Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » Le bois s’accumule après la tempête
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Le bois s’accumule après la tempête

On manque d’électricité mais on ne manquera pas de chauffage cette année… la filière du bois s’inquiète des débouchés pour les millions de m3 qu’a mis à terre la tempête Klaus en s’abattant sur le Sud-Ouest de la France le 25 janvier dernier.

Il est difficile aujourd’hui de dresser un bilan exact de cette catastrophe naturelle, mais les dégâts sont déjà proportionnellement plus importants que ceux de 1999. De 60 à 80 % de la forêt a été détruite dans le département des Landes. En région Aquitaine, sur 1,7 million d’hectares de boisement, 300 000 ha de pin maritime sont touchés, soit 100 000 ha de plus qu’en 1999. En Midi-Pyrénées, ce sont toutes les peupleraies âgées de 7 à 8 ans et situées sur les zones détrempées par les intempéries qui gisent sur le sol, et on estime les pertes à près de 7 000 ha. Alors, à juste titre, les professionnels s’interrogent sur les débouchés de ce qui représente, d’après les estimations actuelles en Aquitaine, de 15 à 20 millions de m3 de pin.

Le ministre de l’agriculture, Michel Barnier, a accordé, hier, une aide d’urgence à la filière bois qui s’élève à hauteur de 5 millions d’euros. Cette somme, pour autant qu’elle démontre un certain soutien de la part du gouvernement, ne réglera pas tout. Car, contrairement à la situation de 1999, les débouchés sont bien maigres pour les mois et les années à venir. En 1999, les marchés espagnols et portugais du bâtiment, alors en pleine croissance, avaient pu absorber une bonne part des bois venus de France. Aujourd’hui, la crise marque un contexte tout autre, et en Espagne, le secteur de la construction licencie à tour de bras. S’il s’avère difficile d’écouler, il faudra alors stocker. Les matériaux utilisés pour la pâte à papier ou le chauffage pourront se conserver jusqu’en juillet, avant les plus fortes chaleurs. Pour le pin, les beaux bois, ceux réservés à la construction, peuvent être gardés jusqu’à 3 ans. Cela dit, non sans quelques effets secondaires à considérer. En effet, le pin, pour être conservé, doit être arrosé sans arrêt (plus que du maïs), et va demander d’importants volumes d’eau, sans compter les risques de pollution par la résine (1).

Face à cette quantité de bois qu’il faudra donc écouler le plus rapidement possible, les Amis de Terre lancent un appel aux distributeurs de bois et aux grandes surfaces du bricolage pour qu’ils réorientent leur approvisionnement vers le local. De son côté, le ministère, encourage le bois-énergie comme solution. Mais d’après Janine Boisgoutier de l’UCFF (2), qui répond à notre collègue du magazine Usine Nouvelle, le bois-énergie ne représente encore que 1 % de l’activité des filières. Bien que, déjà, 5 millions de ménages français soient équipés de chauffage au bois, il faudrait alors compter sur l’industrie et notamment le développement de centrales d’électricité alimentées par la biomasse. Mais les projets de l’ADEME et du Grenelle de l’environnement, favorisant les énergies renouvelables, ne seront pas mis en application du jour au lendemain, et en attendant le bois s’accumule.

Comme en 1999, cette dernière tempête soulève, outre les quelque 600 millions d’euros qu’elle pourrait coûter aux compagnies d’assurance, une série de questions de fond sur la production ligneuse du territoire français. On s’aperçoit là encore de la fragilité des plantations mono spécifiques face aux aléas climatiques. Mais, cette fois, au regard des difficultés de débouchés, il est à craindre que, plutôt que de s’engager vers une restauration des forêts à long terme, favorisant la diversité structurelle des boisements, les filières courtes soient encouragées. Pour limiter les risques économiques, le bois-énergie ou la pâte à papier issus de peuplements forestiers à croissance rapide pourrait donc bien devenir l’option prioritaire des producteurs. Pas vraiment durable comme développement…

Elisabeth Leciak
1- A savoir que l’installation d’un site de stockage de bois arrosé nécessite une autorisation de la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement)

2- Union des coopératives forestières françaises

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
lupus
31 janvier 2009 - 0 h 00 min

La crise du pétrole et bientôt la crise du bois. Et l’autre à l’élysée qui va nous sortir : « Voyez, j’avais raison de faire construire un nouvel EPR! »


jlg47
1 février 2009 - 0 h 00 min

Comme en sport de combat, il faut accompagner le mouvement de l’adversaire pour le déséquilibrer.
La nature nous rend la monnaie de notre attitude.
Contrairement à la tempête de 1999, les bois de cette tempête est globalement peu intéressant en bois d’œuvre (charpente, construction bois, meubles), mais il est valorisable autrement tout en participant à la séquestration du carbone.
Il est transformable en panneaux de particules, mieux en isolant thermique en bois fibré.
C’est donc le bon moment de promouvoir économiquement cette alternative actuellement cantonnée aux projets haut de gamme.
Il faudrait aussi se garder de considérer que la forêt landaise est à sacrifier au profit du maïs. Ce serait écologiquement la pire des réponse (arrosage intensif, déstabilisation des sol, OGN, …)


eau-delà!
1 février 2009 - 0 h 00 min

bonne remarque de jlg pour transformer ce bois en fibres d’isolation, si c’est jouable en résineux ; mais pour les panneaux, les colles ne sont pas le rêve écolo !
Pour le bois de chauffage, dans un poêle ou une cheminée, le résineux encrasse terriblement les conduits et les foyers, et n’est donc pas recommandé. Peut-être plus pour les chaufferies industrielles, dont la T° de fond est plus élevée ?
Toutes les idées fertiles sont bonnes à évoquer, de toutes façons, puisque souvent de la discussion …jaillit la lumière.


lemataf05
1 février 2009 - 0 h 00 min

En 1999 nous étions déjà victime d’une tempête destructrice et les langues allaient bon train:
Que va-t-on faire de tout ce bois abattu????????
Dix ans après ça recommence,…….. en pire.
Le prix du bois va-t-il diminuer pour autant?????? Je pose la question………


baralu
1 février 2009 - 0 h 00 min

Je brule du pin depuis 30 ans dans ma cheminée, sans problème. Les précautions d’usages s’imposent pour ce type de bois: Laisser dehors aux intempéries, pendant un an, puis le mettre au sec, faire un feu vif pendant 30 minutes tous les jours,contrôler régulierement la cheminée, je fais 2 ramonages par an. c’est tout.
Pour le stockage et l’arrosage industriel, il faudrait penser à une solution en cercle fermée sur des baches etanches, et une pompe. Et si vous avez un lac chez vous = allez tous les rondins à l’eau!


SARAH
1 février 2009 - 0 h 00 min

Il semble que ce soit dificile de planter d’autres essences que le pin dans les Landes pourtant on sait ces arbres fragiles au vent et au feu.
Faire des agglomérés avec des colles extrêmement polluantes pas vraiment écolo, le chauffage au bois non plus car sa combustion produit des dioxines, furanes très dangereux etc…
Alors reste le papier et la constuction, il faut sans doute augmenter la construction de maisons en bois ou contenant du bois ?


Omegane
2 février 2009 - 0 h 00 min

Et si on essayait de planter autre chose que des arbres ? J’ai lu quelque part que la filère chanvre avait été délaissée dans notre pays, alors qu’elle est économique, peu exigeante et non polluante, et qu’elle peut fournir à la fois des isolants pour les maisons et des textiles de qualité. Je ne suis pas agronome, mais je me demande s’il n’y aurait pas là une solution pour les forestiers ruinés par cette catastrophe, qui pourrait bien se renouveler.


Robert
7 février 2009 - 0 h 00 min

Je lis deux avis contradictoires sur la possilité de se chauffer au bois de résineux. J’ai récemment fait installer un insert et cela m’a été formellement déconseillé. Le ramoneur est tout aussi défavorable à l’usage de résineux pour quelque type de foyer que ce soit. Qui peut nous aider à trancher entre le témoignage rassurant de Baralu et celui, opposé, d’eau-delà. Merci.
Robert



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
38

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
Agriculture...
Chardonneret Elégant
     
Flux RSS