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Le déficit entre production et consommation bio se creuse

A l’occasion du « printemps du bio » du 1er au 15 juin, l’Agence Bio révèle les chiffres de sa nouvelle enquête. De 1999 à 2008, les surfaces cultivées en bio ont plus que doublé, pour atteindre, sur le territoire français, 580 000 ha. Une augmentation notable du nombre de producteurs mais qui ne parvient pas à suivre la demande. Avec une croissance de 25 % par rapport à l’année dernière, les produits bio couvrent aujourd’hui 1,7 % du marché alimentaire. Or, si les Français achètent plus de produits bio pour leur consommation courante, l’Agence note qu’ils en consomment aussi plus qu’avant à l’extérieur de chez eux. La restauration collective a en effet fait de remarquables progrès, en 2008, 36 % des cantines publiques ou d’entreprises servaient des repas bio, au moins de façon occasionnelle.


Des quatre circuits de distribution identifiés par l’Agence Bio, les grandes surfaces alimentaires (GSA) représentent 42 % des ventes, le reste se répartissant entre différents types de magasins spécialisés et la vente directe par les producteurs. Sur les trois dernières années, la vente directe, à la ferme, sur les marchés ou en paniers, est restée relativement stable. C’est surtout dans les GSA et les magasins spécialisés que la croissance a été importante, de plus de 75 % depuis 2005.

Tous les produits sont concernés, en passant par les produits laitiers, le pain, la viande, l’épicerie ou encore les boissons. Au total, il convient tout de même de remarquer qu’un tiers de la consommation est importé de l’étranger. Comprenant des produits exotiques, tels le café, le thé ou le cacao, les importations concernent également les produits peu familiers de la production française : le soja, les produits de l’aquaculture ou les fruits et légumes méditerranéens. Pour le reste, les produits importés compensent souvent les déficits en volume de la production française en céréales bio, viandes ou encore légumes.

Un renfort national semble nécessaire donc, car même s’il y a une légère progression, les producteurs bio français ne représentent encore que 2,4 % du total des exploitations de l’hexagone pour couvrir 2,12 % de la surface agricole (hors surfaces en cours de conversion), soit quasiment la même surface qu’en 2007. La progression a été importante de 1995 à 2003, puis s’est bien ralentie. Il semblerait néanmoins que l’année 2008 marque une nouvelle inflexion de la courbe de croissance (voir graphique).

Dans cette évolution des productions bio, certaines régions françaises, Pays de la Loire, Rhône-Alpes ou Midi-Pyrénées sont chefs de file. Plus de légumes, de fruits et de bétails, et un record de progression pour la viticulture, mais, en zone de grandes cultures, le bio ne représente toujours qu’1% du total national.

Si l’Agence bio se félicite, la France reste toujours le plus mauvais élève de l’Europe, loin derrière l’Italie par exemple qui a déjà deux fois plus de terres allouées au bio. Nous sommes aussi, semble-t-il, encore loin du quasi triplement de surface souhaité par le gouvernement pour 2012 (6 % de la surface agricole utile, contre 2,1% en 2007), il y a 18 mois. La bio ne connaît pas la crise de la consommation, or si la demande continue sa progression, notamment avec l’engagement attendu des restaurants collectifs dont 1/3 pourrait bien passer au bio d’ici 2012, des efforts devront certainement être consentis pour soutenir les producteurs et ceux qui souhaitent se convertir. Vincent Perrot de la Fnab (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique) reconnaît que « l’actuel ministre de l’agriculture, Michel Barnier, s’est montré volontariste » mais « que le soutien n’a pas encore été suffisant ».

Elisabeth Leciak

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 03 juin 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
kjata
4 juin 2009 - 0 h 00 min

Aujourd’hui, de nombreux agriculteurs vont partir à la retraite (papy boom oblige) et pas grand monde pour reprendre…
les fermes se retrouvent à vendre à des prix innaccessibles pour un jeune souhaitant s’installer. En même temps l’agriculteur qui termine sa carrière peut difficilement faire autrement, vu la retraite de misère qui l’attend…
Quand aux nombreux terrains inutilisés, ils attendent impatiemment de devenir constructible…
Voila aujourd’hui mon constat, moi même futur producteur de fruits bio sans terre.
Terre de liens est une piste, mais son champs d’action est encore trop limité (l’épargne solidaire en temps de crise…)


zygo
4 juin 2009 - 0 h 00 min

Il faudrait aussi que les chambres d’agriculture poussent à la roue au lieu de freiner voire de dénigrer les producteurs qui veulent faire du bio. J’ai déjà entendu un responsable dire que « le bio c’est du pipeau », « la nuit c’est fait pour traiter » ou « ils ne sont pas sérieux, ce sont des réveurs » et en parlant des mêmes « ce sont des gens qui veulent faire du fric » (la contradiction n’étouffant personne). Evidemment ça n’aide pas!


Linotte
4 juin 2009 - 0 h 00 min

Qui croit encore que les Chambres d’Agriculture sont autre chose que des relais de l’industrie phytosanitaire et compagnie ?


marseille42
4 juin 2009 - 0 h 00 min

On peut augmenter les surfaces cultivées en bio. C’est upsilon par rapport à la demande. Il y a des années -j’ai cessé de les compter- où j’essaie d’obtenir mon inscription dans une AMAP bio. Elles sont si rares que ne trouvent de place que dans le circuit d’agriculture conventionnelle même lorsqu’est utilisé le doux euphémisme d’ »agriculture raisonnée ». Alors, boutons hors de France la FNSEA, complices des laboratoires tueurs, et promouvons les agriculteurs sérieux et responsables du bien de tous et de l’environnement. Si nous n’y parvenons pas, maigre consolation, il sera trop tard non seulement pour la santé publique mais pour la Terre et pour les humains qui ne pourront survivre en masse dans un environnement totalement pollué par les produits chimiques.


pavupapri
5 juin 2009 - 0 h 00 min

je partage le point de vue de Kjata sur les difficultés d’installation en bio et d’accès au foncier.la politique agricole française poursuit des objectifs contradictoires: elle subventionne l’intensification et déclare avec son grenelle bidon vouloir augmenter la production bio. Nature et Progrès est la seule organisation bio à avoir émis des critiques sur ce grenelle:pas un sou pour l’installation et tout pour les conversions, rien pour dégager du foncier en zone péri urbaine,Np est également contre le déplafonnement des primes y compris pour les bios.nous ne voulons pas d’une bio industrielle, la conversion n’est pas que technique , elle est aussi culturelle. il est à craindre que les gros exploitants passant au bio nous préparent une bio de basse qualité, participent à l’inflexion des cahiers des charges dans les prochaines années. le bio perd peu à peu une partie de ses objectifs sociaux (repeupler les campagnes) et écologiques qui ont permis de remettre en cause l’agriculture productiviste.la suite dans » manger bio » chez édisud. pascal pavie, paysan



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