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Les accotements routiers vont être fleuris pour les abeilles

Dans un contexte d’affaiblissement et de surmortalité des pollinisateurs et, plus particulièrement, des abeilles, une expérience va être menée sur le fleurissement des bas-côtés routiers. Ainsi, à compter de ce printemps, plus de 250 kilomètres d’abords routiers vont être ensemencés avec des espèces végétales mellifères afin d’augmenter tant la ressource que la qualité du bol alimentaire des insectes pollinisateurs.

Menée par les services de l’Etat, en concertation avec le réseau ‘Biodiversité pour les abeilles’, initiateur des jachères apicoles, l’expérience s’étalera sur trois ans durant lesquels l’intensité du butinage, la composition des pollens et du miel seront suivis pour déterminer l’intérêt de la démarche et les éventuels ajustements à apporter.

A terme, l’objectif annoncé, par les secrétariats d’Etat aux transports et à l’écologie, est d’étendre ces accotements routiers ‘apicoles’ à l’ensemble du réseau routier national non concédé, soit environ 12 000 km. En outre, la mise à disposition des connaissances acquises, lors de cette expérimentation, aux autres gestionnaires de réseaux routiers (sociétés autoroutières, collectivités territoriales), pourrait permettre d’étendre ce futur réseau bien au-delà des routes nationales.

Si comme le souligne la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, ‘Plus de 35% de nos ressources alimentaires proviennent aujourd’hui des insectes pollinisateurs comme les abeilles. Les protéger c’est aussi assurer notre survie’, la pollution des abords routiers en particules, métaux lourds, pesticides et autres composés d’hydrocarbures n’est plus à démontrer et pourrait ne pas être à leur ‘goût’, voire aggraver leur situation. De plus, si l’on ne peut que se réjouir que l’on cherche à améliorer le sort des abeilles, une telle opération ne résout en rien les maux (1) dont elles souffrent et notamment la sur-utilisation de pesticides et certaines pratiques apicoles (traitements, déplacements réguliers des ruches, artificialisation de la reproduction, etc.).

Pascal Farcy
1- Voir à ce sujet le dossier ‘Abeilles : l’ultime alerte !’, dans le numéro de 28 du magazine Echo Nature, qui fait le point des connaissances en la matière.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 30 janvier 2010 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
lea
30 janvier 2010 - 0 h 00 min

Un ami a coutume de dire « Au printemps, les plus beaux jardins sont les bords des routes ». C’est vrai, les pluies de printemps ont fait verdir le paysage, les graines sont dans la terre, prêtes à germer, et, si personne ne passe avec la machine à massacrer hérissons , grenouilles et fleurs, je parle des broyeurs d’accotements, ces lieux sont naturellement fleuri, ceci d’autant plus facilement que les plantes présentes sont forcément adaptées à la région, à l’exposition, à la nature du terrain et au régime de pluies.
Depuis le début ce projet me contrarie: d’abord, comme je viens de le dire, les fleurs y sont déjà, ensuite, il est toujours recommandé de ne surtout pas cueillir les salades sauvages au bord des routes pour les raisons expliquées dans l’article, la pollution y est concentrée. Ensuite des plantations très attractives pour les butineurs en bord de route risque de provoquer des hécatombes quand elle décideront de passer d’un bord de route à l’autre, elles feront comme dans les jardins, à basse altitude, et se feront de fâcheuses rencontres avec les véhicules.
Le pire de tout est cette récupération par un gros de l’industrie chimique, voici un copié/coller de ce que j’ai relevé dans la presse agricole, il ne s’agit pas de bords de route mais de bords de champs, ça peut être les deux: quand un fabriquant de produits qui tuent, Syngenta, qui protège ses champs transgéniques au Brésil avec des hommes armés qui gardent les champs d’OGM et n’hésitent pas à tuer donnent des conseils pour protéger la biodiversité, je ne suis pas rassurée du tout: extrait d’agrapresse 3236
Syngenta lance une opération « pollinisateurs »
La firme d’agrofourniture Syngenta va lancer une opération « pollinisateur » qui consistera à augmenter la biodiversité sur les exploitations agricoles. L’objectif est de prouver que l’agriculture productive peut avoir une influence positive sur la biodiversité par un aménagement des bords de parcelles. E n 2010, Syngenta va lancer une opération « pollinisateurs » en France qui vise à trouver des moyens d’accroître la présence des insectes pollinisateurs sur les exploitations agricoles. Cette expérience sera menée dans un premier temps chez 10 producteurs de melons (dans le Centre-Ouest et le Sud-Est). Pour la production de melon, la présence de pollinisateurs sauvages améliore les rendements mais également la qualité. Syngenta va chercher à optimiser des mélanges de fleurs en bord de champs qui favorise la présence de ces pollinisateurs. Le groupe y participera à hauteur d’un milliard d’euros sur cinq ans. « Nous pensons que l’agriculture productive et compétitive peut rimer avec une agriculture productrice de biodiversité », assure Xavier Charon, directeur du développement, filières et environnement de Syngenta. Rémunérer ces actions Pour le groupe suisse d’agrofournitures, la création de biodiversité sur une exploitation agricole passe principalement par des aménagements autour des parcelles (haies, bandes enherbées…) plutôt qu’une remise en question de ce qui se passe à l’intérieur des parcelles. Avec une gestion intelligente des haies (espèces, implantation…) et une bonne complémentarité entre légumineuses et graminées dans les bandes enherbées, il est possible d’avoir une action très positive sur la faune et la flore sauvage des exploitations agricoles. Pour avancer ces résultats, Syngenta se base sur les expériences menées depuis 8 ans sur son réseau Agéris de 12 fermes pilotes. Par contre, « nous avons la conviction que ce type d’aménagement doit être rémunéré, que ce soit par la valorisation com- merciale du produit ou par des aides spécifiques qui pourraient être mises en place dans le cadre de la Pac d’après 2013 », prévient Laurent Péron, directeur de la communication du groupe. (AG)


thumjj
30 janvier 2010 - 0 h 00 min

« Traversée d’abeilles ».
Ils seront plantés tous les 200 mètres, avec un tracé au sol, en nid d’abeilles, de couleur jaune. D’autre part, un agent posté à chaque passage abeillon sera chargé de la circulation.
Ainsi sont créés 60 000 emplois (oui, pour 12000 Km, tous les 200m).
Montant d’une amende pour non-respect de l’abeillon : une dégelée royale…


lupus
30 janvier 2010 - 0 h 00 min

Chouette, le bord des routes aux abeilles et bourdons et le reste aux gros pollueurs. Tout le monde sera content !
Si l’on veut réellement protéger les pollinisateurs il faut commencer par interdire les pesticides !


pavupapri
31 janvier 2010 - 0 h 00 min

trés bonnes réflexions me précédant, celle de léa montre bien l’ambigüité d’un système qui cherche à se sauver par quelques mesurettes qui font jolies pour la com. cela vaut pour Syngenta et pour le gouvernement qui vient d’autoriser le Cruiser largement contesté par l’ensemble des apiculteurs.250 kms ça fait 2,5 km par département sur 1 mètre de large , ça vous fait 2500 m2, soit un quart d’hectare, vous mesurez le ridicule de la mesure ! et qu’en est il comme le pointe avec humour thumjj de la mortalité des abeilles en traversant les routes ? je suis ok avec lupus il faut commencer par interdire les désherbants en bord de route.


quinami
31 janvier 2010 - 0 h 00 min

Autre danger pour les insectes et la flore, les champs de panneaux solaires qui commencent à être installés sur des dizaines, voire des centaines d’hectares de friches et de terrains dits vagues, anciennes carrières, ou tout simplement herbages. Ou comment les mesures qui se veulent écologiques peuvent ne pas être écologiques du tout… On a déjà vu ça avec les soit-disant-bio-carburants à base de céréales !


dieselstop
31 janvier 2010 - 0 h 00 min

Extraordinaire, qui aura l’idée la plus farfelue ? Les abeilles (et autres insectes)sont sauvées,en effet grâce au DIESEL qui comme chacun sait ne pollue pas…!!!
Bientôt en vente dans toutes les bonnes stations services: MIEL HDI FAP .


cielnature
31 janvier 2010 - 0 h 00 min

Des milliers d’abeilles le long des routes, il va falloir en acheter du lave-glace détacheur d’insectes écrasés!!!


quinami
1 février 2010 - 0 h 00 min

Toutes les routes ne sont pas soumises à un trafic intense. Je vois que les réactions sont plutôt négatives à propos des accotements fleuris le long des routes. Pourtant, c’est une idée qui, sans être parfaite, est quand même mieux que rien, et montre une prise de conscience des pouvoirs publics. La plupart de nos routes sont même assez calmes. Sur les accotements, il y a vraiment matière à faire quelque chose. D’ailleurs, la nature s’y réfugie déjà. C’est souvent là qu’on aperçoit les faucons crécerelles en train de guetter leurs proies. Ne disons pas « non » à tout !


Josemite
3 février 2010 - 0 h 00 min

Il suffit de semer en bordures de route peu fréquentée, et il y en a des kilomètres.


thylacine
7 février 2010 - 0 h 00 min

Il n’y a pas besoin de « semer » des plantes. Depuis des millions d’années, elles poussent toutes seules! Laissons-les vivre, tout simplement… Ceux qui proposent de semer les bords de route sont souvent les mêmes qui tondent les pelouses comme des malades…



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