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Cas de résistance au principal remède contre le paludisme

Fléau contre lequel il n’existe pas, à l’heure actuelle, de vaccin, le paludisme est responsable de la mort de près d’un million de personnes chaque année. Causée par un parasite du genre « Plasmodium », cette maladie infectieuse se propage via la piqûre de certains moustiques. Espèce la plus pathogène, « Plasmodium falciparum » est à l’origine de 80 % des cas humains, dont des cas mortels. On la trouve dans les zones tropicales d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie.


Différents stades de Plasmodium falciparum à l’intérieur de globules rouges, à droite au stade ‘ring’ impliqué dans l’état de dormance


Notamment en raison d’une baisse d’efficacité des autres molécules disponibles, l’artémisinine (ART), une substance extraite d’une plante chinoise, s’impose, depuis une dizaine d’années, comme le principal remède utilisé contre le paludisme. En effet, outre qu’elle couvre toutes les souches de « Plasmodium falciparum », incluant celles résistantes aux autres antipaludiques, son action est très rapide et entraîne peu d’effets secondaires.

Toutefois, l’artémisinine semble désormais montrer ses limites. En effet, en juillet 2009, sont apparus les premiers cas de résistance à l’artésunate, un dérivé de l’ART, chez des patients en Asie du Sud-Est.

Pour comprendre les mécanismes de cette nouvelle forme de résistance, l’équipe scientifique de Françoise Benoit-Vical, chargée de recherche Inserm au sein du Laboratoire de chimie de coordination du CNRS, a entrepris d’isoler de manière expérimentale des souches résistantes à l’ART. Fin 2009, ce fut mission réussie, les chercheurs étant parvenus à sélectionner une souche de Plasmodium falciparum résistante à ce composé et à certains de ses dérivés. Au fil de leurs travaux, l’équipe a découvert que la dite souche est capable de survivre en présence d’ART à une dose 7 000 fois plus élevée que la dose moyenne efficace sur les souches sensibles.

Parallèlement, les scientifiques ont détecté un nouveau mode de résistance du parasite. Afin de contourner l’action de l’ART, Plasmodium falciparum entre dans une sorte de veille, appelé état de « dormance », et prospère au ralenti en attendant l’élimination du médicament. D’après ces premières constatations, cette aptitude à « l’hibernation » ne concernerait que les parasites au stade « ring », à savoir au premier stade du cycle parasitaire dans les globules rouges.

En révélant ce mécanisme de résistance original, les scientifiques ont acquis un outil majeur pour mieux comprendre les mécanismes de résistance aux antipaludiques mais également pour tester différentes solutions thérapeutiques (nouvelles molécules, nouvelles associations thérapeutiques, nouvelles cibles…). 


Cécile Cassier
Images © LCC

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