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L’Espagne trop gourmande en thon rouge

Face à une véritable course à la pêche au thon rouge, il s’avère de plus en plus difficile de réfréner les ardeurs de la flotte européenne. Consciente que l’espèce ne résistera plus très longtemps à cette surproduction, la Commission européenne a pris la décision début juin de fermer prématurément la pêche en eaux méditerranéennes et dans l’Atlantique Est de ce si convoité poisson. Senneurs à senne coulissante (1), originaires de Chypre, de France, de Grèce, d’Italie et de Malte ont été ainsi appelés à stopper leurs activités deux semaines avant la date prévue, soit le 16 juin. L’Espagne a fait seule exception, ayant bénéficié d’une prolongation jusqu’au 23 juin.

Mais, au regard des chiffres avancés par le ministère espagnol de l’agriculture, des pêches et de l’environnement, la Commission européenne pourrait bien regretter l’octroi de cette dérogation. Rapportés dans un récent communiqué de Greenpeace, ceux-ci ont en effet révélé que les thoniers espagnols avaient dépassé leurs quotas de 25 % au cours de l’année 2008. On estime ainsi les prises espagnoles de l’année passée comme étant supérieures à 7 000 tonnes, alors que le maxima alloué était de 5 568 tonnes. En dressant son bilan officiel, l’Espagne avait largement mésestimé sa production en ne déclarant que 5 192 tonnes pour cette même année.

L’expérience pourrait bien servir de leçon à l’ICCAT (Commission internationale pour la conservation des Thonidés de l’Atlantique) dont la prochaine assemblée générale est attendue pour novembre 2008, notamment en l’incitant à durcir sa réglementation en matière de pêche. A l’heure actuelle, nombreuses sont les organisations de protection environnementale à réclamer un renforcement des dispositions relatives à la pêche au thon rouge.

Ainsi, de l’avis du WWF, il serait hautement bénéfique de prohiber la pêche tout le mois de juin durant, lequel constitue une période clé dans le cycle de reproduction du poisson. Bien qu’efficace, l’organisme mondial affirme cependant que cette seule mesure ne suffira pas à compenser les dommages causés à l’espèce par plusieurs années de surpêche. Appliquant la maxime « Aux grands moyens, les grands remèdes », il va jusqu’à recommander la suspension des prises de pêche tant que les stocks ne se seront pas reconstitués.

Si cette ultime préconisation peut sembler draconienne aux yeux de certains, notamment pour les pêcheurs vivant de ce type de pêche, elle aurait néanmoins le mérite d’enrayer le développement des activités illégales défiant la législation européenne.

Les dérives illicites ne sont pas le seul frein à la mise en place d’une pêche durable et raisonnée. L’autre grand facteur incriminé est la surcapacité de la flotte pratiquant la traque au thon rouge. Ainsi, d’après un rapport publié par le WWF en mars dernier, la capacité de prise de la flotte internationale pêchant le thon rouge en Méditerranée s’élève à 55 000 tonnes. Cela représente presque le double des prises autorisées par les quotas de 2008, fixés à 28 500 tonnes. De fait, rien que pour rentrer dans leurs frais, l’ensemble des navires doit nécessairement prendre au minimum 42 000 tonnes du thonidé sur l’année. Dans ce contexte, dans peu de temps, il ne subsistera plus grand-chose du thon rouge, et encore moins du commerce qu’il alimente.

Cécile Cassier
1- On appelle sonneurs les thoniers méditerranéens adaptés à l’utilisation d’une senne. Celle-ci désigne un filet rectangulaire, lequel est employé pour encercler en surface les bancs de poissons. Fermé par une coulisse sur sa partie inférieure, il peut mesurer jusqu’à 2 km de long pour une hauteur variant entre 100 et 200 mètres.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 30 juin 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
tseparis
1 juillet 2008 - 0 h 00 min

quand ils auront décimé l’espèce, qu’ils ne restera plus rien à pêcher savent-ils qu’ils disparaitront aussi avec les thons et autres poissons ?
Plutôt que de se préparer à une reconversion partielle, une activité qui pourrait être liée par exemple au tourisme maritime, à la navigation de plaisance une partie de l’année, ces abrutis n’y ont pas pensé ; ils préfèrent se suicider, avec leur famille, en accéléré.


Linotte
3 juillet 2008 - 0 h 00 min

Mais n’en mangez qu’une fois par an, et vous verrez : c’est encore meilleur !
Si je n’aimerais pas être poisson (beurk, mourir noyée dans l’air…), je n’aiemerais guère plus être pêcheur.
Agriculture intensive, pêche intensive, aux mêmes maux les mêmes remèdes, peut-être. Mais se reconvertir quand on est déjà engagé jusqu’au cou dans un bourbier qui brillait comme de l’or (dur) losrqu’on s’est laissé embobinner par le « système »… Bon courage !


simon34
3 juillet 2008 - 0 h 00 min

le problème n’est pas tant qu’on limite la pêche au thon mais que l’Europe ne soit pas foutue d’être juste. Il est compréhensible que les thoniers de Sète soient en colère qu’on leur interdise de pêcher plus tôt que prévu alors qu’ils n’ont pas rempli leurs quotas, quand en Espagne on leur prolonge leur durée de pêche alors qu’ils ont déjà dépassé leurs quotas de 25% ! On rêve… Le règlement n’est juste et acceptable que s’il est appliqué de manière équitable.



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