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Pesticides dans l’eau : la situation continue de se dégrader

En 2004, l’Institut français de l’environnement (IFEN) publiait une étude démontrant la présence de pesticides dans les trois quarts des points de mesure des milieux aquatiques analysés au cours de l’année 2002 (5 143 points de mesures au total). Deux ans après, la même étude, étendue à plus de 10 000 stations analysées courant 2004, montre que les pesticides sont présents dans 96 % des points de mesure des eaux superficielles et dans 61 % de ceux concernant les eaux souterraines.

Au-delà de l’inflation des points touchés, les niveaux de contamination sont souvent significatifs. Ainsi, en eaux de surface, 49 % des points de mesure ont une qualité moyenne à mauvaise tandis qu’en eaux souterraines 27 % des points nécessiterait un traitement spécifique d’élimination des pesticides, s’ils étaient utilisés pour la production d’eau potable. Le nombre de substances suit la même évolution, avec pour les eaux superficielles 229 substances différentes trouvées au moins une fois en 2004, contre 201 en 2002, et en eaux souterraines 166 substances différentes en 2004, contre 123 en 2002.

Si la contamination concerne l’ensemble du territoire français (métropole et DOM), les zones agricoles et urbaines sont les plus touchées.

A l’image des modélisations présentées récemment par l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui montrent la lenteur des transferts des produits chimiques vers un aquifère et des temps de dégradation qui se comptent en plusieurs dizaines d’années voire plus d’un siècle après leur emploi, la situation ne devrait pas s’arranger dans les prochaines années. Le récent plan de réduction des pesticides, qui brille par son manque d’ambition, n’y changera probablement rien non plus, et le bon état écologique des eaux que la France doit atteindre en 2015, selon ses engagements européens, s’éloigne encore un peu plus…

Les résultats obtenus au Danemark, une baisse de près de 50 % (en une quinzaine d’années) des quantités utilisées mais surtout du nombre de traitements moyens par hectare, montrent qu’il est possible de réduire sensiblement la consommation de pesticides à condition de mener une politique volontariste. Or aujourd’hui, à la veille d’élections majeures, force est de constater que l’écologie et plus précisément la gestion de l’eau, ne mobilisent pas les partis politiques français. Sur cette thématique, seul CAP 21, le parti écologiste fondé par l’ancienne ministre de l’environnement, Corinne LEPAGE, se prononce pour la mise en place d’une politique de soutien à l’agriculture biologique et aux systèmes de production intégrée pour supprimer ou réduire l’utilisation des pesticides de synthèse, avec en complément ‘l’instauration d’une taxe suffisamment dissuasive sur les pesticides calquée sur l’expérience danoise’.

Télécharger le rapport de l’IFEN (format PDF – 2,7 Mo)

Alex Belvoit

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 18 août 2006 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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