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Vers une légalisation des semences anciennes de Kokopelli…

Les récentes condamnations de l’association Kokopelli, pour vente de semences non inscrites au catalogue officiel, ne sont pas passées inaperçues. Lors du controversé débat sur le projet de loi OGM, au Sénat, le nom de cette association a été cité à plusieurs reprises par quelques Sénateurs se prononçant en faveur d’une solution pour remédier à sa situation.

En effet, en vendant des variétés anciennes non-inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés, Kokopelli se place dans l’illégalité alors que, la Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, reconnaît que cette association ‘… contribue à la biodiversité’. A ce titre, même si la Secrétaire d’Etat considère que ‘Ces variétés n’ont pas vocation à être cultivées de manière commerciale’, elle estime à juste titre qu’il est nécessaire de renouveler leur stock (1). Aussi, pour elle, l’association Kokopelli ‘…remplit une mission de service public et sa condamnation pose problème’.

Pour mettre fin à cette ‘situation absurde’, pour reprendre les propos de N. Kosciusko-Morizet au Sénat, une évolution de la législation serait envisagée afin de permettre l’inscription gratuite d’une partie des semences diffusées par l’association.

Si pour Raoul Jacquin, porte-parole de l’association, la mobilisation des adhérents et sympathisants commence à porter ses fruits, tout en demeurant ‘plus que jamais nécessaire et indispensable’, la surprise est réelle face à la ‘déclaration encourageante’ de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors qu’aucun retour n’a été fait aux demandes de rendez-vous effectuées auprès du gouvernement… Ajoutant que ‘Le libre accès de tout un chacun, particulier comme professionnel, aux semences anciennes, reproductibles, en voie d’érosion génétique, n’est pas négociable.’, R. Jacquin renouvelle publiquement sa demande de rendez-vous auprès du Ministre de l’écologie et de ses homologues de l’agriculture et des finances.

De son côté, le GNIS (2) dans un communiqué de ce jour, souligne que le catalogue officiel des espèces et variétés a été créé par l’Etat en 1932, à la demande des agriculteurs. Pour le groupement des professionnels de la semence, la polémique actuelle, autour de Kokopelli, empêche de se pencher sur les vrais problèmes et notamment le fait que ‘l’Etat s’est largement reposé sur les semenciers et l’Inra (3) et n’a jamais mis les moyens nécessaires dans la conservation et la caractérisation des ressources génétiques’.



En matière d’inscription de variétés anciennes de légumes, la gratuité à… un coût!


D’autre part, pour le GNIS, le débat sur les variétés anciennes semble inutile sachant que, depuis 1997, ces variétés peuvent être inscrites sur une liste annexe avec un système d’enregistrement assoupli et quasiment gratuit, une procédure que la France serait la seule à proposer en Europe. Or, Raoul Jacquin, preuve à l’appui avec les récépissés de lettres recommandées expédiées dans la main, note que l’association n’a jamais eu de réponses aux demandes qu’elle a effectuées pour se mettre en conformité en inscrivant ses variétés.

Bref, une clarification législative serait assurément la bienvenue, ne serait-ce que pour la notion de gratuité de l’inscription au catalogue. Celle-ci apparaît en effet toute relative, le tarif 2007 indiquant un coût de 246,79 € par variété à inscrire…

Pascal Farcy

1- Dans un mode de conservation classique, toutes les semences ont une aptitude à la germination qui se réduit avec le temps. Par ailleurs, à l’heure du changement climatique, seule une conservation par culture peut permettre aux variétés de s’adapter aux modifications du climat.

2- Groupement National Interprofessionnel des Semences. Le Gnis représente l’ensemble des professionnels de la filière semences.

3- Institut National de la Recherche Agronomique.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
pier
10 février 2008 - 0 h 00 min

Bonjour,

Contradiction quand tu nous tiens!

C’est le MAP qui doit se sentir gêné aux entournure.

Kokopelli, tiens bon!

Pier


ddd
10 février 2008 - 0 h 00 min

La boidiversité comme il est dit justement dans l’article, ne peut être conservé que si les variètés anciennes qui par définition ne sont pas des espèces sauvages mais toujours des produits issus de sélections, continuent à être cultivées avec un minimum de précaution pour maintenir les caractères génétiques.

Je doute fortement que l’association, qui mêne un combat juste, soit capable de ce voir confier cette mission.

Il suffit de regarder les tarifs de vente de son catalogue pour comprendre que cette association est tout simplement un fonds de commerce marchand.

Elle en a le droit, elle maintiendra 300 ou 400 variétés potagéres ou florales,(dont la pluprd ne seront que des duplicats aux noms régionnaux diffèrents. Cela restera bien insuffisant.

Il est nécessaire si une loi devait intervenir de réflèchir plus sérieusement sur la maniére de conserver l’ensemble des acquis et des sélections antérieures, en claire c’est le boulot de jardins conservatoires adossés aux écoles de jardinage, aux fac de sciences, aux unités de recherche et bien entendu à l’INRA.

Le commerce fut-il associatif ou l’échange entre amateur ne font jamais bon ménage avec la conservation.


benoite
15 février 2008 - 0 h 00 min

J’avoue être sidérée par certaines réactions à cette article ! Kokopelli une association marchande … et puis quoi encore.Le prix de leurs graines ? Amusez-vous à commander des graines et vous verrez que ce n’est pas le prix du sachet qui est significatif mais la quantité de graines que l’on trouve à l’intérieur … Kokopelli et d’autres apportent leur contribution à un élan vital pour notre société qui est de pouvoir obtenir des plantes, par germination, qui sont fertiles, et de ne pas laisser entre les mains de semenciers notre accès à la production individuelle de fruits et légumes. Car si on les laisse faire il nous faudra racheter des graines chaque année. Ce n’est pas seulement une question de conservation de la biodiversité mais une question de LIBERTE et de non appropriation du vivant par les forces commerciales. Alors bravo Kokopelli et bravo à tous les écolo jardiniers amateurs ou non qui ont les mains dans la terre !


Betizu
16 février 2008 - 0 h 00 min

C’est marrant, ddd. Tu reprends exactement la réthorique de la société Baumaux…


Josemite
17 février 2008 - 0 h 00 min

Même s’il s’agit de l’initiative d’une entreprise privée il convient de l’encourager. Il vaut mieux cela que rien du tout. Bravo à Kokopelli n’en déplaise à ses détracteurs. la biodiversité nécessite des efforts concrets et pas seulement des critiques de yaka et fauquon plus ou moins jaloux de cette initiative. Tout a un prix dans la vie, les semences anciennes également.
Salutations


smile17
24 février 2008 - 0 h 00 min

bonjour
pour répondre à DDD :encore la croyance que seul les spécialistes sont capable de bien faire les choses ?
Alors le miel des apiculteurs amateur est à jeter?
pensez vous que nous soyons plus bête qu’un spécialiste avec sa firme ou son institut pour produire et conserver les semences d’une plante ? alors il faudra que l’on m’explique à quelles écoles ou universités officielles se sont formées les générations de paysans qui ont porté et amélioré le blé jusqu’à nous , ont trié (ce qui est formellement interdit actuellement au vu de la réglementation !) testé d’autres graines ,sélectionné , croisé ,les meilleures semences de leur récolte , qui ont échangé entre voisins ,entr pays pour pouvoir les ressemer l’année suivante (ce qui est interdit actuellement toujours par la réglementation internationale au profit des semenciers agréés des lobby gouvernementaux et agricoles afin de garder leur monopole ! et s’approprier ce qui était à tous ) ces paysans ont adapté leur propres semences , au fil du temps aux conditions climatiques locales ? et ce sont ces « variétés » que nous sommes en train de perdre , pour le blé ,par exemple nous avons déjà perdu bon nombre de variétés locales qui permettaient à chacun dans chaque commune de faire son pain ! que dire des variété hybrides actuelles généralisées par des entreprises transnationales exemple LIMAGRAIN ,Syngenta ou les tentatives de généralisations des chimères génétiques agricoles actuelles ,MOSANTO 810 (plus couramment dénommées par confusion : OGM) ,destinées aux grands rendements agrochimiques qui épuisent et tuent les sols , cultivées par les gros céréaliers Français et qui ne sont bonnes dans la majorité des cas que pour l’alimentation animale ! quasiment pas panifiables , qualité que nous sommes obligés d’importer !?!
Alors laissez moi douter de cette confiance aveugle envers les spécialistes : un amateur passionné peut faire aussi bien et s’il rate une fois , « cent fois sur le métier remettez votre ouvrage » il y à un moment ou applicant les principes de l’agriculture biologique il réussira aussi bien que vos spécialistes, pour peu que nous ne laissions pas les « gros » nous « mettre des bâtons dans les roues .

si tu ne sais pas regardes lis et apprends un petit effort pour une grande satisfaction personnelle

à bon entendeur…

Marcel

ps :
je répare ma maison
je cultive mon jardin
je répare ma voiture
je répare ma télé et mon éléctronique
je répare mon électroménager
je recycle pour d’autres personnes
j’expérimente
il m’arrive parfois de « caler  » faute de docs ou suite à des applications techniques non réversible (ou demandant des outillages très sophistiqués _les composants électronique CMS par exemple )
j’ai un PC sous logiciel libre disponibles gratuitement pour tous pour le prix du support si je ne peux le télécharger : GNU-Linux Mandriva Free 2008 ou DEBIAN avec firefox dans le quel je peux installer ,modifier ,examiner les fichiers source ,collaborer, traduire des notices et manuels d’Anglais en Français pour ceux qui ne sont pas Anglophones et pourtant je n’ai pas la qualité officielle d’horticulteur, mécanicien auto, programmeur ! (pour l’électronique je suis autodidacte et c’est devenu mon métier) il suffit de vouloir!


rds7
25 février 2008 - 0 h 00 min

Tu as raison, Betizu, c’est troublant cette similitude d’arguments…

Quelle courte vue, tout de même, que de défendre une rente de situation devenue intenable, en dégradant l’image de sa société, alors qu’une alliance profitable à tous, civique, dans la complémentarité, serait peut-être possible : même si on échange des graines, on a besoin par ailleurs des services de professionnels honnètes.

Vouloir garder tout le gâteau pour soi, c’est pas à la mode ni bien malin : il vaut mieux faire comme les fondateurs de Youtube, qui l’ont revendu à prix d’or parce que l’utilité a créé la fréquentation. Voyez aussi l’argent qu’a gagné Edouard Leclerc, c’est du même ordre.

Ceux qui créent autour des graines un service gratuit ou bon marché, utile, civique, plaisant etc. gagneront peut-être à terme des clients fidèles et de l’argent, même si ce n’est pas l’objectif de départ. Tant mieux.



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