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La pénurie alimentaire frappe les agriculteurs guatémaltèques

La précarité s’intensifie pour les agriculteurs guatémaltèques. Tel est le cas de l’agriculteur guatémaltèque Siriaco Mejia, qui constatait fin 2009 que ces récoltes de maïs et de haricots ne donnaient rien ou presque en raison de pluies insuffisantes. En effet, alors que, la plupart des années, sa récolte atteignait la tonne de maïs, il n’a pu en obtenir que le dixième cette année. Bien que très coûteuse, la fertilisation à deux reprises de son champ n’a toutefois pas empêché l’invasion de mauvaises herbes jaunes, surnommées à juste titre « flor de muerte » (1). Ne pouvant plus rien cultiver, Siriaco a du attendre la saison de plantation suivante, fixée en juin 2010. Malheureusement, nombreux sont ceux à partager son sort, la majorité des familles ayant perdu entre 80 et 100 % de leurs récoltes d’après l’organisation Oxfam International.

Paradoxe intolérable, tandis que les Guatémaltèques pauvres souffrent de pénurie alimentaire désormais chronique, le pays met à profit son abondante végétation au service de l’exportation massive de produits tels que la canne à sucre, l’ananas, les bananes et le café, ainsi que, plus récemment, les agrocarburants. Les terres les plus fertiles et les plus plates sont ainsi monopolisées pour des cultures d’exportation, laissant les populations locales plus démunies encore. D’après Francisco Enriquez, un spécialiste des moyens de subsistances durables pour Oxfam au Guatemala : « Le pays produit de moins en moins de maïs et de haricots chaque année ». Il ajoute que le gouvernement n’accorde pas assez d’importance aux dépenses bénéficiant aux agriculteurs et à la production de nourriture, d’où la survenue de crises sévères lorsque sévissent sécheresses ou inondations.

Loin de leur image prétendument verte, les agrocarburants représentent aujourd’hui un facteur aggravant considérable, notamment dans cette région. Outre qu’ils s’accompagnent du rejet de quantités massives de CO2 lors du défrichement des terrains, ils mobilisent des terres à vocation alimentaire. Malgré cela, l’Union Européenne s’oriente vers l’introduction de lois contraignant les fournisseurs de carburants à respecter des quotas d’agrocarburants à mélanger à l’essence et au gazole. Non concertés, les automobilistes n’auront alors d’autre choix que de mettre le pied dans un engrenage qui, en amont et dans le plus grand silence, dépossède des populations de leurs moyens de subsistance.

En collaboration avec l’Institut de formation pour le développement durable et l’Association des services de santé communautaire, connue sous son acronyme espagnol ASECSA, Oxfam a d’ores et déjà prévu de fournir des outils et des graines aux familles en situation précaire afin de les aider à surmonter l’hiver.

Cécile Cassier
1- « Fleurs de la mort ».

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