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Vers un droit de tir du loup pour les éleveurs ?!!

Le 27 août dernier, en visite sur le terrain à la rencontre des éleveurs de brebis des Alpes-de-Haute-Provence, le président de la république, Nicolas Sarkozy, leur a promis un arrêté préfectoral autorisant des ‘tirs de prélèvements’ ainsi qu’une formation à la chasse.

C’est ainsi que, sans surprise, le préfet des Alpes-de-Haute-Provence a autorisé aujourd’hui le prélèvement d’un loup dans le massif du Parpaillon/Ubaye, une zone où les troupeaux auraient ‘connu cette année une augmentation exceptionnelle des dommages’ (1). Comme l’y oblige la législation, le préfet a appuyé sa décision sur le fait que ‘les mesures de protection des troupeaux et d’effarouchement, mises en œuvre par les éleveurs, n’ont pas suffi à réduire le nombre d’attaques’.

Si la décision de ce prélèvement n’a donc rien d’étonnant, on peut par contre s’interroger sur l’intérêt de la promesse présidentielle concernant la formation à la chasse. En effet, le loup étant une espèce protégée non-chassable, les tirs de prélèvements effectués se tiennent dans un cadre strict, interdisant le tir d’un loup par un éleveur ou berger, fût-il chasseur. Dans ce cadre, quel intérêt y a-t-il à mettre en place des sessions de formation accélérées, sur 2 jours, pour que les éleveurs et bergers acquièrent un permis de chasse qu’ils ne pourront utiliser pour se prémunir du loup ? Irions-nous vers une évolution de la législation en la matière ?

Depuis son retour en France, en 1992, le loup recolonise progressivement le territoire dont il a été éliminé à coups de fusil et de campagnes d’empoisonnement. Si ces pratiques ont fait leur réapparition ici et là avec son retour, son statut de protection et les mesures d’accompagnement de l’élevage pastoral (remboursements des attaques, aides à l’acquisition de chiens de protection, de clôture électrifiées, d’aides bergers) permettent à sa population de croître régulièrement. Ainsi, selon l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), quelque 220 loups vivraient en France dans les Alpes, les Pyrénées, mais aussi le Massif Central.

Pascal Farcy
1- Les 108 attaques de grands canidés, enregistrées dans ce département depuis le début de l’année, ont causé la mort de 362 brebis, quant à la même période 51 attaques et 253 victimes étaient à déplorer en 2009.
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Commentaires
magiccerbere
4 septembre 2010 - 0 h 00 min

Il est à noter le travail de FERUS dans ce domaine là. (une recherche rapide sur internet vous amènera sur le site officiel).

Bonne journée, et merçi pour les articles.


marseille42
4 septembre 2010 - 0 h 00 min

L’intérêt de ce projet? La chasse aux électeurs. Il n’y en a pas d’autres. Mais nous avons un président qui ne pense qu’à la chasse: aux loups, aux ours, aux renards, aux Roms, aux étrangers,aux jeunes. la seule qui ne soit pas ouverte, c’est la chasse aux c…


eau-delà!
6 septembre 2010 - 0 h 00 min

Dans le Jura, par ex, les lynx ont pour vivier un territoire vaste, peuplé de chevreuils à gogo, entre autres. Toutefois, si d’aventure un lynx trouve un poulailler à portée de gueule, ils n’hésitent pas à se servir au « distri » qui lui fournit gratuitement et sans effort un met de choix. Vu chez mes voisins mitoyens dans la combe où je vis.

Dans les Alpes, par ex, le territoire est plus vaste encore, et les animaux en liberté (lièvres, marmottes chevreuils chamois, bouquetins), ne sont pas non plus en sous-nombre.
Toutefois, quand on a le choix entre courir longtemps pour un résultat incertain et se servir dans un parc léger où se repose un troupeau la nuit, et bien le loup « protégé » se comporte comme un ado mal élevé ! L’opportunisme n’est pas l’apanage d’ l’humain, et s’il n’y a pas de sanction à l’arrivée, pourquoi se géner ?

Ainsi vont les lois de la nature…quand on y interfère.
Le lynx, qui chasse seul, n’a pas le même impact sur la faune domestique. Des « patou » dans un troupeau de chèvres ou de brebis suffisent généralement à faire dissuasion.
Le loup, lui, ne chasse seul que s’il est hors meute. Et quand il fait équipe, un troupeau attaqué ne peut faire face à toutes les attaques.

Enfin, pour des amis éleveurs des Alpes, les films nocturnes réalisés sur le terrain en pâture estivale, ont montré que les attaques multiples ne servent même pas à nourir les loups, qui laissent les bêtes tuées dans la montagne.
Encore un signe d’adaptation du loup ?

En tous cas, moins facile à trancher qu’il n’y paraît, et compliqué à vivre pour ceux qui élèvent des agneaux ou des chèvres.
(Je ne parle pas des autres régions où je ne connais pas de cas personnellement.)

Si quelqu’un a des données éthologiques récentes sur les loups protégés et introduits dans des parcs où l’élevage domestique existe, je suis preneur ! (Contrairement à la fondation Hélène Grimaud,par ex.,aux USA, qui se développe dans un parc naturel sauvage = égalité de chances pour tous les animaux, enfin… façon de parler pour ceux qui se trouvent en bas de l’échelle alimentaire !)


eau-delà!
6 septembre 2010 - 0 h 00 min

Tout à fait OK avec marseille42, en ce qui concerne l’effet d’annonce de la promesse présidentielle : si les loups votaient, il leur aurait promis le contraire de la promesse aux agneaux !
Bien vu et avec humour, merci, ça fait du bien !


alawa03
11 septembre 2010 - 0 h 00 min

bien sur que la mesure sarkosienne est calculée,c’est la seule chose qu’il sache faire, calculer avant afin d’engranger après. il faut arrêter de se focaliser sur le loup, on se croirait revenu au moyen âge où il était diabolisé, je comprends les bergers, mais je compatis plus pour les moutons, les bergers sont indemnisés, les moutons ne sortent pas indemnes, tous comme la gazelle face à la lionne, le ver de terre face au merle, la boeuf, le porc et la poule face à l’homme. Ce qui me rend furieuse, c’est toujours cette image de l’homme, l’arme à la main pour montrer sa virilité et sa « puissance » …. gadget. Le loup est libre, il se nourrit avec ses crocs, sa seule arme et jamais l’homme ne le domestiquera, c’est ce que l’homme ne peut admettre; tuer ce loup est la seule façon pour lui de se prouver qu’il existe, comme dans tous ses actes de barbarie et d’exclusion. Ne touchons pas aux loups. Alawa


eau-delà!
19 septembre 2010 - 0 h 00 min

Dans le cas dont je parle, les troupeaux de moutons sont en liberté dans la montagne pendant tout l’été, avec un berger, et des chiens. Ou plutôt étaient, car depuis, il faut bien limiter leur liberté et les parquer pour assurer une forme de sécurité nocturne… Bien précaire.

Un troupeau de 1000 ou 2000 bêtes ne se peut surveiller comme un troupeau de 20 ou 30.
Et ce que les gens ignorent, (et moi aussi jusqu’alors), c’est que pour être indemnisés, les propriétaires des bêtes mortes doivent en retrouver les carcasses, parfois à des journées de marche en montagne. (Les loups les emportent jusqu’à leur propre zone de sécurité.) Pas question pour des revenus ridicules d’agriculteurs de se payer un tour en hélico à chaque nouvelle attaque. Ensuite, il faut que les gardes forestier constatent les faits.
Ceux qui disent que c’est un moyen d’arrondir les fins de mois sont à côté de la plaque.
Enfin, je parle d’éleveurs qui aiment leurs bêtes.
Ils n’ont rien contre le loup, mais ils sont entre le marteau et l’enclume.
Et de ça, il faut que chacun soit conscient.
Il est des cohabitations délicates dans la nature, situation complexe quand on aime TOUS les animaux, loups compris.

Mais mes témoignages ne sont en aucun cas en faveur des déclarations politiques du président, qui ne fait que des effets de manche, plus variables que l’aiguille du baromètre !



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