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Inquiétude sur la disparition des races anciennes d’animaux de ferme

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l’industrialisation rapide de l’élevage s’est faite essentiellement sur un nombre très restreint de races très productives (viande, lait, œufs…). Aussi, quelques races à ‘hautes performances’, généralement d’origine européenne, ont progressivement évincé les races traditionnelles dans les pays occidentaux. Ce phénomène de perte de biodiversité, chez les animaux de ferme, atteint désormais de nombreux pays en développement, et se traduit par la disparition d’une race par mois depuis 7 ans, en moyenne.

Au Viet Nam, par exemple, le pourcentage de truies indigènes est tombé de 72 % de la population totale en 1994 à 26 % en 2002. Sur ses 14 races locales, 5 sont vulnérables, 2 dans un état critique et 3 sont menacées d’extinction. Au Kenya, l’introduction du mouton Dorper a entraîné la quasi-disparition du mouton Red Masai.

Lors de la présentation de ce nouveau rapport (1) de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), M. Hoffmann s’est voulu encore plus précis en déclarant que ‘Si elles sont parfois moins productives, de nombreuses races menacées d’extinction comportent pourtant des traits uniques, comme la résistance aux maladies ou la tolérance aux conditions climatiques extrêmes. Or, les générations futures pourraient en avoir besoin pour affronter les enjeux du changement climatique, des nouvelles maladies animales et de la demande croissante de produits de l’élevage’.


La race Holstein-Friesian, de loin la vache la plus répandue au monde (cf. illustration ci-dessus)
et la race Jersey; les porcs Large White, Duroc et Landrace; les chèvres Saanen;
et les volailles Rhode Island Red et Leghorn – se sont disséminées de par le monde,
évinçant souvent les races traditionnelles

La très forte augmentation de la demande mondiale de viande, de lait et d’œufs a favorisé l’émergence d’une industrialisation de l’élevage poussée à l’extrême, un peu comme pour ce qui s’est passé dans l’agriculture. Aujourd’hui, au-delà de la disparition des races anciennes, l’appauvrissement génétique est également de mise pour certaines races vedettes, les éleveurs ayant de plus en plus recours à la semence de quelques géniteurs très prisés pour leurs aptitudes à fournir une descendance promettant des revenus intéressants (volume de viande, production de lait et d’œufs). Or, comme le relève le sous-directeur général de la FAO, Alexander Müller, ‘Nous avons pourtant besoin de ces ressources pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique’.

Si, après avoir été à l’origine du problème, les pays industrialisés apparaissent de plus en plus conscients du danger de cette perte de diversité, et mettent en place ici et là des programmes de conservation du patrimoine génétique de leurs races anciennes, dans les pays en développement on en est loin, faute de moyens. D’après le rapport, 48 % des pays n’ont pas de programme de conservation des races qui leur sont spécifiques, et 63 % pas de programme in vitro de conservation d’embryons, de sperme ou autre matériel génétique ayant le potentiel de reconstituer ultérieurement des animaux vivants.

Alex Belvoit

1- Télécharger le rapport de la FAO L’état des ressources zoogénétiques mondiales pour l’alimentation et l’agriculture

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