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Invasion de criquets : succès d’un insecticide biologique à grande échelle

Les invasions de criquets, dévorant toute la végétation sur leur passage ne sont pas une nouveauté en Afrique de l’Est et méridionale, notamment. De par le nombre considérable d’individus constituant un essaim en déplacement, une concentration de taille moyenne mange autant en une journée que des milliers de personnes (1). Autrement dit, le passage des criquets est synonyme de cultures ravagées et de famines dans des régions où la situation alimentaire est ‘traditionnellement’ très difficile. Aussi, pour lutter contre ces vastes regroupements, pouvant atteindre plusieurs millions d’individus, le recours à des pulvérisations massives de pesticides est quasiment systématique. Si les résultats demeurent fréquemment perfectibles, les pesticides causent également des dégâts dans les rangs d’autres insectes, tels que les pollinisateurs, dont le rôle est essentiel quant au volume des récoltes. De même, les études scientifiques sur le sujet, dénoncent depuis plusieurs années l’effet non-négligeable de ces pratiques sur les ennemis naturels des criquets et les hommes…



Criquets nomades tués par un épandage de Green Muscle ® lors d’une campagne de lutte biologique


Dans ce cadre, timidement, les responsables de ces campagnes de traitements testent depuis quelques années des traitements alternatifs sans substances chimiques. Néanmoins, fin juin, suite à la détection d’infestations de criquets nomades dans huit régions distinctes du Malawi, du Mozambique, de la Tanzanie et du Zimbabwe, la FAO et l’Organisation internationale de l’Afrique centrale et méridionale contre le criquet nomade (IRLCO-CSA) ont eu pour la première fois recours à un insecticide biologique sur de vastes surfaces en Afrique.

Faisant appel à des pulvérisations aériennes et terrestres, l’épandage de Green Muscle ® (2) a été mené sur près de 10 000 hectares écologiquement sensibles et répartis dans trois zones distinctes de la Tanzanie (parc national Iku-Katavi, plaines du lac Rukwa et bassin de la rivière Malagarasi). Le succès rencontré devrait, à l’avenir, ouvrir les portes d’un large recours à cette préparation.
Pascal Farcy
Photo © Christiaan Kooyman

1- En 24 heures, un criquet ailé en migration consomme l’équivalent de son propre poids, soit environ deux grammes de nourriture fraîche. En conséquence, une petite fraction d’un essaim moyen (soit environ une tonne de criquets) mange en un jour l’équivalent du bol alimentaire de 2 500 personnes environ.

2- Le Green Muscle® est composé de spores du champignon Metarhizium anisopliae, un parasite pour certains insectes, et d’un mélange d’huiles minérales facilitant leur pulvérisation. Ce biopesticide n’est pas toxique pour l’homme et tue uniquement les criquets et les sauterelles sans effets nocifs connus sur l’environnement.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
Colibri
1 juillet 2009 - 0 h 00 min

Bêtement, je me demande s’il n’y aurait pas moyen de « tirer parti » de ces « tonnes » de criquets qui s’abattent de façon récurrente sur ces zones.
Ça reste de la biomasse qui, capturée ou pas trop « pesticidée », pourrait peut-être nourrir d’autres animaux d’élevage par exemple ?? Ça se mange même apparemment : http://www.fao.org/ag/locusts/fr/info/info/faq/index.html
Ou bien mon idée est-elle vraiment trop saugrenue :-)


Le Lama
2 juillet 2009 - 0 h 00 min

Pour répondre à Colibri les criquets sont comestibles même par l’homme, mais les pesticides bio ou pas, reste des pesticides, et vont toujours à l’encontre de la biodiversité, et donc au final à l’encontre de l’homme et de ses chances de survie sur une planète saine! Les criquets peuvent nourrir des poulets, ce qui à mon avis est plus rentable d’un point de vu économique que d’empoisonner des poulets qui de toute façon mangerons des criquets morts et empoisonnés par l’homme… Si les criquets venaient à disparaître c’est toute la chaîne de ses prédateurs qui serait en danger, dont certains oiseaux qui sont de bien meilleurs insecticides que tous les pesticides que nous pouvons mettre au point, pour au final nous empoisonner nous même, puisque nous somme au bout du bout de la chaîne alimentaire…


Anibé
4 juillet 2009 - 0 h 00 min

@Le Lama : oui, mais ce ne sont pas « des » criquets, ce sont des MILLIONS (voire des milliards) de criquets qui ravagent tout sur leur passage, c’est à dire pas seulement les cultures, et les « prédateurs » n’existent plus en face de ces avalanches de bestioles.
On n’en est plus à se demander comment faire pour éliminer ces charmantes petites bêtes pour ne pas déséquilibrer la biodiversité: ce sont elles qui en l’occurrence déséquilibrent la biodiversité, puisque RIEN ne peut s’opposer à elles quand elles arrivent…
Si on a trouvé un pesticide non chimique et ciblé spécifiquement sur ces criquets, ça va permettre non pas de les éliminer totalement, mais d’éviter ces explosions dévastatrices. Et si on arrive à limiter ça, les prédateurs pourront à nouveau faire leur « travail » (ce qu’ils ne peuvent de toute évidence pas faire en l’état actuel des choses…)
La reproduction « explosive » des criquets est dûe à un phénomène (hormonal, apparemment) qu’on commence à comprendre chez les scientifiques, et c’est précisément ce phénomène qu’il faut arriver à empêcher. Mais pour l’instant, on comprend comment ça se produit, mais on ne sait pas comment l’empêcher.
Donc, si un relai peut être mis en oeuvre avec ce produit ciblé, ça peut permettre de donner un peu de temps pour résoudre le problème. Vaaaalà.


opaque
5 juillet 2009 - 0 h 00 min

Même si un insecticide n’est pas la solution à l’equilibre ecologique qui devrait s’en passer, il faut saluer les enseignes comme Botanic qui s’adressent au grand public en ayant éliminé tous les produits chimiques de leurs rayons:la consommation des jardiniers amateurs est de loin en tête dans ce domaine, il faut s’en souvenir quand on parle de pesticides.
C’est d’ailleurs curieux,mais les insecticides ou les fongicides bio marchent toujours mieux que leurs homologues chimiques :par exemple en ce qui concerne la chenille du papillon bombix dévoreuse de chênes verts dans le sud de la france il y a quelques années, le seul produit existant efficace est bio(enfin, naturel…)le probleme, c’est que la premiere année de l’invasion, on ne le trouvait pas en magasin(personne n’y avait pensé) l’année suivante , par contre, ça débordait des rayons, parce que les dégats des chenilles avaient été aussi spectaculaires que ceux de criquets africains. mais pour traiter les invasions de ces derniers, sans présumer de la cause écologique de leurs invasions aggravées, combien d’années se seront ecoulées à gaver les multinationales de la chimie en épandant des tonnes de pesticides plus dévastateurs que les criquets eux mêmes, avant que de chercher une solution naturelle ? testée pour la première fois à grande échelle, elle prouve son efficacite, ce qui veut dire que si la recherche appliquée aux bio-technologies dites douces pouvait progresser dix fois plus vite si il y avait une volonté politique dérrière,les lobbyes de vendeurs de poisons qui servent de conseillers occultes aux décideurs depuis des décennies se retrouveraient hors jeu plus vite que prévu.


léon
19 juillet 2009 - 0 h 00 min

Je me demande si la fameuse manne dont il est parlé dans la bible, ne consiste pas justement en le fameux criquet…Sacrée source de protéines!

Comment les attraper? Peut-être de la même manière qu’on piège la rosée dans les déserts: avec de vastes filets ou voiles; puisque que l’on sait prévoir la formation de ces nuages d’insectes, on pourrait les intercepter avant qu’ils ne dévastent les cultures.



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