Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » La Banque mondiale se fait discrète sur l’accaparement des terres
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  3. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  4. La voiture électrique : pas totalement ...
  5. La filière éolienne de plus en plus puissante ...


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






La Banque mondiale se fait discrète sur l’accaparement des terres

Le 26 avril dernier, régnait une vague de déception lors de la tenue à Washington de la conférence de la Banque mondiale sur les questions foncières. En effet, diverses associations, dont l’organisation internationale GRAIN (1), attendaient avec impatience la révélation des résultats d’une étude de la Banque mondiale sur l’accaparement des terres, formulation désignant avec justesse de vastes acquisitions foncières. Initialement prévue pour décembre 2009, reportée à mars 2010, la publication de l’étude avait finalement été annoncée en date de la dite conférence. Mais les attentes de GRAIN et des autres journalistes informés n’ont pas obtenu satisfaction. Au lieu d’une présentation détaillée de l’étude, ne seront fournis aux participants qu’un résumé de l’enquête, un rappel des sept principes déjà énoncés auparavant visant à rendre « socialement responsable » l’accaparement des terres et enfin l’inauguration d’un portail Internet proposant de mettre en relation des entreprises à la recherche de terres et des gouvernements prêts à en fournir.

D’après GRAIN, le travail de recherche et d’analyse étant clos depuis longtemps, seules des raisons politiques peuvent expliquer cette frilosité à dévoiler des résultats potentiellement dérangeants. Le résumé aurait, par ailleurs, apporté quelques éléments de réponse. En effet, alors que la Banque mondiale entendait mener une étude complète portant sur 30 pays, elle semble avoir dû revoir à la baisse ses exigences face au refus de coopération de certains gouvernements. Même constat du côté des multinationales, qui n’auraient pas non plus brillé par leurs efforts de transparence. Face à ces résistances, la Banque s’est restreinte aux projets ayant bénéficié d’une couverture médiatique. Elle a ainsi fait l’inventaire de 389 transactions dans 80 pays. Qualifiées de « soi-disant projets d’investissement » par l’ONG, 37 % d’entre elles visent à produire de la nourriture (cultures et élevage), les agrocarburants arrivant en seconde place avec 35 %. Du point de vue de la répartition géographique, sans surprise, l’Afrique génère à elle seule la moitié des projets d’accaparement des terres, suivie de l’Asie, l’Amérique latine et l’Europe de l’Est. Sur le continent africain, le Soudan est en tête de liste des états africains les plus prisés, le Ghana et Madagascar lui emboîtant le pas. En Asie –Pacifique, la palme revient à l’Indonésie, précédant les Philippines et l’Australie. Enfin, en Amérique Latine, c’est le Brésil qui est l’objet de toutes les convoitises, devant l’Argentine et le Paraguay.

A l’autre bout de la chaîne, la Chine et le Royaume-Uni s’imposent comme les premiers pays d’origine des accapareurs de terres, suivis de l’Arabie Saoudite.

Au final, il est clair que la Banque mondiale, dont l’objectif de son rapport était de « fournir des conseils aux clients de la Banque et aux partenaires intéressés ou pouvant avoir à gérer des acquisitions foncières à grande échelle, afin de leur permettre de maximiser les bénéfices à long terme de ce genre d’investissement », peine grandement à faire ressortir des points positifs. Parmi les données pertinentes communiquées lors de la conférence d’avril dernier et relayées par GRAIN, il apparaît que, dans la plupart des cas, les projets fonciers nuisent aux populations locales. Les études d’impact se distinguent ainsi par leur rareté et l’expulsion des locaux, sans consultation, ni dédommagement, est fréquente. Plus révoltant encore, la Banque révèle que les investisseurs ciblent délibérément des pays présentant une « gouvernance foncière médiocre ».

A l’heure actuelle, GRAIN voit dans les réticences de la Banque mondiale à divulguer ses conclusions une manœuvre destinée à « faciliter la razzia sur les terres » ainsi qu’une confirmation de son soutien aux côtés des investisseurs.

Mais comme le souligne Howard Buffet, dans un rapport du Oakland Institute publié à l’occasion de la récente conférence : « Ces transactions ne peuvent qu’enrichir les riches et rendre les pauvres encore plus pauvres ; elles produisent des gagnants qui ramassent les profits, tandis que les perdants se voient priver de leurs moyens de subsistance. ».

Cécile Cassier
1- GRAIN est une petite organisation internationale à but non lucratif qui soutient la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité.

Nb : Pour plus d’informations, se référer au dossier environnement ‘Terres agricoles : Le nouveau Monopoly planétaire’ paru dans le n°24 (mars / avril 2009) d’Echo Nature

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
29

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
Agriculture...
Chardonneret Elégant
     
Flux RSS