Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » OGM/abeilles : l’impossible cohabitation imposée
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






OGM/abeilles : l’impossible cohabitation imposée

En matière d’OGM et d’abeilles, l’Etat ne craint pas le ridicule et impose une cohabitation paradoxalement rendue impossible par le manque de transparence dont il entoure les cultures d’OGM. Pour bien comprendre la problématique des apiculteurs, un petit retour en arrière s’impose :

- été 2006 : une expérimentation menée sous contrôle d’huissier, dans le Lot-et-Garonne, démontre la contamination par du pollen contenant de l’ADN transgénique sur des ruches situées à 400 m et 1 200 m ;

- avril 2007 : s’appuyant sur l’expérimentation citée ci-dessus, un apiculteur demande à la justice d’interdire à un agriculteur de semer du maïs OGM, considérant que le pollen récolté par ses abeilles sera pollué et, à ce titre, dévalué.

- mai 2007 : le juge déboute l’apiculteur et les autres plaignants et les condamne à verser 5 000 € à la partie adverse, au titre des frais occasionnés par le procès.

Le juge, pour arrêter sa décision, s’appuie sur le fait que les analyses n’ont pas pu déterminer de teneur d’ADN transgénique quantifiable dans la ruche la plus éloignée de l’expérimentation (1 500 m). Partant de ce constat, il estime que ‘…l’éloignement des ruches par rapport aux parcelles transgéniques est un facteur de protection et que leur implantation en période de pollinisation à proximité de ces parcelles accroît les risques de contamination.’ Pour cette raison, il considère que ‘… le trouble invoqué dépend dans une large mesure de l’attitude de l’apiculteur qui, informé des résultats de cette expérimentation, devrait s’abstenir de placer ses ruches dans les zones et pendant la période à risques’.

Autrement dit, pour le juge, ‘…le dommage lié à une contamination des ruches dépend de l’attitude de l’apiculteur’.


OGM / abeilles : il va falloir choisir !!

Si la démonstration peut sembler imparable, du moins sur la forme, la décision arrêtée oblige de fait les apiculteurs, qui exercent dans des régions où des OGM sont cultivés, à placer leurs ruches à une distance minimale de 1 500 m de ces cultures. Or, comment faire sachant que le gouvernement se refuse à communiquer les emplacements exacts des cultures d’OGM…

En outre, les cultures d’OGM n’étant pas concentrées en un point donné du territoire, leur dissémination place la filière apicole devant un cornélien problème d’aménagement du territoire. En effet, sachant que près de 30 000 hectares de maïs transgénique devraient être cultivés en France cette année, il convient de tracer un périmètre fictif de 1 500 m autour de chacune des parcelles d’OGM, pour délimiter les zones où les ruches n’ont pas droit de cité.

Pour prendre l’exemple du Lot-et-Garonne, siège du conflit relevé ci-dessus, où placer les 13 000 ruches répertoriées sur l’ensemble du département ? Peut-être conviendrait-il de soumettre le problème à la ministre de l’agriculture, Christine Lagarde… dont dépendent les activités agricole et apicole.

Pascal Farcy

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 12 juin 2007 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
171

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
Agriculture...
Chardonneret Elégant
     
Flux RSS