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Du bio dans les labos ? La recherche française à la traîne

76 % des français pensent que l’agriculture bio est une solution d’avenir. Pourtant, malgré la confiance du public et les ambitions affichées par le gouvernement, une récente analyse scientométrique vient de montrer que les efforts de la recherche française en la matière restent faibles.

En 2007, l’Agence Bio recensait 11 978 exploitations engagées dans la production biologique, couvrant 2 % de la SAU (surface agricole utile) française. Le nombre d’agriculteurs investis dans ce mode de production est en augmentation, répondant à une demande qui, elle aussi, progresse. Le marché de l’alimentation bio croît de 10 % par an depuis les cinq dernières années et le pays, pourtant première puissance agricole européenne, doit importer plus de la moitié de sa consommation en bio. Devant cette situation, en février 2008, Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, annonçait sa volonté de tripler les surfaces à l’horizon 2012.

Alors, à l’instar de ce que connut l’agriculture productiviste, on s’attendrait à ce que la recherche scientifique, qui joue un rôle majeur dans nombre d’orientations sociétales, s’investisse dans le domaine, favorisant l’optimisation et le développement des techniques. Mais les efforts sont-ils effectivement à la hauteur des enjeux ? Pour répondre à cette question, la Fondation Sciences Citoyennes (1) s’est penchée de plus près sur les travaux scientifiques.

Mesures de l’activité scientifique : le bio ‘ orphelin ‘

Le monde scientifique considère que le nombre des publications donne une image de l’activité scientifique. Ainsi, pour un domaine donné, l’analyse bibliométique déploie des indices qui permettent de mesurer et évaluer l’intensité des recherches. Ces indices déterminent alors si un domaine est considéré comme important. Ils reflètent les priorités décidées au niveau des politiques nationales et, en interne, dans des institutions comme l’INRA, donnent un aperçu des moyens alloués, humains et financiers.

Pour l’Union Européenne des 27, ‘ l’indice de spécialisation ‘, qui illustre la part des recherches toutes disciplines confondues, est de 1,52 pour l’agriculture biologique. Il n’est que de 0,68 aux USA et de 0,18 pour la Chine. Cet indice, largement supérieur à 1 en Europe, montre que l’agriculture biologique est un domaine dans lequel la recherche est active et soutenue. Mais, il ne s’agit là que d’une moyenne. Dans le détail, la France est très loin derrière : elle affiche un indice de spécialisation de 0,47. En s’intéressant à la production scientifique au sein des disciplines mères (agriculture, biologie, écologie, agroalimentaire), ‘ l’indice de priorisation ‘ français ne dépasse jamais les 0,6. Avec des valeurs aussi faibles, ces deux chiffres démontrent que l’agriculture biologique est un domaine ‘ orphelin ‘ en France.

Pourquoi un tel retard de la recherche française ?

Dans leur analyse, E. Gall, G. Millot et C. Neubauer, de la Fondation Sciences Citoyennes, expliquent que ce déficit dépend de plusieurs facteurs. En termes de moyens, ces auteurs estiment que le soutien politique et financier reste très faible. L’illustre la ressource humaine. Sur les 9 000 personnes travaillant à l’INRA, les projets d’agriculture bio impliquaient, en 2007, 35 équivalents plein temps. Tous instituts confondus, on en recense seulement 50. D’après Sciences Citoyennes, il y aurait en France un contexte très particulier porteur de ce sous-investissement : ‘ le rôle d’un syndicalisme agricole converti au productivisme, puissant et largement majoritaire du fait du mode de scrutin des élections en chambre d’agriculture, et l’influence de l’industrie de la chimie depuis la seconde guerre mondiale sur la décision publique, y compris sur l’organisation de la recherche ‘. Mais les analystes y voient aussi des facteurs culturels. La prévalence des approches scientistes pourrait expliquer ce désintéressement pour l’agriculture biologique. L’agriculture bio est, en effet, un domaine où la compréhension des interactions entre les êtres vivants est essentielle, et où les savoirs populaires, plus intégrateurs, peuvent apporter beaucoup. Mais, en France, la ‘ figure industrieuse de l’ingénieur ‘ et la tradition des lumières, qui prône la domination de la nature par l’artificialisation, ont la peau dure.

Elisabeth Leciak


1- Fondation Sciences Citoyennes

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 02 avril 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
lea
3 avril 2009 - 0 h 00 min

Recherche pauvre en France concernant le bio, nous savons pourquoi.
Ma question: De source sûre, je viens d’apprendre que la cantine du siège de l’INRA à Paris n’est approvisionnée qu’en aliment issus de la production biologique. Cherchez l’erreur.


opaque
3 avril 2009 - 0 h 00 min

les chercheurs de l’inra mangent bio pour compenser le manque de moyens qu’on leur alloue dans ce domaine: ainsi peuvent ils tester sur eux même les effets d’une alimentation normale, que la tradition des lumières artificielles à fait tomber dans l’oubli. si aucun d’eux ne souffre d’anémie d’ici vingt ans, le programme gouvernemental de développement de l’agriculture normale (dite bio)sera multiplié par 2, c’est promis! sauf bien sur s’il reste des stocks de pesticides à écouler …
Restons sérieux , tout de même…le patron, ce n’est pas Sarkozy, mais Bayer industries, Monsanto et consorts, complices consommateurs compris.
conclusion:la guerre des mondes n’a nul besoin des martiens, nous sommes en plein dedans.


pavupapri
5 avril 2009 - 0 h 00 min

article intéressant prouvant si il le fallait encore que l’agriculture bio est peu aidée, mais cela ne concerne pas que la recherche , il en de même de l’encadrement technique, en 30 ans de carrière je n’ai jamais vu l’ombre d’un technicien du domaine public (chambre d’agriculture, office technique,inra etc ), toujours il a fallu se débrouiller seul ou avec l’appui d’organisation bio comme Nature et Progrès , les GAB, les CIVAM.mais c’est peut être mieux ainsi car la vision technocratique et productiviste de la bio de la directrice de l’INRA risque de donner des sueurs froides aux petits paysans .ainsi va se développer si nous n’y prenons pas garde une bio industrielle déconnectée des humains et de l’écologie globale.


jackber
5 avril 2009 - 0 h 00 min

Il faudrait aussi et surtout demander aux agriculteurs pourquoi ils ne se mettent pas au bio. Ils vous répondraient peut être comme moi que quand vous convertissez votre exploitation au bio, vous allez presque doubler voir tripler sur certaines cultures le temps consacré au désherbage mécanique. Sans parler du problème temps qui représente aussi du fuel et de l’usure de matériel, ils vous diraient, pour certains bien affutés, que l’on perturbe beaucoup la vie biologique de surface, pourtant essentielle à la restauration des équilibres biologiques. Le bio est et doit rester un choix de vie ( après tout chacun doit être libre d’acheter des produits sans chimie)mais ne peut pas être la solution car, comme tout agriculteur qui le sait, les rendements ne sont pas à la hauteur ce qui explique le prix plus élevé.


shana
5 avril 2009 - 0 h 00 min

Lorsque la démocratie existera, il y aura 76% d’agriculteurs bio en France. Et pour le reste c’est pareil…
Cordialement,


Anibé
7 avril 2009 - 0 h 00 min

[quote]jackber a dit: Le bio est et doit rester un choix de vie ( après tout chacun doit être libre d’acheter des produits sans chimie)mais ne peut pas être la solution car, comme tout agriculteur qui le sait, les rendements ne sont pas à la hauteur ce qui explique le prix plus élevé.[/quote]
Ah vous avez ABSOLUMENT RAISON!!! Les pauvres doivent continuer à pouvoir CHOISIR de manger de la m***e poussée à coup de pesticides et d’engrais chimiques, qui est -actuellement- moins chère et voir ainsi bousiller leur capital santé et celui de leurs enfants… Il ne faudrait quand même pas que tout le monde décide de se nourrir sainement, ce serait « la mort du petit cheval » (euh, pardon, la mort du GRAND cheval de l’industrie pétrochimique…) :o D
Avez-vous entendu parler de la permaculture?
Avez-vous entendu parler des « plantes compagnes »?
Avez-vous entendu parler des prédateurs de parasites?
Etc.

Avez-vous vu le film « Nos enfants nous accuseront »? (jusqu’au bout, j’entends, jusqu’au moment où, dans le générique de fin, on vous annonce la mort de la femme de l’agriculteur qui arrosait ses vergers de mort chimique…)



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