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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » Disparition des abeilles, une étude démontre la culpabilité d’un insecticide
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Disparition des abeilles, une étude démontre la culpabilité d’un insecticide

Dans la dernière édition de la revue Science, une étude de l’INRA (1) met pour la première fois en évidence le rôle d’un insecticide dans le déclin des abeilles, non pas par la toxicité directe du produit mais en perturbant les facultés d’orientation des ‘mouches à miel’ et leur capacité à retrouver leur ruche. L’insecticide concerné est le thiaméthoxam, utilisé pour la protection des cultures (colza, maïs, etc.) contre certains ravageurs. Appartenant à la famille des néonicotinoïdes, une classe d’’insecticides neurotoxiques, on le trouve notamment dans le Cruiser, une préparation utilisée en enrobage de semences (maïs, colza, etc.).

Pour leur étude, les chercheurs ont collé des micropuces RFID sur plus de 650 abeilles, permettant ainsi, grâce à des capteurs électroniques, de détecter les entrées et sorties de la ruche de chacune d’entre elles. Simultanément, une moitié des individus a été nourrie avec une solution sucrée contenant une dose très faible d’insecticide, donc non létale, comparable à celle que les abeilles peuvent rencontrer dans leur activité quotidienne de butinage sur une culture traitée. L’ensemble des 650 butineuses a ensuite été relâché à 1 kilomètre de sa ruche, soit une distance d’activité normale chez les abeilles domestiques.

Un taux significatif de non-retour des abeilles contaminées a alors été constaté. La dose d’insecticide ingérée n’étant pas mortelle, les chercheurs ont imputé ce déficit au phénomène de désorientation dû à l’intoxication par l’insecticide neurotoxique. Combiné à la mortalité naturelle, ce non retour d’une partie des abeilles aboutit à une mortalité journalière de 25% à 50% chez les butineuses intoxiquées, soit jusqu’à trois fois le taux naturel (environ 15% des ouvrières butineuses quotidiennement).

Un tel phénomène peut conduire, en période de floraison, l’effectif de la colonie à chuter de moitié, voire jusqu’à 75 % dans les scenarii les plus pessimistes. Soit un effondrement de l’essaim critique, au moment où la population de la ruche devrait atteindre un maximum pour une production de miel équivalente …

Par cette étude, les chercheurs de l’INRA montrent que ce type d’insecticide a le potentiel de déstabiliser fortement le développement normal d’une ruche, la rendant de fait plus vulnérable aux autres maux susceptibles de l’affaiblir, voire de l’éradiquer, tels les facteurs pathogènes (varroa, Nosema, virus) ou de variations de la ressource florale naturelle.

Alors que l’effondrement des populations de pollinisateurs, qui touche les abeilles domestiques comme leurs homologues sauvages, reste officiellement sans réponse, l’étude de l’INRA apporte pour la première fois la preuve que l’une des substances insecticides les plus utilisées peut conduire à un effondrement des populations par leur désorientation. Une première qui devrait logiquement conduire à l’interdiction des insecticides concernés, demandée de longue date par le monde apicole.

Alex Belvoit

1- Institut National de Recherche Agronomique.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 03 avril 2012 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
opaque
9 avril 2012 - 0 h 00 min

En attendant la contre expertise de l’industrie agro chimique destinée à démontrer que les abeilles se font écraser sur les autoroutes, le ministère européen de l’écologie disparue a immédiatement retiré du marché le miel contaminé et ordonné l’abattage des abeilles contaminées par précaution.
une race d’abeilles génétiquement manipulées résistante aux neuro-toxiqueset pouvant se passer des fleurs serait en cours d’expérimentation au service du docteur no , futur prix Nobel, nous affirme la voix du progrès: cela a immédiatement rassuré les marchés,et nous avec: a force d’éternuer à cause du pollen, ça commence à bien faire


diego
11 avril 2012 - 0 h 00 min

Excellent Opaque, vraiment excellent :-)



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