Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » Vers un retour des farines animales en septembre prochain
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Vers un retour des farines animales en septembre prochain

Interdites fin 2000, suite à la crise de la vache folle, les farines animales pourraient faire leur retour dans l’alimentation animale avec le blanc-seing de la Commission européenne, favorable à un assouplissement des mesures en vigueur actuellement. En France, pays historiquement à la pointe de l’interdiction au niveau européen, cette nouvelle tentative européenne de voir ces farines réinvestir le bol alimentaire des animaux d’élevage n’a pas déclenché un ‘non’ ferme et massif à l’inverse des fois précédentes. Le Conseil National de l’Alimentation (CNA) étudie ainsi actuellement une réintroduction dans l’hexagone des farines animales.

Conseil consultatif des ministères de l’agriculture, de la santé et de l’économie, le CNA doit rendre son avis définitif mi-septembre. Néanmoins, un document de travail disponible sur son site internet suggère d’ores et déjà une probable autorisation limitée, dans un premier temps, au secteur de l’aquaculture. Dans un second temps, et après une évaluation du ratio bénéfices/risques, les porcs et les volailles verraient également les farines animales revenir dans leur alimentation, à l’inverse des bovins pour lesquels une levée de l’interdiction n’est pas d’actualité apparemment.

Si ce retour des farines animales se faisait, le cannibalisme serait toutefois interdit. Il ne serait donc pas possible de nourrir une espèce avec des protéines provenant d’elle; par exemple, nourrir un cochon avec des protéines de cochon serait interdit. D’autre part, les farines ne devraient être destinées qu’aux animaux omnivores.

Outre une situation sanitaire maîtrisée, aboutissant à l’absence de risques pour la santé humaine, l’aspect économique n’est pas le moindre pour un retour des farines animales. Entrant pour 2 à 3% dans la ration alimentaire des espèces concernées, la disparition des farines animales a été remplacée par des protéines végétales, essentiellement du soja provenant d’Amérique du Nord.

Autrement dit, les farines animales permettent aux filières de l’élevage et de la pêche de tirer un bénéfice de leurs déchets (abats, peaux, graisses …) au lieu d’un coût en les détruisant. Une valorisation loin d’être neutre lorsque l’on connaît les proportions non-valorisées par la filière alimentaire (48% du mouton, 46% du bœuf, 38% du porc et 32% des poulets n’étant pas valorisés …). Il n’y a donc rien d’étonnant à lire, en octobre dernier, dans un rapport du Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER), sur l’élevage des volailles, que l’accès aux farines animales serait un facteur important de consolidation de la filière.

Par ailleurs, pour le CNA, la réintroduction des farines animales pourrait être une réponse aux ‘besoins croissants en protéines pour l’alimentation animale’ avec même des ‘avantages environnementaux probables’, notamment pour l’aquaculture, où les farines de poissons sont toujours autorisées, poussant à la surexploitation de certaines espèces de poissons dites ‘poissons fourrage’.

Alex Belvoit

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
cuicui
11 juin 2011 - 0 h 00 min

La consommation de viande est déja en baisse depuis quelques années.Il faut rappeler que la consommation journalière suffisante est de 1 gramme par kilo  » IDEAL « de poids.CERTAINS se passent complètement de viande sans le moindre ennui de santé.J’ai déja sérieusement diminué ,je vais continuer dans cette voie plutot qu’avaler des protéines incertaines avec de la flotte.Continuez messieurs mais sans moi….


JHL
11 juin 2011 - 0 h 00 min

Ah ! Voilà que ça revient ! Décidément, ils n’abandonneront jamais et peut-être un jour on découvrira encore des combines ou malversations !
A quand les farines issues d’humains ???
Ca ne vous rappelle rien?… SOLEIL VERT ! Une fiction certes, mais il doit bien avoir des cerveaux malades qui y pensent sérieusement !


vigie 53
11 juin 2011 - 0 h 00 min

Por le CNA:A combien de morts cet association de professeurs Tournesol( pardon Mr Hergé )estime-t-elle les risques pour la population et qui profitera du bénéfice ?Que savent-ils du franchissement de la barrière des espèces?
Quant au CGAAER si la situation présente n’était grave on pourrait trouver les propos qui suivent désopilants « Situation sanitaire maîtrisée aboutissant à l’absence de risques pour la santé humaine » et « consolidation de la filière ».A-t-on vu dans les différents reportages télévisés des éleveurs de volaille être inscrits aux ASSEDIC ?


lupus
11 juin 2011 - 0 h 00 min

Faire des conneries une fois ne leur aura pas suffit et tout compte fait c’est normal : c’est dans la nature des c… d’être c…


Nol
12 juin 2011 - 0 h 00 min

Moi je ne trouve pas ça complètement idiot surtout pour l’aquaculture et les volailles, plutôt que d’importer du soja américain souvent transgénique, (bilan carbone bonjour.)
Recycler des parties non comestibles (viscères os etc) n’est pas moins cher à transformer en farine que de les détruire.
Quant aux solutions végétariennes des bouffeurs de soja (la plupart du temps prônées par des urbains dénaturés), ça me fait bien marrer, car ils bouffent des oeufs et boivent du lait, ils ne semblent pas savoir que pour ça ils faut élever des volailles et des vaches! Et ces grands théoriciens de pacotille ne savent pas non plus que les poules ne font pas que des pondeuses, dans leurs oeufs il y a aussi des mâles, idem pour les vaches, alors on fait en fait quoi de tous ces mâles ? Poulet et boeufs ? On les passe au broyeur à la naissance ? D’accord, et après…? On fait quoi des résidus ? Du compost pour les cultures de soja ?
N’importe quoi. C’est à cause de gens comme ça qu’on a perdu nos races bovines et chevalines.
Un agriculteur bio.


mimichris
12 juin 2011 - 0 h 00 min

Il y a peut être 50 ans on ne donnait pas de farines animales ni de farine de soja aux volailles et aux porcs, on leur donnait des céréales cultivées sur notre sol, mais bien sur on a remplacé ces céréales par le maïs bien plus rentable, donc on a pris l’espace où l’on cultivait des céréales pour cultiver le maïs, notre agriculture intensive se meurt et c’est tant mieux, on le voit avec la sécheresse, c’est le maïs qui consomme la majeur partie de l’eau des nappes phréatiques, il faut entièrement repenser l’agriculture dans son ensemble afin qu’à nouveau les agriculteurs puissent vivre de leur métier. Remettre les anciennes races de vaches laitières qui produisent certes moins de lait mais un lait beaucoup plus nutritif, pas un lait gorgé d’eau, d’ailleurs nous avons trop de lait.
La commission Européenne suit les conseils des lobbys industriels comme d’habitude à n’en pas douter.


sophie des noisettes
12 juin 2011 - 0 h 00 min

On coninue de marcher sur la tête!
Décidément l’ espèce humaine est la plus tordue, sans l’ ombre d’ une hésitation
La solution sage serait de consommer moins de viande donc d’ en produire moins; parmi les nombreux bienfaits de cette voie, il y a moins de  » déchets  » à valoriser coûte que coûte au détriment de tout respect pour les uns à qui on a pris la vie et pour les autres que l’ on alimente totalement contre-nature


eau-delà!
12 juin 2011 - 0 h 00 min

faire absorber des farines animales à des animaux carnivores, ça se pratique déjà depuis des lustres, et même pour les poissons rouges en bocal à domicile !
Ce qui fait une sacrée nuance d’avec l’ahurissante « solution », – fort rentable pour ses lobbies -, d’en faire absorber par des herbivores.
Ce qui s’est passé avec la « maladie de la vache folle », a affolé les populations à cause du syndrome de Creutzfeldt-Jacob. À juste titre.
Mais pour ceux qui s’en sont mis plein les fouilles en saccageant le parc animalier domestique de leur plein gré (des études existaient déjà concernant ces effets secondaires sur les bovins, au cas où ça ne tombe pas sous le sens…), quelle joie d’y revenir aussi rapidement !
Bien entendu, on ne parlait guère de la souffrance des agriculteurs, encore moins de celle des vaches concernées…
Mais au fait, pourquoi ne pas nourir des chiens ou des loups avec de la salade verte, ou des concombres, puisqu’il y en a en surnombre, ce mois-ci ?…!
C’est aussi aberrant.
Mais nous n’avons pas des $$ à la place des yeux et des neurones, nous.
Juste le devoir de payer via nos impôtd toutes les erreurs volontaires ou non, de ceux qui nous gouvernent…
Or, « gouverner, c’est PREVOIR ».
Pauvre monde…


chinchillas
16 juin 2011 - 0 h 00 min

Bonjour,
Pourriez-vous m’indiquer si une action est entamée auprès des parlementaires pour arrêter cette nouvelle tentative d’enrichissement au détriment de la santé animale et humaine ? Si oui, merci de faire connaitre le nom d’une association défendant cette cause.
Salutations,
Chinchillas


pervenchebio
16 juin 2011 - 0 h 00 min

Il est bon de répéter que les farines animales ne seront pas utilisées, si vous achetez BIO: volaille, viande, poisson….Inutile de les interdire puisque elle seraient supprimées automatiquement si nous achetons tous BIO. Nous pouvons faire un révolution pacifique à partir de nos assiettes. Le consommateur a le pouvoir, sans bulletin de vote, de faire changer toute la politique agricole du gouvernement. Il n’use pas d’un pouvoir qu’il est le seul à détenir.blog bienvivrebio


nicolekretchmann
16 juin 2011 - 0 h 00 min

on ne peut forcer un âne à boire s’il n’a pas soif, n’est-ce pas ?
Si les humains n’ont pas compris, et bien, ils arriveront à comprendre quand ils seront touchés dans leur corps et de ceux qu’ils aiment.
C’est peut-être le prix à payer pour que les végétariens deviennent la majorité sur la Terre… ?


pozzy
16 juin 2011 - 0 h 00 min

Donner de la farine animale aux omnivores n’a pas l’air aberrant.
En cela la position du CNA n’est pas si mal et me semble assez éloignée de ce qu’on entendait avant la crise (comme par exemple la théorie de la vache cannibale car elle mange son placenta développée par une tête de l’inra sur france-inter). Ici on n’a plus de vache folle car en tant qu’herbivore elle est exclue du process.
Et le coté recyclage est un vrai argument.

par ailleurs ce que dit pervenchebio m’intrigue. Consommer de la farine d’animaux serait interdit pour les animaux bios ? Je ne vois pas le rapport car la farine elle même peut être bio non ? pervenchebio Si tu peux étayer…

Pozzy.Dubitatif


opaque
18 juin 2011 - 0 h 00 min

Près de la moitié des cultures (intensives) de la planète servant à engraisser des bovins qui nourriront de futurs obèses, il n’est en effet pas aberrant que l’on envisage en hauts lieux que les vaches se mangent entre elles…à moins qu’il ne s’agisse des canards, omnivores bien connus des services de police…
ET quand la farine animale sera utilisée directement pour fabriquer la baguette du français moyen,la finalité de l’agriculture industrielle sera enfin révélée au genre humain…
quand à l’agriculture normale, dite « bio », n’en faisons pas plus de 3%: c’est déjà trop pour le coeur du président de la FNSEA, sans parler de celui du ministre ; pensez donc à un monde correctement nourri par ses paysans et non plus par des hommes d’affaires: quelle horreur !



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
62

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
Agriculture...
Chardonneret Elégant
     
Flux RSS