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Gènes modifiés dans le maïs mexicain, fin de la controverse

Au Mexique, des gènes provenant de cultures de maïs génétiquement modifié ont été trouvés dans des variétés locales. D’après le journal Nature, ces nouveaux résultats, qui confirment la possibilité de diffusion, mettent définitivement fin à la controverse scientifique qu’avaient provoqué les travaux publiés à ce sujet en 2001. Ils raniment également une délicate question : comment protéger la formidable diversité du maïs mexicain de la propagation des OGM… et, peut-être les paysans qui en vivent ?

Boire et déboire d’une découverte

Pour préserver les quelque soixante variétés de maïs et leurs « parents sauvages » présents sur le sol Mexicain, depuis 1998, le gouvernement a interdit toutes plantations de maïs GM. Attestant de l’inefficacité de cette mesure, en 2001, la présence de gènes modifiés dans les souches locales de maïs a été mise en évidence par Ignacio Chapela et David Quist, chercheurs à l’Université de Berkeley, Californie. Mais une telle démonstration n’est pas passée sans accrocs, loin s’en faut. Ces résultats ont déclenché une impressionnante controverse scientifique et de nombreuses critiques ont fait planer le doute sur la validité des méthodes mises en œuvre dans l’étude. A l’autre bord, on accusait les auteurs des critiques d’être influencés par l’industrie des biotechnologies. Devant ce débat enflammé, la revue Nature a fini par déclarer que ces résultats n’auraient jamais dû être publiés. Et comme pour justifier ce désaveu, en 2005, un autre article, celui-là rédigé par des chercheurs de l’Institut d’Ecologie de Mexico, certifiait l’absence de gènes modifiés dans les échantillons testés.

Une obscure présence…

Mais voilà que la roue tourne, et que, en 2008, des résultats, qui vont être publiés dans Molecular Ecology, réhabilitent la découverte de 2001. Leurs auteurs, une équipe dirigée par Elena Álvarez-Buylla de l’Université de Mexico, viennent de détecter des gènes modifiés dans plusieurs variétés de maïs local. Pour la chercheuse, la preuve de la diffusion est faite. Reste maintenant à comprendre comment ces gènes peuvent se propager si facilement. Dans le contexte mexicain, outre l’interdiction de cultiver des OGM, moins d’un quart des semences utilisées par les agriculteurs est issu du commerce. Les paysans mexicains utilisent leurs propres grains, qu’ils sélectionnent culture après culture. Ainsi, sans contamination des semences et en situation de très faible contact géographique avec des plants génétiquement modifiés, la présence de gènes modifiés dans les cultures est des plus obscures.

A ce sujet, Marie-Monique Robin, dans son documentaire ‘Le monde selon Monsanto’, diffusé par Arte, décrit le cas du maïs mexicain. Selon cette journaliste, la contamination pourrait être le fait des industriels eux-mêmes. En diffusant dans les cultivars les gènes modifiés par leur technologie, les compagnies avancent vers un complet monopole sur le marché des semences, via les droits de propriété liés aux brevets.

Elisabeth Leciak

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
Josemite
20 novembre 2008 - 0 h 00 min

Que je sache le pollen n’a pas de frontières. On peut donc imaginer que celui-ci vienne de l’autre bout du monde. Les nuages font bien le tour de la terre….


otuscops
20 novembre 2008 - 0 h 00 min

Ne devrait-il pas être fait systématiquement référence au principe pollueur-payeur, et aux responsabilités qui s’ensuivent, dans les articles rapportant des cas de contamination par des organismes génétiquement modifiés, par des substances chimiques (phtalates…), et prochainement sur cet écran, par les nanotechnologies ? Quand une guerre localisée éclate, on envoie les casques bleus. Mais lorsque c’est Mammon qui agresse sous nos yeux notre mère planète, personne ne bouge… curieux, non ?


oPENcOMPTE
20 novembre 2008 - 0 h 00 min

Ne pourrait-on pas demander aux producteurs d’OGM d’assurer la préservation des espèces autochtones, et de fournir aux paysans des semences nettoyées en cas de dissémination ?
Ce serait une inversion de la situation actuelle où le pollué doit se défendre, mais si celui-ci signale à priori son refus d’OGM, qui plus est lorsqu’il s’agit d’un État.
On peut rêver.
En attendant, la Commission européenne fait le forcing pour imposer ces merveilleux OGM à l’ensemble de l’Europe…


JeanPhir
20 novembre 2008 - 0 h 00 min

Comme l’on écrit oPENcOMPTE et otuscops, il faudrait que les semenciers responsables soient à leur tour attaqués en justice, par exemple par des associations. Les problèmes liés à cette dissémination peuvent être éternellement débattus et conduire au statu quo mais il n’en reste pas moins vrai qu’un agriculteur a le droit de conserver ses variétés saines et utilisables. Or, s’il les utilise il se trouve en infraction avec le droit de propriété sur les gènes modifiés. Ils pourraient aussi être attaqués pour d’autres délits (à étudier) : puisque ces gènes leurs appartiennent ils sont sensés prendre leur précaution pour les conserver sinon cela s’appelle une pollution. C’est aussi une appropriation du bien d’autrui – c’est un peu comme si le propriétaire d’un anti-vol venait le placer sur votre deux-roues et vous interdisait de faire quoi que ce soit contre SON antivol et, du coup, d’utiliser votre deux-roues ! Dans le cas présent il s’agit de millions d’antivol lâchés dans la nature et qui ont une action sur elle de toute façon.

Oui, Josemite, le pollen des Graminées voyage loin mais ce n’est pas la question qui se pose ici :-) . L’interrogation est sur le fait que le pollen d’un OGM est sensé être rendu stérile pour éviter cette propagation. C’est donc la preuve IRRÉFUTABLE que les informations ou publicités de Monsantos sont donc mensongères. De plus, bonne nouvelle, c’est suffisant sur le plan « juridique » pour mettre en doute leur bonne foi et toutes leurs autres affirmations…

A noter que s’il avait s’agit d’un pollen qui permettrait au maïs de pousser dans l’eau salé (cf. riz OGM) la conséquence serait différente : on peut parfaitement concevoir des OGM bénéfiques pour l’humanité et inoffensif pour l’environnement, simplement c’est du cas par cas : par défaut ils doivent être interdits.


jopaul
20 novembre 2008 - 0 h 00 min

Quand on découvrira que les gènes de Homo sapiens ont été modifiés, il sera trop tard…


safournier
15 décembre 2008 - 0 h 00 min

Oui, mais ne révons pas. Quand on voit que les apiculteurs voient la disparition de leurs cheptels, ont identifiés les causes majeures qui sont dans la plupard des cas liés aux pesticides neurotoxiques et qui au bout du compte ne peuvent rien faire pour faire interdire ces produits toxiques qui se retrouve de plus dans nos assiètes … Non faut pas réver, Monsento ne pense qu’à son monopole et à sa future domination du vivant sur la planète. Les génétiques originelles sont sauvegardées dans ses tiroirs pour un futur usage. Une autre forme de fachisme voit le jours … Pour quand une vrai Résistance ?



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