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Ces jouets qui jouent avec la santé

L’Europe représente l’un des principaux marchés de l’industrie du jouet, avec les Etats-Unis. Pourtant, malgré le trafic qu’elle génère, elle fait preuve d’une grande permissivité quant au contrôle de la qualité de ces produits. Selon WECF (Women in Europe for a Common Future), 90 % des jouets achetés en Europe sont importés. Les pays fournisseurs tels que la Chine, laquelle totalise à elle seule 75 % des jouets présents sur le marché européen, pâtissent généralement d’exigences mineures du point de vue de la qualité et de la sécurité des matériaux utilisés. Conséquences directes de ce laisser-faire, 1605 tonnes de jouets de marques connues (Matel, Fisher-Price, Toy R Us) ont fait l’objet, l’année passée, de rappels à grande échelle au sein de l’UE. En illustre le cas d’Aquadots survenu en 2007 qui avait obligé le fabricant chinois à rappeler ses produits après qu’une erreur de fabrication ait entraîné la substitution accidentelle de l’adhésif habituellement employé par un produit chimique similaire à la drogue du viol, le Rohypnol.

Une fois les frontières européennes franchies, le bilan n’est guère plus favorable. Inchangée depuis 20 ans, l’actuelle Directive européenne relative aux jouets s’avère désormais obsolète. Pour pallier à cette désuétude, la DG Entreprise de la Commission européenne présentait le 25 janvier 2008 une proposition de réforme de la réglementation en vigueur, intitulée « Proposition de Directive du Parlement européen et du Conseil sur la sécurité des jouets ». Mais les dispositions prises par le nouveau texte peinent à combler les lacunes de la version initiale. En effet, bien que celui-ci impose des normes quant à la présence des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), de nombreuses dérogations en annulent les bienfaits. Est ainsi autorisé le recours à ces substances s’il n’existe pas de produit de substitution, si elles sont reconnues comme non dangereuses par un comité scientifique, ou encore si la réglementation REACH ne s’oppose pas à leur utilisation dans les produits de consommation. La tolérance des CMR dans les parties des jouets non accessibles à la bouche de l’enfant est un autre point largement controversé. Perçue comme une aberration par WECF, cette exception semble ignorer l’aptitude de n’importe quel enfant en bas âge à mettre à la bouche tout objet laissé à sa portée.

Ainsi, en dessous des seuils de concentration fixés par la proposition de réforme, les CMR seront donc toujours présents dans les divers hochets et autres joujoux des nouveau-nés. Les CMR de catégories 1 et 2 sont admis à moins de 0,1 % et ceux de catégorie 3 (1) à moins de 2,1 %. Or, d’après WECF, ces derniers restent « fortement susceptibles de causer des maladies cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques ».

Dernière grande faille de ce nouveau projet de réglementation, les produits chimiques reconnus comme hautement nuisibles tels les perturbateurs endocriniens et les neurotoxiques sont totalement délaissés. Une omission de taille alors que la liste officielle européenne des perturbateurs endocriniens vient récemment de passer de 66 à 194 substances.


L’exposition à cette forme de pollution chimique est d’autant plus inquiétante lorsqu’elle concerne de jeunes enfants et bébés. De par leur masse corporelle réduite et leur métabolisme particulier, ils sont extrêmement vulnérables face à ces substances « persistantes et bioaccumulatives ». Possédant une peau 5 fois plus fine que celle d’un adulte, des voies respiratoires plus exiguës et une capacité pulmonaire moindre, les nourrissons ne sont pas armés pour lutter contre les produits indésirables entrant dans la composition des divers jouets, à l’image des retardateurs de flammes bromés destinés à rendre les objets non inflammables. De même, alors qu’elles constituent la deuxième cause d’allergie par contact, les fragrances introduites dans les produits devraient également être bannies. Pourtant, la proposition de la Commission ne suggère d’interdire que 38 de ces allergènes potentiels.

WECF n’a pas été seul à exprimer son insatisfaction au regard de la clémence de la réforme avancée. Le 6 juin dernier, la députée Marianne Thyssen, membre du Comité IMCO (Commission du marché intérieur et de la protection du consommateur), soumettait elle aussi un rapport durcissant les modalités prévues par la proposition de la Commission.

Mais, alors que le débat autour de la protection sanitaire des tout petits fait rage, notamment avec la récente polémique entretenue autour du bisphénol A présent dans certains biberons, on peut s’étonner de ne pas voir s’appliquer avec plus de rigueur l’incontournable principe de précaution. Face à un flagrant manque de transparence pour des objets pourtant manipulés au quotidien, les parents se trouvent démunis et croient voir en la mention du logo CE une garantie de qualité et de sécurité. Une confiance bien illusoire puisque ce logo est signé de la main des fabricants et n’est aucunement validé par un organisme indépendant et impartial.

Cécile Cassier

1- La catégorie 1 concerne les substances identifiées comme cancérigènes pour l’homme, caractéristique confirmée par des éléments suffisants pour établir un lien de cause à effet entre l’exposition de l’homme à ces substances et l’apparition d’un cancer. La catégorie 2 inclut les substances assimilées à des propriétés cancérigènes, ce constat reposant sur des éléments justifiant une forte présomption entre exposition et apparition d’un cancer. Enfin, la catégorie 3 intègre « des substances préoccupantes pour l’homme en raison d’effets cancérogènes possibles mais pour lesquels les informations disponibles ne constituent pas des preuves suffisantes pour une évaluation satisfaisante ».

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
patou
10 septembre 2008 - 0 h 00 min

C’est scandaleux..mais la nourriture pesticidée ,colorée,parfumée qu’ingèrent nos jeunes,et les nouvelles technologies qu’ils absorbent(telephone television..)ça les fait grossir puis ça les tue a petit feux !c’est bien puisque les labo ,les médecins les industriels..
s’enrichissent….


joëlle
10 septembre 2008 - 0 h 00 min

Il serait temps que les consommateurs se réveillent et commencent enfin à refuser d’acheter tous ces produits nocifs avec lesquels ils s’empoisonnent et empoisonnent leurs enfants et la terre sur laquelle ces derniers vont devoir vivre.



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