Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.


Fermer
Univers Nature - Actualité, ennvironnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » Un anticoagulant toxique tue 22 rapaces
L'éco-photo de la semaine
magasin bio qui produit ses legumes


Newsletter
+ de 150 000 abonnés

La ruche qui dit oui !
Les 5 dernières ruches ouvertes !

Chiffre Clé
· 190 000 litres d’eau potable sont perdus toutes les 5 secondes en France ·
1 300, c’est le nombre de milliards de litres d’eau potable perdus dans des fuites en France. [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Selon la Nasa, notre civilisation pourrait ne ...
  2. Le principal prédateur du maïs s’adapte à sa ...
  3. Le GIEC ne fait plus recette
  4. Pollution de l’air intérieur, une ...
  5. Un point sur le Biogaz

Focus Sur
maison ecologique
Une maison écolo pas comme les autres

Archives depuis 1999





Le dossier du mois
Revêtements de sol écologique
Si parfois, l’offre de produits écologiques est limitée, ce n’est assurément pas le cas pour les revêtements de sol. Il y en a pour tous les goûts et les pièces, avec des touchés très différents et des matières aussi variées que les couleurs, pour au final, des combinaisons décoratives et fonctionnelles qui n’auront de limite que votre imagination. • Les sols durs et froids - [...] Lire la suite ...


Un anticoagulant toxique tue 22 rapaces

En un mois, 22 rapaces ont été retrouvés morts en Auvergne, victimes de la bromadiolone, une substance anticoagulante massivement utilisée pour protéger les cultures des campagnols terrestres. Sur les 22 cadavres découverts dans le Puy-de-Dôme, on recense 14 milans royaux et 8 buses variables, deux espèces protégées. Selon la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), tous ont été retrouvés sous des reposoirs, situés dans des secteurs traités avec de la bromadiolone. Epandue sur de vastes surfaces, celle-ci tue sans distinction les prédateurs naturels des campagnols (rapaces, hermines, renards), les oiseaux granivores, la faune chassable ainsi que les animaux domestiques. Dans les années 1980–1990, la bromadiolone a provoqué le déclin de 80 % de la population de milans royaux dans le Doubs.

Or, à l’heure où près de 400 individus se nourrissent dans des secteurs traités, l’espèce est en proie à une nouvelle hécatombe. Ainsi, au printemps dernier, la moitié des couples de milans royaux, ayant élu domicile dans les volcans d’Auvergne, avait déjà disparu. Initialement interdite en France à compter du 31 décembre 2010, la bromadiolone a, à nouveau, été autorisée par l’Europe et le ministère de l’agriculture. Une décision d’autant plus inadmissible que des alternatives efficaces à la lutte chimique existent, à l’instar du travail du sol, du piégeage et d’un paysage agricole diversifié (haies…). Dans l’attente des résultats toxicologiques, la LPO estime que le principe de précaution exige la suspension immédiate de tous les traitements à la bromadiolone dans les zones fréquentées par le milan royal.

Cécile Cassier
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
cuicui
3 décembre 2011 - 0 h 00 min

Les meilleurs prédateurs des campagnols sont les rapaces (buses milans crécerelles).Samuser à les empoisonner indirectement c’est commencer un cercle vicieux qui ne finira jamais.Moins de rapaces= + de campagnol= +de poisons=…….pesticides…maladies…… méme chez les agricuteurs….alors mettez des pièges comme cet agriculteur de SALERS que je salue.Chez moi il y a des ceécerelles et pas de campagnols.


rose
3 décembre 2011 - 0 h 00 min

« Épandue sur de vastes surfaces » : c’est le moins qu’on puisse dire. Si je prends l’exemple de ma campagne (mais c’est peut-être parce qu’il s’agit d’un « parc naturel » ?…), c’est tout au long des chemins et tout autour des champs (dans les champs ?) que des poisons sont épandus, pour tuer les rongeurs, sans discrimination (bien que pour chaque espèce soit commercialisé et employé un produit bien spécifique…). Et depuis plusieurs mois on peut voir un nombre étonnant d’animaux morts (souris, campagnols…) dès qu’on prend ces chemins. Une extermination concertée sur une telle échelle est rarissime, je suppose qu’il y a eu des consignes, des directives (en faveur de la biodiversité, assurément…).
C’est catastrophique pour ces animaux, ces rongeurs, mais les conséquences sur les autres espèces, sur toute la chaîne alimentaire, sont inimaginables, et cet article n’est pas fait pour nous rassurer.


quinami
3 décembre 2011 - 0 h 00 min

Quel bande de connards !!
Je n’aime pas les invectives, mais là, j’explose ! C’est d’autant plus imbécile que moins il y aura de prédateurs naturels, plus il y aura de rongeurs. Quand donc comprendront-ils ?


sophie des noisettes
3 décembre 2011 - 0 h 00 min

tristesse, colère, peine pour ces animaux utiles et magnifiques massacrés par la c——e humaine.
Peut-on porter plainte contre les épandeurs de ces poisons infects ?


eau-delà!
5 décembre 2011 - 0 h 00 min

Mais peut-on le reprocher aux « petits », gagant si difficilemnt leur pain, tandis que nos dirigeant bradent notre planète sans soucis ni du présent ni du futur ?

Je désapprouve totalement ce massacre, mais je crois qu’on pousse les paysans à des extrémités stupides.
Nous aussi, les années favorables aux campagnols, malgré chats, renards et autres prédateurs, perdons jusqu’à 60% de nos récoltes de tubercules, au potager. (P de terre, carottes, topinambours). Bien sûr, nous travaillons écologiquement dans nos luttes anti rongeurs parasites. Et c’est compliqué, peu rentable ces années là.

Si nous n’avions que ça pour vivre, ce serait très grave. Or les agriculteur vivent de leurs récoltes, pour se nourir comme pour gagner …très peu d’argent.

De plus, LES SUBVENTIONS SONT RESERVEES AUX GROSSES EXPLOITATIONS d’AGRICULTURE CONVENTIONNELLE. Les bio n’ont droit à rien de la France et de l’Europe.

J’étais ce début d’été à Laguiole, où la sècheresse sévissait durement pour les éleveurs de vaches laitières productrices du fromage AOC ou AOP, au cahier de charges très strict.
Et bien les aides du gouvernement étaient limitées aux très gros exploitants.
Les 2 fils de ma fermière retraitée ayant chacun 30 vaches, ils n’avaient droit à rien. Et pourtant, leur récolte en foin était d’1/4 de leur production habituelle.

Simple exemple, encore une fois, de la schizophrénie française en matière de gestion des ressources alimentaires et autres.

Et vous avez entendu comme moi aux onfos qu’on va faire PAYER une TAXE aux PAYSANS QUI RE-SEMERONT LEURS PROPRES GRAINES RECOLTEES PAR LEURS SOINS…………

À quand une taxe aux pins et sapins qui produisent leurs pignes, aux pissenlits qui répandent leurs semences avec le vent, etc. etc. ?

Payons décemment les agriculteurs, surtout ceux qui ne polluent pas, et ils se suicideront moins.

Mais tant que les méga pollueurs de la planète, qui ont la mainmise sur presque tout, ne pourront pas gagner encore plus en taxant l’eau l’air et la terre où nous posons nos pieds, la mer où l’on se baigne encore, ils ne lâcheront pas prise tandis que nos gouvernants se prosternent à leurs pieds.

Indignons nous, mais aussi et surtout contre un système vicieux.
Les produits qui ont tué les rapaces ne sont pas le fruit d’une erreur mais la résultante d’un mode de fonctionnement aberrant.



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
47

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS