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Les menus scolaires riches en espèces de poissons menacées

Durant l’été 2010, l’association Bloom (1) a réalisé une enquête (2) sur l’approvisionnement en poissons de la restauration scolaire, au sein d’écoles maternelles et élémentaires publiques des trente plus grandes communes françaises et des vingt arrondissements parisiens. Il en ressort que 90 % des communes françaises interrogées servent du poisson des profondeurs dans les cantines scolaires, notamment des espèces menacées d’extinction. Les principales espèces profondes figurant régulièrement dans les menus scolaires sont le hoki (Macruronus novaezelandiae et Macruronus magellanicus), la dorade sébaste (Sebastes marinus et Sebastes mentella), le grenadier de roche (Coryphaenoides rupestris) et la lingue bleue (Molva dypterygia).

Par ailleurs, près de 50 % des communes servent de la « saumonette », terme trompeur englobant diverses espèces de requins dont certaines sont menacées d’extinction. L’aiguillat commun (Squalus acanthias) et le squale chagrin commun (Centrophorus granulosus) comptent ainsi comme des espèces de requins critiquement menacées d’extinction.  

Ce constat s’avère préoccupant dans la mesure où la restauration scolaire représente un vaste marché. Se partageant à eux seuls 40 % du marché scolaire, les trois grands de la restauration collective que sont Elior, Sodexo et Sogeres achètent autant de poisson que douze hypermarchés français.

Bien que six millions d’écoliers français mangent quotidiennement à la cantine, les parents d’élèves n’ont pas accès à une information détaillée sur la provenance et le choix des produits de la mer servis à leurs enfants. Pour Bloom, la responsabilité revient aux fournisseurs et aux collectivités et sociétés de restauration collective de fixer des exigences claires quant au choix des espèces consommées. D’une manière générale, l’association a souligné l’importance d’une analyse systématique des espèces achetées en fonction de leur statut de conservation, de l’état des stocks, des modes de pêche utilisés pour les capturer, de leur bilan carbone ou de l’impact écosystémique des pêcheries.

Cécile Cassier
1- BLOOM est une association de loi 1901 à but non lucratif, exclusivement vouée à la protection des océans et des espèces qui les peuplent. Pour en savoir plus, se reporter à la tribune « Pêche profonde : Massacre de l’environnement et des finances publiques » dans le n°34 (novembre / décembre 2010) du magazine Echo Nature.  

2- L’enquête s’est basée sur des questionnaires et des entretiens téléphoniques tenus avec les mairies et les sociétés de restauration collective. Sur les cinquante questionnaires envoyés, vingt ont été remplis, correspondant à 2,5 % des écoles et 5,92 % des demi-pensionnaires de maternelle et primaire de France.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 11 mai 2011 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
thylacine
12 mai 2011 - 0 h 00 min

Il faut cesser de manger des animaux SAUVAGES!!! L’humanité est trop nombreuse, la faune sauvage est trop réduite et ne peux pas le supporter. Les organismes publics doivent donner l’exemple! Tout ça me semble simple à comprendre…


loiclang
12 mai 2011 - 0 h 00 min

Thylacine, le problème n’est pas de manger du poisson sauvage mais de pêcher plus que ne peuvent supporter les populations sauvages, ce qui est malheureusement le cas de beaucoup d’espèces actuellement.
Le poisson d’élevage ne résout pas tous les problèmes, loin s’en faut : combien de tonnes de poissons sauvages faut-il pour produire une tonne de poisson d’élevage ? Quel impact en terme de pollution de l’eau ?


marseille42
12 mai 2011 - 0 h 00 min

Les trois sociétés qui se partagent les marchés des cantines scolaires ne sont pas connues pour être des défenseurs de l’environnement ni des chantres de la biodiversité mais pour dégager d’énormes bénéfices. Avec les campagnes menées ci et là, des parents ont obtenu que les cantines des écoles de leurs enfants bénéficient d’aliments bio. Pourquoi ne pas lancer une vaste opération via des associations très connues pour exiger connaître la provenance et l’espèce des produits piscicoles? Pourquoi ne pas exiger des poissons locaux pour les régions côtières au lieu de ceux provenant du chalutage destructeur des fonds et des espèces en affamant les pêcheurs artisanaux locaux? Mais il faut une prise de conscience de chacun ce qui suppose beaucoup de pédagogie (et de patience)de la part de ceux qui savent.


thylacine
13 mai 2011 - 0 h 00 min

Tu as raison loiclang, manger du poisson d’élevage ne ferait que ralentir le processus d’extermination. Et pour élever du poisson (ou n’importe quoi!) il faut de l’espace et des ressources, qu’on enlève aux espèces « sauvages ». Retour à la case départ. Le vrai (et donc seul!) problème, évidemment, est la taille de la population humaine. Les ressources nécessaire à cette biomasse monstrueuse, et sans cesse croissante sont DE TOUTE FAçON plus que ne peuvent « supporter » les espèces sauvages… Une telle croissance effrénée ne peut aboutir qu’à l’accaparation de la totalité des ressources planétaires par l’Homme, ses espèces domestiques, ses commensaux et parasites, et à l’élimination de tout le reste…
Mais ralentir le processus c’est déjà donner un peu de temps à l’humanité pour changer. On peut rêver! J’aime bien rêver…



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