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Alimentation : le bisphénol A entre doute et toxicité avérée

Aujourd’hui suspecté d’être nocif pour l’homme, le bisphénol A (BPA) est omniprésent au sein de la filière dédiée au conditionnement alimentaire. Ce composé chimique participe entre autres à la fabrication de résines dites « époxy-phénoliques », lesquelles constituent le revêtement intérieur des cannettes et des boîtes de conserve ainsi que les couvercles métalliques des pots et bouteilles en verre. Le BPA entre également dans la composition du plastique polycarbonate, apprécié pour sa légèreté et sa transparence, ainsi que pour sa bonne résistance aux chocs. Des vertus qui ont contribué à généraliser son maniement. Aujourd’hui, ce type de plastique est utilisé dans la fabrication de vaisselle, de récipients destinés au four à micro-ondes, de boîtes de conservation, de bouteilles d’eau et de lait recyclables et de conteneurs d’eau réutilisables. Enfin, justifiant les inquiétudes quant à sa possible toxicité, le BPA se retrouve par ailleurs dans la composition de certains biberons.

Présent dans de multiples contenants, le BPA peut migrer en petites quantités dans les boissons et les aliments sous l’effet de la chaleur (eau bouillante), de l’acidité ou du contact avec des graisses, et ainsi être assimilé par l’organisme humain. Or, imitant l’hormone sexuelle féminine, l’œstrogène, le BPA est un perturbateur endocrinien potentiel. Ces possibles effets sur la fertilité et le système hormonal alimentent aujourd’hui de nombreux débats scientifiques. Et si la santé des consommateurs en est l’enjeu déterminant, ceux-ci connaissent un nouvel élan suscité par le degré de dangerosité de l’exposition des nourrissons exposés à cette substance.

En effet, en janvier 2007, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) fixait la dose journalière admissible (DJA) (1) au-dessous de laquelle l’exposition au BPA n’était pas problématique à 0,05 milligramme/kg de poids corporel. Mais nombreux sont ceux qui aujourd’hui remettent en cause la validité de cet avis, tout particulièrement dans le cas des nouveaux nés plus vulnérables de par leur masse corporelle réduite.

En réponse à ces incertitudes persistantes, l’EFSA a publié en juillet dernier un nouveau communiqué dans lequel elle confirme la faible nocuité de l’exposition au bisphénol des consommateurs. Entérinant les données précédemment divulguées, elle met l’accent sur la capacité de l’organisme humain à métaboliser et à évacuer rapidement le bisphénol A. S’inscrivant dans la même optique, les conclusions rendues sur la polémique relative aux nourrissons s’avèrent tout aussi rassurantes car, selon l’organisme européen, « les nouveaux nés ont la capacité d’éliminer une quantité de BPA bien supérieure à la dose journalière tolérée ».

Pourtant, tout le monde ne partage pas ce point de vue. En avril dernier, le Programme de toxicologie national des Etats-Unis (US National Toxicology Program) appelait ainsi à faire preuve de vigilance quant aux conséquences des taux d’exposition actuels au BPA sur le système nerveux et le comportement tant des fœtus que des nourrissons et des enfants. Une prudence partagée par le gouvernement canadien dont une évaluation préliminaire a reconnu le bisphénol A comme étant une substance toxique au regard des critères définis par la Loi canadienne sur la protection de l’environnement de 1999. A la lumière des réserves émises par le ministère de la Santé (Santé Canada), notamment concernant les tout-petits, les instances gouvernementales ont fait part de leur souhait d’interdire l’importation, la vente et la promotion de biberons contenant du bisphénol A dans le cas où aucune nouvelle information ne serait apportée par les consultations publiques qui se déroulent actuellement sur cette thématique.

Lui reprochant pour sa part d’ignorer les études scientifiques réalisées sur des cellules en culture dont elle est l’auteur, l’association Antidote Europe accuse l’EFSA de minimiser les risques réels. En effet, selon l’association, les recherches entreprises par ses équipes de chercheurs auraient révélé « des activités cancérigènes et de perturbateur endocrinien ». Démentant l’argument avancé par l’EFSA selon lequel la capacité de l’organisme à éliminer le bisphénol A le protégerait de ses propriétés toxiques, Antidote Europe insiste sur le fait que la plupart des médicaments sont métabolisés et éliminés dans les heures suivant l’ingestion, sans que le patient ne soit pour autant à l’abri d’effets secondaires.

Si le débat autour du bisphénol A est donc loin d’être clos, la législation européenne REACH pourrait apporter un regard neuf sur la polémique, ayant entamé le 1er juin dernier une nouvelle phase au cours de laquelle les industriels seront amenés à démontrer l’innocuité de toute substance jugée suspecte.

Cécile Cassier
1- La dose journalière admissible correspond à la quantité d’une substance pouvant être ingérée par jour sans risque affirmé. Elle est exprimée en fonction du poids corporel.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 26 août 2008 à 12:00

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Commentaires
achesse
28 août 2008 - 0 h 00 min

Que doit-on comprendre?
Dans quels plastiques précisément cela se trouve -t-il? PP, PEHD, PET ?


cecile
28 août 2008 - 0 h 00 min

Le plastique réalisé à partir de bisphénol A est le plastique polycarbonate (PC). Ce dernier sert à la fabrication des biberons, bouteilles, articles de table…Mais on utilise également le bisphénol A pour fabriquer des résines époxy, lesquelles entrent dans la composition des revêtements de boîtes de conserve. Le plastique polycarbonate et les résines époxy peuvent par ailleurs être utilisés dans la fabrication de matériel médical (oxygénateurs sanguins…), de résines de scellement, d’articles de sport (casque de hochey…), appareils électroniques (dispositifs d’alarme…). Si on met l’accent sur leur application dans le conditionnement alimentaire, c’est que le fait de chauffer les récipients peut faciliter la diffusion du bisphénol A dans les aliments ou les boissons présentes dans les contenants. Mais, l’EFSA comme le ministère de la santé canadien (pourtant réservé) s’accordent à dire qu’il s’agit de quantités minimes, influant peu sur l’adulte. Les articles réalisés avec du plastique polycarbonate portent normalement le numéro de recyclage 7 suivi des abréviations PC.



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