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Réserves marines : gains ou pertes pour la pêche ?

En 2005, on recensait plus de 5000 aires marines protégées (AMP) dans le monde. Un programme de recherche coordonné par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) (1) a dressé un bilan biologique et économique de ces réserves. Quatre AMP ont été retenues pour l’étude (2), dont deux ouest-africaines comprenant une petite réserve de 7 km² créée en 2004 à Bamboung au Sénégal, et une autre de 6000 km² instaurée en 1976 dans le parc national du Banc d’Arguin, en Mauritanie.

Du point de vue biologique, les mesures d’interdiction ou de limitation n’entraînent pas de hausse significative des biomasses, c’est-à-dire de la quantité de poissons présents dans la réserve. En revanche, la diminution de la pression halieutique se traduit par une augmentation du nombre d’espèces présentes, avec notamment plus d’espèces de grande taille.

A l’extérieur du périmètre des AMP, la situation évolue différemment. La biomasse de poissons s’accroît sensiblement dans la zone ouverte aux pêcheurs. Dans le banc d’Arguin, la réserve améliore ainsi de 25 % les captures des pêches commerciales en bordure du périmètre interdit. Selon les chercheurs, ce gain compense en poids l’absence d’exploitation à l’intérieur de l’aire, avec une valeur marchande des captures accrue du fait de l’augmentation du nombre d’espèces plus recherchées. Plus la zone protégée est étendue, plus l’enrichissement est significatif.

La création de ces réserves reste toutefois délicate, d’autant plus que celles-ci nécessitent beaucoup d’espace pour être efficaces. Par ailleurs, dans le contexte ouest-africain, le développement actuel de l’écotourisme ne suffit pas à compenser les pertes liées aux limitations de pêche, ni à couvrir les frais de surveillance. Assurés dans un premier temps par des financements extérieurs, ces coûts sont supportés soit par la communauté locale, comme à Bamboung, soit par l’Etat, comme c’est le cas pour le Banc d’Arguin.

Cécile Cassier
1- Conduit de 2008 à 2011, le programme AMPHORE (« AMP et gestion halieutique par optimisation des ressources et des écosystèmes ») a réuni 9 laboratoires de recherche français et 4 équipes d’Afrique de l’ouest.

2- Françaises, les deux autres AMP étudiées sont les parcs nationaux de Port-Cros et des Bouches de Bonifacio.
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