochtones

Fruit du travail conjoint de la FAO (1) et de l’université canadienne McGill, une étude intitulée « Indigenous People’s Food Systems » vient de mettre en lumière, preuves à l’appui, l’importance de conserver les traditions culinaires des peuples autochtones établis aux quatre coins du monde. En effet, qu’il s’agisse de tribus de forêts tropicales reculées ou d’habitants des déserts de glace, tous disposent d’un choix d’aliments sains et nutritifs que leur prodigue leur environnement direct.

Illustration ci-contre – Diverses variétés de grains et de légumineuses sur le marché de Dalit, dans l’état de l’Andhra Pradesh en Inde

Ainsi, la communauté Karen de Sanephong, située en Thaïlande à proximité de la frontière birmane, jouit de quelque 387 espèces vivrières, dont 208 variétés de légumes et 62 types de fruits distincts. Elles comptent notamment la courge cireuse, le fruit du jacquier ou pomme de jacque et le champignon dit « oreille de Judas ». Le même constat s’impose dans des zones arides, à l’image de la région où vit l’ethnie Massaï, au Kenya, avec un patrimoine culinaire riche de 35 espèces connues d’herbes, de légumes à feuilles et de fruit sauvages.

A l’autre bout du monde, les Inuits de la Terre de Baffin, hôtes du Grand nord canadien, bénéficient également des richesses naturelles de leur milieu, lequel propose un panel de 79 aliments différents dont la viande de caribou et le phoque annelé.

Toutefois, à l’instar de bon nombre de ressources naturelles, cette diversité alimentaire menace aujourd’hui de s’éteindre. En effet, à mesure que les habitats naturels disparaissent sous la pression des intérêts économiques et de l’uniformisation amenée par le modèle occidental, ces aliments indigènes se raréfient. D’après la FAO, les trois quarts de la diversité génétique des cultures agricoles auraient ainsi disparu au cours du siècle dernier.

Pourtant, outre une perte déjà fort dommageable en soi, la standardisation du modèle alimentaire industriel est également nuisible en terme de santé. A l’heure actuelle, les régimes des pays occidentaux industrialisés reposent sur les quatre grandes cultures commerciales que sont le blé, le riz, le maïs et le soja. Ceux-ci sont principalement consommés sous formes de produits transformés ou de viande, via l’alimentation animale. Or, ce sont ces mêmes pays qui doivent désormais faire face à une propagation de maux modernes tels que l’obésité, le diabète et l’hypertension.

A l’exact opposé de cette pauvreté nutritionnelle, les aliments traditionnels sont généralement riches en micronutriments. Pour preuve, à Mand, hameau d’une île d’Océanie appelée Pohnpei, une des 26 variétés locales de bananes, la Utin Llap, renferme d’énormes quantités de bêta-carotène, particulièrement efficace contre les carences en vitamine A.

Une petite lueur d’espoir subsiste cependant, comme en atteste l’exemple des Inuits. Convertis il y a dix ans aux joies des boissons gazeuses et autres produits phare de la malbouffe, ils semblent vouloir désormais renouer avec leurs pratiques culinaires traditionnelles. En effet, s’il y a une dizaine d’années, 31 % de leurs apports nutritionnels venaient d’aliments traditionnels, en 2006, ce pourcentage était de 41 %. Un exemple que feraient bien de suivre les pays qui revendiquent le statut de « développés ».

Cécile Cassier

1- L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

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