Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » Vers la conversion de 400 millions d’hectares de savane en terre agricole
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Vers la conversion de 400 millions d’hectares de savane en terre agricole

Sur les 600 millions d’hectares de savane guinéenne, allant du Sénégal jusqu’à l’Afrique du Sud, seuls 10 % sont actuellement cultivés. Or, à l’heure où la planète vient de franchir le milliard d’individus ne mangeant pas à sa faim, selon la FAO et la Banque Mondiale environ 400 millions d’hectares de cet espace conviendraient à une exploitation agricole.

Pourtant, les cycles de pluie abondants et imprévisibles, les sols pauvres enclins à l’acidité et aux toxines de cette région sont très éloignés de la définition que l’on peut se faire d’une terre agricole. Un point dont sont conscientes les autorités, mais qui doit pouvoir être dépassé en tirant ‘des leçons de la masse d’expériences accumulées par différents pays’. De même, pour les deux organismes internationaux, au regard des expériences thaïlandaises et brésiliennes, l’exploitation de cette vaste bande de savane, qui traverse 25 pays, doit être conduite par les petits exploitants agricoles pour éviter ce qui s’est produit au Brésil (exploitations énormes dirigées par de riches fermiers générant de nombreux conflits locaux et une accélération de la pauvreté/malnutrition). Michael Morris, éminent économiste agricole auprès de la Banque mondiale, à Madagascar, n’hésite d’ailleurs pas à ajouter à ce sujet que ‘La production mécanisée à grande échelle n’offre pas d’avantages évidents en ce qui concerne les coûts, sauf dans certaines circonstances spécifiques, et elle conduirait plutôt à des conflits sociaux’.

Une telle conversion à l’agriculture, sur une grande échelle, de la savane guinéenne ne serait pas sans entraîner un impact considérable sur l’environnement régional. A la lumière des expériences passées, la destruction des écosystèmes et l’utilisation excessive d’engrais et de pesticides sont les principaux maux à en attendre. Conscient de ce risque, Guy Evers, chef du Service Afrique au Centre d’investissement de la FAO, estime qu’en ‘cas d’intensification de l’agriculture, les gouvernements doivent prendre soin d’en surveiller les effets sur l’environnement et mettre en place des mesures pour réduire ou éviter les dégâts.’ Une petite phrase que l’on peut interpréter comme : nous initions le processus de conversion et vous vous débrouillez avec ses conséquences !

Alex Belvoit

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 22 juin 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
lamalice
23 juin 2009 - 0 h 00 min

Si j’ai bien compris il y a un accompagnement dans ce projet tout en émettant des craintes quant à des conséquences sur l’environnement. Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cet accompagnement en prenant tous les aspects en compte ? Mais pour celà il faudrait passer le relai à un autre type d’accompagnants : celui qui est respectueux de la nature et de l’environnement et qui détient les bonnes solutions.


Josemite
25 juin 2009 - 0 h 00 min

Les intellectuels de service n’ont toujours rien compris. Bien sûr il faut favoriser l’alimentation de la planète mais sans la détruire ce qui est bien plus difficile. Qand on connaît le degré de corruption en Afrique on peut douter d’une exploitation dans les règles de l’art. Ce n’est même pas le cas partout en Europe : voir pesticides et autres saloperies rejetées dans la nature.


patlee25
25 juin 2009 - 0 h 00 min

Des milliers d’hectares de savane pour nourrir l’humanité alors que les africains vont continuer à crever de faim !
Ce développement ne sera fait que pour nourrir les pays en voie de développement alors qu’il est urgent de limiter les naissances tant que l’homme n’aura pas pris conscience, ou viré tous ces dirigeants qui font fit de l’avenir de l’humanité sous prétexte à mondialiser pour mieux se remplir les poches…
On se fout vraiment de la gueule du monde.
Mais c’est surtout une aubaine pour l’industrie chimique, pesticides, engrais, OGM…


thylacine
28 juin 2009 - 0 h 00 min

Pour nourrir une humanité en croissance rapide (croissance numérique + augmentation du « niveau de vie »), pas d’autre solution que la fuite en avant. En voilà encore un exemple… Nous allons dans le mur, mais il est encore trop loin pour nous faire vraiment peur… On l’imagine plus qu’on ne le voit… Alors on regarde avec tristesse la beauté disparaître petit à petit, remplacée par la m… humaine…


pat68
4 juillet 2009 - 0 h 00 min

Evidemment, on ne pas choisir le type d’agriculture qui fonctionne en afrique , comme l’atteste de nombreux exemples , l’agriculture bio !!! la seule capable a « exploiter » ces terres pauvres .
c’set donc l’exemple catastrophique des paysans indiens que vont suivrent les africains …



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
39

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
Agriculture...
Chardonneret Elégant
     
Flux RSS