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Le renard dans la ligne de mire des chasseurs

L’ASPAS (Association de protection des Animaux Sauvages) et le RAC (Rassemblement Anti Chasse) ont lancé une campagne de mobilisation afin d’empêcher la signature d’une convention entre la mairie de Champs-sur-Marne et l’Association des Chasseurs Piégeurs agréée de Seine et Marne. Cet accord autoriserait l’ouverture d’une chasse intensive des populations de renards de la région, accusées de véhiculer de nombreuses maladies infectieuses.

La commune se dit tout particulièrement préoccupée par une potentielle propagation de l’échinococcose alvéolaire. Cette maladie parasitaire, due au développement d’un vers dans l’intestin grêle de certains carnivores, présenterait des risques de transmission à l’homme par contact direct ou indirect. En effet, le parasite une fois implanté, pond des œufs qui seront éliminés par la suite par l’hôte sous forme d’excréments. En se dispersant, ces œufs peuvent se coller sur le pelage de l’animal ou encore contaminer les fruits et végétaux tombés au sol.

Pourtant, dans la majorité des cas observés, le système immunitaire de l’homme réagit efficacement contre la maladie et prévient l’apparition des symptômes. Ainsi, d’après l’ASPAS, seule une vingtaine de cas seraient détectés chaque année. Pour l’association, l’argument de protection de la santé publique ne serait qu’un prétexte. L’intention réelle de la commission départementale, qui accueille en son sein une majorité de chasseurs, serait de préserver les innombrables élevages de petit gibier de la région. Prédateur naturel, le renard représente une menace évidente pour les faisans, perdrix et lapins destinés à alimenter les « lâchers » de la chasse locale. On dénombre plus de 600 installations de ce type dans le département.

Dans une lettre adressée à la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de Seine et Marne, l’écologue Paul Johan de Graauw insiste sur le fait que les carnivores domestiques tels que le chien, et plus rarement le chat, peuvent également être vecteurs de la maladie. La cohérence voudrait donc que nos fidèles compagnons ayant été en promiscuité avec des animaux contaminés soient de même abattus.

Faisant référence aux épidémies passées de rage, le spécialiste explique qu’une politique d’extermination se soldera par la fuite des agents porteurs et entraînera la diffusion du mal. Aussi privilégie-t-il l’alternative envisagée alors, à savoir la mise en place d’opérations massives de vaccinations.

Si ce décret venait à être officialisé, on assisterait à une recrudescence de la technique de la ‘chasse sous terre’. Suivant un rituel barbare, les proies sont traquées dans leur terrier, acculées vers la sortie et finalement extirpées à l’aide de pinces métalliques. Commence alors la mise à mort. Véritable art de la cruauté, on peut en toute bonne foi s’interroger sur les motivations ‘humanitaires’ invoquées pour légitimer cette extermination.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 02 avril 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
patou
2 avril 2008 - 0 h 00 min

Ces chasseurs qui sont souvent des agriculteurs , ont oubliés d’être écolo et manque souvent d’humanité.Ils ne faut pas essayer de les faire réfléchir non plus .Comme la FNSEA, ils ont des intérets bien à eux et souvent d’un autre temps .Ils vont de toutes façon rater le topurnant de l’histoire environnementale ..Les élevages de perdrix et autres pauvres oiseaux sont comme nos poulets de batteries élevés avec de la nourriture merdique et leur chair est très mauvaise…S’ils veulent s’empoisonner…


LILY
2 avril 2008 - 0 h 00 min

il y en a ras le bol de cette cruauté humaine !
Quand est-ce que les hommes arrêteront de passer leur sadisme sur les êtres faibles ?
Bravo encore une fois pour vos actions .


valdam
2 avril 2008 - 0 h 00 min

Il est inutile d’employer un langage outrancier pour déjuger le comportement des chasseurs et de l’ONC (Office National de la Chasse). Le renard fait partie intégrante de la nature, c’est un bel animal et il n’est pas dangereux hors les périodes d’épidémies que l’on a connu dans les années 70. J’habite dans le Jura et j’en veux pour preuve les invasions de mulots qui ont suivies les campagnes d’exterminations après l’épidémie de rage sylvatique. Pour se débarasser des mulots on a enfoui des pièges empoisonnés dans des sillons de labour. C’est les sangliers qui ont manger les appats et qui ont trépassés.
A chacun de conclure.
Je vous adresse mes salutations.


papedede
2 avril 2008 - 0 h 00 min

Forcément quand on n’est pas chasseur, pas agriculteur, pas éleveur et pas vraiment amoureux de la nature dans sa globalité on ne peut pas comprendre cette mobilisation contre les renards.Il est à noter tout de même que la chasse et le piégeage de ces animaux ne dure que très peu de mois et que la période très courte de piégeage ne permet pas de mettre en danger la survie de l’espèce. Tout au plus quelques poulaillers sont épargnés du saccage et quelques nichées de faisans et perdrix sauvages arriveront à l’âge adulte.
Je vous recommande de vous rendre dans un poulailler qui à reçu la visite d’un renard et vous verrez avec quelle sauvagerie cet animal tue tout ce qu’il peut pour n’emporter seulement qu’une toute petite partie des animaux qu’il a tués. C’est un très très vilain spectacle!!!!.


jaseur
3 avril 2008 - 0 h 00 min

éradiquer reste le moyen le plus efficace pour tous les extrémistes de tout poil . s’il fallait supprimer toutes les espéces susceptibles de nous contaminer,la liste serait longue . éliminer les chomeurs, les arabes, les blacks, les porteurs du virus du sida… on à vu une belle banderole derniérement dans un stade !les mêmes qui veulent éradiquer le renard au titre de l’echinococcose alvéolaire et de la survie des gallinacées d’élevage .
sans faire de polémique , il faudrait que ces goupils killers se documentent : certains rapports disponibles sur le net prouvent que l’extermination de goupil est le meilleur moyen de faire migrer les populations vulpines et de faire progresser les zoonoses car la densité de renard sur un territoire dépend des ressources alimentaires et de la concurrence intra spécifique . Aussi tuer un renard correspond à donner plus de ressources aux autres renards ou à provoquer une augmentation des naissances de renardeaux l’année suivante .

s’il ne faut pas nier l’existence de l’echninococcose, on peut rechercher des moyens de prévention , des moyens de lutte contre le vers d’echinocoques , d’éventuels vaccins…

à moins que la solution soit de resortir la bonne vielle recette de la sélection par le flingue …

Patrick accompagnateur en montagne tout simplement …


bernie
3 avril 2008 - 0 h 00 min

Valdam, moi aussi je suis jurassienne, les mulots (campagnols)sont le principal repas des renards, et c’est vrai qu’on a été submergés après le massacre des renards (la Suisse elle, répandait des appats contenant un vaccin contre la rage, ce qui était nettement plus réfléchi et intelligent) les appats empoisonnés contre les mulots n’ont pas seulement tués les sangliers, mais les chats, les rapaces, les hérons bref tous ceux qui s’en nourrissent?. c’est tout simplement inadmissible!je suis en tout point d’accord avec toi. Lily, je crois que l’etre humain n’est qu’un virus qu’a attrapé la terre. que penser de ses petasses qui se pavannent dans leur manteau de fourrure quand on sait de quelles souffrances attroces elles sont issues!
Papedede, c’est vrai le renard tue toute les poules du poulailler, c’est comme si tu crevais de faim et que tu te trouves soudain dans une patisserie, est ce que tu ne gouterais pas a tous les gateaux ? et normalement , un poulailler c’est fermé la nuit.


bernie
3 avril 2008 - 0 h 00 min

et oui Jaseur, il est vrai que le massacre des renards laissent la place libre aux autres, et provoque des migrations de populations ce qui a pour effet de répandre encore plus les maladies. c’est ce qui s’est passé avec la rage en France au début des années 80. d’ou l’idée des appats avec vaccin des Suisse qui a été nettement plus efficace.


nature libre
5 avril 2008 - 0 h 00 min

Oui, le traitement existe déjà. Bien sûr, il est dit que ce serait trop cher de traiter les renards. La maladie, qui touche un renard sur 5, existait déjà du temps de la rage. Celle-ci disparue, il a fallu au grand nuisible cynégétique un nouveau nouveau prétexte de persécution. En vérité les chassassins nuisent à la santé publique, en dispersant effectivement la maladie, plutôt que de ranger les armes contre le dernier prédateur de taille moyenne. Et intoxiquent et désinforment, comme à leur habitude, pour se faire passer pour des missionnaires d’utilité publique

Au fait, les renards n’entrent que dans les poulaillers mal fermés. Mais c’est quand même plus rigolo de s’exciter contre un bouc émissaire que de clore efficacement son poulailler !
Signons la pétition contre le déterrage des renards et blaireaux diabolisés par ceux qui en fait de nature n’aiment que le gibier :
http://www.abolition-deterrage.com/


Jérôme
5 avril 2008 - 0 h 00 min

Quand toute trace de vie équilibrée et sauvage sera détruite, les chasseurs pourront s’occuper à ramasser tout les déchets qu’ils laissent lors de leur massacre qui causent un dégâts irréversible pour l’homme… Mais cela j’en doute.


bernie
6 avril 2008 - 0 h 00 min

Merci « nature libre » pour l’adresse de la pétition!
j’ai encore un mot a ajouter, concernant les chasseurs qui élevent des faisans de basse-coures, lachés la veille de l’ouverture de la chasse pour pouvoir faire un carton: ces faisans aussi sauvages que des poules, sont souvent le repas des renards, hors on sait très bien que plus la nourriture est abondante plus les renards se multiplient… les chasseurs contribuent donc directement au developpement du renard…bien sur, on comprends tout, ca fait des cibles supplementaires.
si la chasse n’existait pas, y aurait il plus d’assassins? malheureusement, je crois que oui.


marseille42
6 avril 2008 - 0 h 00 min

« Contamination par contact direct », écrivez-vous. Dans quel conte de fées, les chasseurs et les élus du départment concerné ont-ils pu observer un renard sauvage se faire caresser par un promeneur, adulte ou enfants? Unrenard qui entend des humains approcher enregistre le danger et se terre. La maladie étant transmise par les fèces, quelqu’un s’amuse-t-il à les tripoter, à les suçoter? Bref, la chasse ouverte aux renards est une manière facile de satisfaire les fantasmes des Nemrod impuissants dont la virilité se trouve au bout du fusil.
Quant à l’autre fable du renard pillard de poulaillers, soit, effectivement, ceux-ci étaient mal fermés, soit les dégats sont dus aux belettes qui tuent les poules beaucoup plus fréquemment que les renards. Mais peu en parlent.


jlv
6 avril 2008 - 0 h 00 min

Comme dans tous les domaines, il y a d’un côté des êtres humains sensibles, intéressants et capables de réflexion et de l’autre des imbéciles. Malheureusement, dans le domaine de la chasse, les seconds sont majoritaires. Alors pour exercer leurs instincts primaires et barbares, tous les mensonges sont prétexte et bien sur, aucun argument scientifique ne peut leur être ne serait ce que proposé. Souhaitons que les élus soient dans la première partie de la description.


bernie
7 avril 2008 - 0 h 00 min

Souhaitons que les élus soient dans la première partie de la description.

ce dont je doute fort!


nature libre
8 avril 2008 - 0 h 00 min

Au fait, pour répondre au commentaire menteur de papadede : le renard est à cause des cynégécrates classé nuisible à peu près partout, autant dire que c’est à longueur d’année qu’il lui faut éviter les balles assassines, les pièges de l’idiot du village et le déterrage par des sadiques.

Foin des perdrix et des faisans génétiquement modifiés des fusillots, nous voulons une nature libre avec des animaux sauvages !

http://www.ecologie-radicale.org/


macaron
9 avril 2008 - 0 h 00 min

Malheureusement, dans ce cas comme pour les oiseaux migrateurs, beaucoup de nos  » chers élus  » sont eux-même chasseurs et se réjouissent de ce genre de décision. Fiers aussi de se faire photographier devant le tableau de la journée!!!!
J’habite en Centre Bretagne et je suis fière d’avoir un renard qui traverse mon terrain à 5m de la maison
n’en déplaise à mes voisins.


claude le jardinier
9 avril 2008 - 0 h 00 min

ras le bol de ces agriculteurs et autres personnes qui ne pensent qu’à éradiquer tout ce qui gènent leur petit confort et leur permis de tuer à la chasse leurs animaux à plumes qui viennent délevage et qui sont soi-disant dévorer par les prédateurs comme ils disent « le renard,le blaireau et d’autres.Mais les prédateurs ce sont ces gros pollueurs d’agriculteurs sauf ceux de José Bové « la Confédération paysanne » enfin ,j’espère.Un renard est aussi docile qu’un chien,il a peur de l’homme et pour cause!……ras le bol de ces assassins qui ne pensent qu’è tuer pour le plaisir de tuer,qu’ils apprennent à observer la nature au lieu de la détruire.


thierry08
11 avril 2008 - 0 h 00 min

L article pose aussi le problème des animaux classés nuisibles. Dans la nature chaque animal a un intérêt aucun n est utile ni nuisible. Ce concept a été inventé par les chasseurs afin d assouvir leur coupable passion en toute légalité : ils appellent cela d un terme pompeux « la régularisation »

Le renard est le principal prédateur des campagnols dont on connait les ravages dans les cultures et occasionnellement des rats musqués et ragondins. Lui « régule » ces espèces d une manière écologique, c est dans sa nature.

Vouloir éradiquer le renard revient donc à favoriser la prolifération des campagnols, quelle logique cette « régularisation ».

Les corvidés, pies, corneilles, corbeaux freux dont la base du régime alimentaire est constitué de limaces,escargots, de grosses larves (hannetons…) et gros insectes dont on connait les ravages dans les jardins et cultures sont aussi classés « nuisibles » pour assouvir le désir de tuer des chasseurs.

Il est temps d abolir cette notion d animaux nuisibles pour le plus grand bien de notre petite faune sauvage et la qualité de notre environnement.


bernie
12 avril 2008 - 0 h 00 min

d’autant plus que le plus grand nuisible c’est l’humain.
Eradiquons nous!

non mais sans rire, j’ai nourri un renard blessé pendant un automne, (ensuite il a disparu… je n’ose meme pas imaginer comment, dans le meilleur des cas, il a réussi a s’en sortir seul, dans l’autre c’est un frustré et ses chiens qui l’auront eut, comme ils disent). il ne pouvait marcher que sur trois pattes et crevait de faim, il écumait le village en essayant de manger tout ce qu’il pouvait trouver, meme les chaussures qu’on avait laissées dehors, ou des citrons que j’avais laissés au frais a l’ombre, bref c’est vous dire !…. ce regard que j’ai croisé plusieurs fois et qui m’a fixé intensement, je ne l’oublierai jamais… tellement il était beau. on a partagé tant de détresse, de questions quand on se trouvait face a face… et tellement plus de sentiments qu’avec n’importe quel chasseur.
j’en ai trop marre de notre connerie! la voila, la pire des maladies et hautement contagieuse en plus.


bernie
12 avril 2008 - 0 h 00 min

mais tout de meme, je suis heureuse de constater, que la défense de notre renard souleve les passions et nous fait réagir. il y a tout de meme quelques humains dignes d’arpenter cette planete.



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