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Verdict du tir de l’ours Balou, une occasion ratée de progresser sur le fond

En septembre 2008, lors d’une battue au sanglier en Ariège, un chasseur tirait sur un des ours pyrénéens, lequel, blessé, prenait instantanément la fuite. Le chasseur ayant prévenu les autorités compétentes, l’identification de l’ours, via son collier GPS, permit d’établir qu’il s’agissait du mâle Balou et, en le pistant à distance, de se rendre compte que sa blessure ne serait pas invalidante. Entendu par la gendarmerie, le chasseur avait reconnu un ‘tir d’instinct’, se rendant compte trop tard qu’il tirait sur un ours …

Face à ce tir, les associations saisirent le tribunal correctionnel, lequel relaxait le chasseur en septembre 2009. Ne l’entendant pas ainsi, les associations firent appel de cette relaxe et viennent d’avoir gain de cause, la cour d’Appel de Toulouse considérant que ce ‘chasseur expérimenté a manqué de vigilance au cours de cette battue’ et que la simple blessure d’un animal sauvage constitue une mutilation au sens des dispositions du code de l’environnement.

Si comme le souligne Raymond Léost, le responsable juridique de la fédération France Nature Environnement, ‘Il est en effet impératif que tout chasseur identifie clairement l’espèce avant de procéder à un tir’…’, on peut s’interroger sur le bien-fondé juridique de ce dossier. En effet, si le tir d’instinct du chasseur apparaît évidemment impardonnable, le fait qu’il ait prévenu les autorités de son erreur est à mettre à son crédit. Même si cela n’excuse en rien sa faute, en se dénonçant et en reconnaissant son erreur, cette personne s’est comportée d’une façon rarissime au regard du nombre d’ours, loups et autres rapaces qui prennent du plomb, accidentellement ou non, sans que l’auteur du tir ne se dénonce. En conséquence, en faisant appel de la relaxe initiale du chasseur, les associations ont assurément raison sur la forme (tir d’instinct), mais probablement tout faux sur le fond, avec le fait d’inciter, dans des situations analogues, au silence de l’auteur d’un tir accidentel.

Autrement dit, il eut probablement été plus judicieux de se servir de cette affaire pour réclamer une nouvelle fois, pourquoi pas avec les chasseurs en négociant sur la base d’un non recours en justice dans l’affaire présente, l’interdiction des battues dans les zones les plus fréquentées par les ours. De même, la mise en place d’une demande systématique d’autorisation de battue, auprès du réseau de suivi des ours, lequel, via les colliers GPS, a connaissance du positionnement approximatif de la plupart des plantigrades, aurait assurément du sens pour la tranquillité des ours et la pacification du débat qu’ils causent dans les Pyrénées.

Pascal Farcy

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 20 octobre 2010 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
cuicui
21 octobre 2010 - 0 h 00 min

Il faut commencer par rendre hommage à ce chasseur qui s’est dénoncé avec courage.La faute est en fait collective et c’est l’ensemble des chasseurs présents et ceux qui ont autorise cette battue qui sont responsables et qui devraient prendre sa place.
Il faudrait céer des zones interdites à la chasse ( voire à toute présence humaine parfois) qui serviraient d’ailleurs de réserve, le gibier ne serait pas perdu et pourrait aller se faire tuer là ou les ours seraient interdits de séjour.Ne perdons pas de vue que les chasseurs jouent un role indispensable dans la régulation des sangliers et autres herbivores prolifiques.
Il est évident que la confrontation homme ours est une situation délicate et qu’il vaut mieux éviter.Les chasseurs devenant de plus en plus écolos et les écolos de moins en moins radicaux des solutions sont possibles.


sophie des noisettes
21 octobre 2010 - 0 h 00 min

Vous êtes les grands protecteurs de la nature en éliminant courageusement les sangliers que vous agraînez… et en tirant à bout portant sur une ours monstrueuse qui risquait de saccager toute la nature.
Ah,que serait-on sans vous?


lupus
22 octobre 2010 - 0 h 00 min

La chasse est un vrai fléau. Dans ma région les chasseurs ont introduit des sangliers qu’ils nourrissent régulièrement. Ces sangliers mal contrôlés, prolifèrent et saccagent tout. Les chasseurs bien sûr s’en battent les flancs, tant qu’ils peuvent faire des cartons. Sinistres imbéciles !


Willy Vogt
29 octobre 2010 - 0 h 00 min

Qu’y a-t-il à rajouter à la conclusion de Pascal Farcy ?
La raideur de certains groupes qui se disent écolos, ne permet pas ni de dialoguer, ni d’avancer vers des solutions humaines.
Willy Vogt


taiga
31 octobre 2010 - 0 h 00 min

Bien que la chasse, telle que pratiquée de nos jours, me fasse profondément horreur, je salue également le courage de ce chasseur qui s’est dénoncé et a alerté suite à son tir « d’instinct » blessant l’ours. Mais si nous arrêtions une fois pour toutes, d’appeler « gibier » les animaux peuplant les forêts. Ces animaux ont le droit à la vie et au respect comme tous les êtres vivants peuplant cette foutue planète. Quand j’ai le bonheur d’entrevoir un cerf ou un chevreuil dans la forêt, j’admire leur beauté et leur noblesse. Jamais il ne me vient l’idée d’imaginer un civet dans mon assiette. La survie dans les lambeaux de forêts qui leur restent, est déjà tellement difficile pour ces animaux, surtout en hiver, que l’humain devrait les laisser en paix, loin des clameurs et de la curée de ces abrutis de rabatteurs et de leurs coups de fusils. Chaque année, ça me raccourcit la vie et ça me rend malade d’entendre ces détonnations sans fin à l’orée des forêts, imaginant l’animal traqué et blessé, chaque année je croise des hordes désagréables de rabatteurs. C’est si beau la chasse ??? Je me demande si un jour je ne vais pas me porter partie civile.



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