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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » Le piment : l’atout majeur de la cohabitation homme/éléphant ?
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Le piment : l’atout majeur de la cohabitation homme/éléphant ?

L’accroissement annuel de la population mondiale, estimé à environ 75 millions de personnes, rend de plus en plus ardue la cohabitation entre l’homme et les animaux sauvages, chacun se disputant un espace vital en raréfaction. D’après le Comité technique sur la faune sauvage de la Communauté de développement de l’Afrique australe, les animaux sauvages représentent le problème numéro un des populations rurales, tant d’un point de vue sécuritaire que des dégâts économiques qu’ils génèrent. Ainsi, bien qu’aucun chiffre ne soit disponible, la perte d’une parcelle de maïs vandalisée par les éléphants peut signifier pour une famille la perte de ses disponibilités alimentaires pour toute une année. Attirés par les cultures de plein champ, comme le manioc et le maïs, les raids d’éléphants afficheraient un coût annuel allant de 60 dollars (Ouganda) à 510 dollars (Cameroun) par agriculteur concerné.

Pour éviter que ces espèces soient sacrifiées à la cause humaine, les solutions consistent, dans l’immédiat, en la prévention des conflits et, à plus long terme, à redorer leur image auprès des agriculteurs et des autochtones. Il est ainsi indiqué de planifier l’utilisation des terres en veillant, par exemple, à semer les cultures là où elles sont le moins accessibles aux animaux problématiques. En outre, la création de couloirs permettrait aux animaux sauvages d’accéder aux points d’eau, tout en évitant le contact, dans la mesure du possible, avec la végétation riveraine et en lisière de collines.  

Une fois n’est pas coutume, des solutions simples et peu coûteuses pourraient, pourtant, apporter une solution à cette cohabitation difficile. A en croire la FAO (1), les éléphants nourriraient une profonde aversion pour le piment. Aussi, le Mhiripiri Bomber, pistolet en plastique tirant des balles de ping-pong contenant un concentré de piment, qui explose au contact de la peau de l’animal, suffirait à les mettre en fuite. Une autre méthode efficace consiste à fabriquer des briques à base de crottins d’éléphants, de piment et de poivre moulu, puis de les placer en lisière des champs à protéger avant de les allumer. La fumée âcre et épaisse qui s’en dégage suffit à tenir éloignés les vandales.  

Les éléphants n’étant pas les seuls concernés par cette cohabitation délicate, d’autres astuces sont proposées. Susceptibles de s’attaquer aux cultures la nuit, les hippopotames peuvent être repoussés en les éblouissant avec un projecteur. La FAO appelle toutefois à la prudence, informant que, ces animaux étant imprévisibles, ils sont susceptibles d’adopter le comportement inverse à celui attendu et de charger.

De même, si le chien de garde permet d’avertir de l’approche de prédateurs, il semble que l’âne ait lui aussi fait ses preuves, notamment dans certaines zones du Kenya. Réputé pour n’avoir peur de rien, il est capable de mettre en fuite de gros carnivores en ruant, en mordant ou en brayant. Enfin, dissimuler un serpent, mort ou vif, dans une miche de pain, serait une bonne ruse pour effrayer les babouins trop téméraires. Une rencontre nez à nez avec ce cadeau empoisonné suffirait à dissuader l’inopportun de s’introduire à nouveau dans les habitations pour y chaparder de la nourriture.

Cécile Cassier
1- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
Qûr Tharkasdóttir
21 juillet 2010 - 0 h 00 min

« Rien de (très) nouveau sous le soleil ». En Europe, il n’y a pas longtemps (max. 100 ans au nord, moins de 50 dans le sud), la haie, dense d’arbustes entrelacés, parfois même cultivée sur les murets de pierres ramassées dans les champs, servait tout autant, sinon plus, à protéger les cultures contre les invasions du bétail ou des chèvres, qu’à les mettre à l’abri des vents et des gelées. A cet effet, elle était soigneusement entretenue par les paysans. Seulement voilà, les ravages de l’agriculture industrielle, le coût et donc l’absence de la main d’œuvre, et d’autre facteurs encore, ont contribué à faire disparaître le souvenir de cet usage, et nous ne voyons plus aujourd’hui dans la haie que sa fonction de délimitation et de protection des yeux indiscrets.

Ce qui ne veut pas dire, bien entendu, que ce n’est pas une excellente idée, dans les régions qui essaient de se régénérer après avoir été défigurées par les monocultures neo- ou coloniales.


lupus
22 juillet 2010 - 0 h 00 min

Et pourquoi ne pas en planter du piment ? si les éléphants ne l’aime pas, il suffirait d’installer des pimenteraies autour des cultures à protéger. (il faut savoir qu’un pimentier peut vivre plusieurs années dans de bonnes conditions -pays chaud, par exemple). Plutôt que d’utiliser des armes sur les animaux encore une fois. Il existe un tas de variétés de piments, on pourrait sûrement trouver ceux qui s’adapteraient bien aux sols camerounais et ougandais.


dautreville
22 juillet 2010 - 0 h 00 min

et les chinois qui achetent des terres en afrique c’est pour y planter des piments ou faire de la concurence aux paysans du coin ?


hcl
24 juillet 2010 - 0 h 00 min

C’est la première fois que je vois traiter des éléphants de « vandales »…C’étaient qui les premiers occupants de l’Afrique, déjà ? Il ne ferait pas bon se promener dans la brousse si tous les animaux avaient des fusils ou des mitrailleuses pour défendre leur territoire, vous ne pensez pas ? A quand la fin de l »hégémonie » humaine sur une terre qui ne lui appartient pas ?



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