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L’agriculture bio séduit de plus en plus d’agriculteurs

Depuis 1995, jamais une aussi forte hausse du nombre d’exploitations bio n’a été enregistrée en France. L’année dernière, 3 769 nouvelles exploitations agricoles se sont en effet engagées dans une conversion totale, ou partielle, vers le mode de production bio. En conséquence, fin 2009, on comptait 16 446 exploitations agricoles bio (+23,7% par rapport à 2008), représentant quelque 677 513 hectares de terres conduites en bio (+16%) dont 151 875 ha sont en cours de conversion. Au regard des années passées, c’est l’évolution de cette dernière valeur qui est la plus impressionnante avec +86,2% par rapport à 2008, soit la garantie d’une hausse significative des surfaces en bio dans les 2 à 3 ans à venir.


Si les premières estimations de 2010 confirment cette tendance avec près de 1 500 nouveaux producteurs engagés en bio durant les 4 premiers mois, ces bons chiffres sont à relativiser au plan national. En 2009, la production bio ne couvrait ainsi que 2,46% de la surface agricole utilisée (SAU) nationale et les exploitations bio, en totalité ou partiellement, représentaient 3,14% du total français. Seule ombre au tableau, ce développement n’est pas homogène sur le territoire, les régions où les céréales sont omniprésentes n’accordant qu’une très faible part au bio.


Economiquement, les produits bio se font progressivement une place de moins en moins symbolique. La valeur des ventes de produits bio est estimée à 3 milliards d’euros pour 2009 (1,9% du marché alimentaire total), soit un quasi-doublement en l’espace de 4 ans et une augmentation de 400 millions d’euros par rapport à 2008.

Toutefois, parallèlement au développement des producteurs bio, on assiste à une concentration des autres professionnels de la filière (préparateurs, distributeurs et importateurs). Leur nombre s’affiche en effet en baisse, probablement sous l’impulsion de la forte évolution des lieux de vente, les grandes surfaces assurant dorénavant plus de 45 % de la distribution.

Pascal Farcy

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
athy
26 mai 2010 - 0 h 00 min

Très intéressant, je souhaite me reconvertir dans le maraichage bio également et souhaiterais savoir d’où tirez vous ces informations.

Merci


MD
27 mai 2010 - 0 h 00 min

Athy, les chiffres proviennent de la dernière conférence de l’Agence BIo, à moins que je ne me trompe.
Pascal, vous auriez pu ajouter dans l’ombre au tableau qu’effectivement la grande distribution représente 45% de la distribution mais que, malheureusement, ces produits bio, s’ils sont bio, ne sont pas très « durables ». Pour obtenir les prix bas ( et faire un maximum de marge puisque les prix à la vente sont bien plus élevés que le conventionnel), nos amis de la grande distribution vont cherche leurs produits bio partout sauf en France. Ils ne contribuent donc pas ou très peu au développement de la SAU bio dans notre pays et c’est bien dommage. Je m’occupe en ce moment d’un projet destiné à développer le bio local dans la restauration collective gérée par les collectivités territoriales et c’est sans aucun doute le meilleur moyen d’augmenter la SAU bio en garantissant aux producteurs des revenus sur le long terme, aux collectivités des prix corrects ( pas d’intermédiaire) et aux consommateurs ( enfants…) des produits de qualité dans leurs assiettes. La difficulté aujourd’hui réside essentiellement dans une structuration du marché en circuit court pour éviter une augmentation des coûts et que ce soit les intermédiaires qui fassent les marges au détriment des producteurs et des consommateurs.
Athy, vous pouvez me joindre sur mon mail mdtatard@gmail.com pour plus de renseignements comme Pascal.
Amicalement


patou
27 mai 2010 - 0 h 00 min

Quelles sont les sources de ces chiffres,?,car j’habite en PACA et je ne vois franchement pas cette évolution .Je le déplore d’ailleur .


Pascal
2 juin 2010 - 0 h 00 min

Désolé pour cette réponse tardive, mais une petite période de congé en a été la cause.
Concernant la source, comme le note MD, il s’agit effectivement de données diffusées par l’Agence Bio, lors de sa dernière conférence (Agence Bio – http://www.agencebio.org – 01 48 70 48 30).

Sinon, MD, 100 % d’accord avec votre constat, hélas.

Amicalement


ladydidi
3 juin 2010 - 0 h 00 min

Bonjour,
Habitant en pleine zone céréalière, j’ai du mal à penser qu’il serait possible de faire du bio sur la plaine qui s’étend près de mon habitation : terre très appauvrie, semelle imperméable, etc, en plus des risque de contamination.

De plus, tant que les céréaliers toucherons les aides, parfois devenues absurdes face à l’évolution des ressources, ils n’auront aucune raison de diversifier (on cultive du blé ici depuis le moyen âge mais actuellement le blé à tige racourcie est arrosé à mort… demandez-vous pourquoi !), pourquoi voulez-vous qu’ils ouvrent la porte au bio …céréalier par exemple. Et quant on vous dit que leurs revenus on baissé, lisez de plus près : pour eux la comparaison se fait toujours avec l’année 2007 où leurs revenus s’étaient envolés, l’année des émeutes de la faim.
( Pour y voir plus claire : http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=T10F171 … et autres documents sur le même site )

Après avoir développé la quantité après 45 (Même si elle avait une autre cause, la famine de 44-45 au Pays -bas a sûrement marqué les esprits ), les pouvoirs de l’agriculture française auraient dû comprendre , quelques dizaine d’années plus tard, mondialisation aidant, que notre pays avait une image lui permettant, la sécurité alimentaire assurée, de passer à ce qui était sa vocation : une agriculture privilégiant la qualité.. (dont, aujourd’hui, le bio.)

Ce n’est pas le chemin pris par des autorités agricoles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur relevé de compte en banque journalier, malmené qu’il est par les variations des prix des intrants et du pétrole. Les grandes coopératives céréalières investissent dans les pays de l’est mais ne proposent nul part rien de neuf. Pas de réflexion créative, pas de pensée innovante : le conservatisme en marche !

Ne pas jouer la qualité c’était courrir le risque de ne produire que ce que les gens de marketing appellent des « me-too products », des produits interchangeables… avec ceux de pays oû les hommes et à la terre sont sur-exploitée. C’est là que nous en sommes :  » Hors la quantité point de salut » ; « Aujourd’hui on ne peut plus se passer des intrants »; La main d’oeuvre, ça plombe les résultats  » ; « Pourquoi changer puisque ça marche encore ? » ;  » Cette technologie, c’est ce qui a fait la grandeur de l’agriculture française ! »…
Avec un immobilisme pareil on n’aurait jamais inventé la roue !

… Et aujourd’hui mes amis agriculteurs se posent des questions sur le nombres d’enfants d’agriculteurs croisés dans les services traitant des leucémies infantiles, lisent avec perplexité les recherches médicales sur les facteurs favorisant la maladie de Parkinson… et ma meilleure amie, femme de « petit » céréalier, m’avoue « Lorsque ça traite, je me terre à la maison avec les enfants et j’attends que ça passe ! »

Il aura peut-être fallu ça pour que la base commence à se rebiffer et tente difficilement (voir paragraphe 1) de prendre son avenir en main.

Ceci n’est que mon humble avis, que vous aurez tout à fait raison de remettre en question.
Mais je vous invite à aller voir de plus près les chiffres officiels concernant l’agriculture dite « conventionnelles ».

D’une façon générale, contrairement à ce qu’on peut s’imaginer, les rapports de bien des grandes institutions ( INSEE, Cour des Comptes, Union Européenne, etc. ) sont généralement très lisibles… et gratuits.
Ils sont payés avec nos impôts, ne nous en privons pas !



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