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Des huîtres monstres

Huitres apres la recolte

Sans le savoir, beaucoup d’entre nous ont déjà consommé des huîtres génétiquement modifiées par l’homme. En effet, ces huîtres dites « des quatre saisons » ne sont pas étiquetées différemment de leurs cousines naturelles.

Ces huîtres triploïdes, dont les chromosomes ne vont pas par paires, comme chez les huîtres naturelles, dites diploïdes, mais par triplets, sont le produit d’un croisement entre une femelle diploïde et un mâle tétraploïde (lui aussi créé par l’homme). Nées en Amérique dans les années 70, elles sont arrivées en France grâce à l’IFREMER dans les années 2000. L’IFREMER a choisi la manipulation génétique pour répondre à une forte mortalité dans les parcs à huîtres – l’objectif étant d’obtenir des souches résistantes tout en assurant le développement économique de l’ostréiculture grâce à l’innovation.

Il est ici important de mentionner que le secteur ostréicole pèse entre 350 et 400 millions d’euros et que la France est le quatrième producteur au niveau mondial. Ces huîtres sont présentes sur 30 à 40 % du marché francophone, depuis 2008.

La raison pour laquelle il y a eu un tel engouement pour ces produits, exclusivement produits en écloseries, est que l’huître triploïde n’a pas de cycle de reproduction. Ainsi non seulement les huîtres ne deviennent pas laiteuses durant les mois estivaux, mais l’énergie qu’elles ne dépensent pas pour la reproduction est utilisée pour leur croissance. Ces huîtres sont donc consommables après 2 ans d’élevage au lieu d’au moins 3.

Si ces huîtres ont été lancées comme une révolution pour les ostréiculteurs et les consommateurs, la réalité est plus compliquée. En effet, du côté des producteurs, ils sont devenus dépendants des écloseries car ces huîtres sont stériles (bien que l’IFREMER ait reconnu que la fertilité des triploïdes de seconde génération s’élève à 13.4 % — rappelant qu’une possible contamination du milieu reste possible). De plus ces huîtres ont amené beaucoup de stress dans les bassins, notamment avec le développement de l’herpès virus de l’huître (OsHV-1), coïncidant avec l’introduction massive des triploïdes. En effet, depuis 2008 la mortalité chez les huîtres, notamment les triploïdes (jusqu’à 80 % en 2013 selon les bassins) est très importante et a augmenté bien que certains dénient le lien de causalité.

Du côté des consommateurs, l’unique avantage tient en des huîtres non laiteuses et donc bonnes à consommer tout au long de l’année. Néanmoins le consommateur ne peut décider par lui-même – l’étiquetage des huîtres triploïdes n’est pas obligatoire. En effet elles ne sont pas considérées comme un nouveau produit, et ne sont pas non plus vues comme un OGM (bien que ses chromosomes soient modifiés, aucun ne vient d’un gène étranger).

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Marine (voir la biographie)
le 29 décembre 2015 à 04:44

53 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2015
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Commentaires
guy
30 décembre 2015 - 14 h 26 min

…huîtres génétiquement modifiées par l’homme… , comme d’autres produits pour l’alimentation humaine ou animale.


iordanoff
30 décembre 2015 - 20 h 22 min

Bonjour, je préfèrerais qu’un professionnel vous le confirme, mais lorsqu’on m’a présenté ces huîtres sur l’île d’Oléron, il m’a été indiqué un moyen simple de les reconnaître. Les huîtres modifiées, en leur extrémité la plus fine, ont le bout recourbé, légèrement en corne, ce qui les fait ressembler à de petites gondoles. Les autres sont plus plates au bout… Et puis, elles sont tout simplement laiteuses les fameux mois dits « en r ». Un peu d’observation vaut un bon étiquetage.


Rémy
31 décembre 2015 - 10 h 12 min

C’est la loi du marché qui guide nos institutions et la grande production.
Mais de plus en plus de producteurs indépendants s’en tiennent à la diploïde creuse en eau profonde et remettent la plate (belon) à l’honneur, quand leur concession le permet.
Dans l’huitre c’est comme dans l’agroalimentaire en général, il y a le meilleur et le pire.
Une bonne information vaut mieux qu’un étiquetage souvent adapté pour ne pas être lu…Donc merci pour tous.
Vous pouvez commander vos huitres par le net chez des producteurs locaux qui font du label et même de l’huitre plate ! Livraison 36h maxi.


Nicole Sarah Kretchmann
3 janvier 2016 - 1 h 48 min

je cherche… les monstres ?
Quels sont-ils ? Les scientifiques ? Les industriels ? Les, les, les ? Et bien sûr, les consommateurs. Sans eux, rien de cette monstruosité n’aurait vu le jour.
Gastro signifie ventre/estomac. L’estomac est donc le « maître » de milliards de gens. les gens bien nourris, évidemment.
Mon site http://chnate-la-vie.fr


Georges
3 janvier 2016 - 10 h 47 min

Marine aurait du se renseigner auprés des ostréiculteurs avant d’affirmer que l’on ne pouvait pas reconnaitre une triploïde. Et bien elle est comme une babouche. La partie pointue remonte en bec comme une babouche et se distingue parfaitement d’une diploïde ou mieux d’une huitre sauvage. Encore une fois l’argent est le premier objectif aussi quand la mortalité augmente les producteurs oublient que les êtres vivants manipulées génétiquement sont plus fragile comme pour les mammifères (brebis Dolly)et les plantes (le coton GM).


Chem
5 janvier 2016 - 22 h 30 min

Perso, j’adore les huitres laiteuses.
Elles se mangent en principe en juillet – août.
C’est la seule façon de savoir que l’on ne mange pas une huître génétiquement modifiées.


Dominique
14 janvier 2016 - 1 h 12 min

Ques qui ai bon pour la sante’ aujourd’ui, tout n’ai que pollutions volontaire Monsanto empoisonne les serviettes igiennique leur tampons les coton tiges les gaz médicale le blés bref le nucléaire alors que l énergie libre marche super bien plus de factures le paradis…


Gérard MAUGET
14 janvier 2016 - 17 h 58 min

vous devriez avoir honte de publier un tel article.
sélectionner des hybrides vient d’une longue tradition; les mules et les mulets en font partie par exemple.
les huitres triploïdes ne sont pas des monstres; n’en mangez pas , laissez les pour ceux qui ont conservé tout leur bon sens.
Ou plutôt non, continuez comme cela, vous serez encore moins crédibles



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