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Disparition des abeilles : un diagnostic officiel fort complaisant

La diminution des insectes pollinisateurs s’observe depuis quelques dizaines d’années et, depuis 1998, une mortalité inhabituelle dans les colonies d’abeilles est rapportée par de nombreux témoignages, notamment en France. Pour Apis mellifera, l’abeille à miel domestiquée, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) démontre dans un rapport, daté de novembre mais publié hier, que les causes de mortalité sont multiples. Elle énumère ainsi les effets d’agents biologiques pathogènes comme les parasites, les virus ou les champignons, et les quelque 5 000 déclinaisons commerciales de pesticides (1) susceptibles de provoquer des dommages irréversibles sur les colonies. La dégradation de l’environnement est également une cause énoncée, avec une perte de biodiversité qui limite les ressources polliniques indispensables à la survie de ces animaux, tout particulièrement dans les zones de grandes cultures. L’influence des ‘perturbations climatiques’ apparaît également réelle, tout comme certaines pratiques apicoles, dernière grande famille de causes de mortalité des ruchers relevée par l’Afssa.

Dans la majorité des pays de l’Union Européenne, les colonies d’abeilles domestiques ont montré ces dernières années des taux de mortalité souvent très supérieurs à 10 %, ils peuvent atteindre dans les cas extrêmes 90 à 100 % du cheptel lors de la reprise de l’activité apicole au début du printemps. En France, les taux de surmortalité enregistrés sont de 30 à 35 %. Or, selon l’Afssa, la survie et l’évolution de 80 % des espèces végétales dépendent des abeilles, et s’il faut encore rajouter des chiffres pour insister sur la gravité du problème, des estimations économiques évaluent à plus de 80 milliards d’euros la valeur du service écologique rendu par ces pollinisateurs. Devant l’hécatombe, l’Afssa, dans son rapport, cherche à synthétiser l’ensemble des données disponibles pour mieux décrypter les causes de mortalité, des causes diverses et agissant parfois en synergie.


L’agence recense plus de 40 causes et insiste sur une incidence multifactorielle

Entre prédateurs, parasites, champignons, bactéries et virus, 29 agents pathogènes sont identifiés par l’Afssa. Ils agissent isolément ou de façon concomitante, et les principaux sont l’acarien Varroa destructor, un parasite qui provoque d’importantes mortalités hivernales, le Nosema cerenae, un champignon affaiblissant la colonie et la rendant très sensible aux autres maladies et encore, le virus de la paralysie chronique.

Face aux produits phytosanitaires, herbicides, insecticides etc., agents chimiques potentiellement toxiques pour les abeilles, la synthèse des données faites par l’Afssa révèle qu’une causalité est difficile à démontrer, « il n’est pas possible à l’heure actuelle, de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse qu’une exposition chronique à certains de ces produits puisse jouer un rôle direct ». Dédouanant presque les pesticides incriminés qui ont fait la une de la presse il y a quelques années, le rapport précise que « l’utilisation (en France, N.D.L.R.) de produits phytopharmaceutiques dotés d’un AMM (autorisation de mise sur le marché, N.D.L.R.), dans le respect des bonnes pratiques agricoles, devrait garantir l’absence d’exposition pour les abeilles ». Sur ce chapitre, il est conclu par exemple que « les intoxications aiguës par des produits pulvérisés sont les accidents susceptibles de se produire en cas de non-respect des bonnes pratiques agricoles », néanmoins, on lisait trois pages plus haut que l’analyse des incidents notifiés aux réseaux de surveillance montre que « dans 18 % des cas l’incident fait suite à un usage autorisé ». En fait, d’après le rapport, l’impact sur les populations d’abeilles serait plutôt indirect, c’est-à-dire que la destruction des habitats, notamment après l’application d’herbicides, présente des effets beaucoup plus notables sur le terrain. La transition vers l’importance des causes environnementales est faite…

Un environnement de moins en moins favorables aux abeilles

Les modifications du paysage, par l’intensification de l’agriculture ou l’urbanisation qui concourent à une réduction de la diversité végétale ont un impact fort sur l’alimentation des abeilles. Les milieux offrent désormais une disponibilité réduite en plantes pollinifères et mellifères, avec de moindres valeurs nutritionnelles affaiblissant durablement les colonies. Les ondes électromagnétiques (2) sont également évoquées, les abeilles pouvant effectivement les percevoir, mais le document stipule que les « données actuelles ne permettent pas de mettre en évidence une relation entre ces champs et la mortalité des abeilles domestiques ». De la même manière, la présence de plantes transgéniques dans l’environnement des colonies d’abeilles serait, à ce jour, sans effet démontré.

Globalement, ce travail de l’Afssa met en évidence la très grande diversité des facteurs qui peuvent jouer un rôle néfaste sur les colonies d’abeilles. Devant cette complexité, l’agence déplore le manque de suivi et de surveillance épidémiologique qui permettrait de mieux cerner la situation. Les aspects sanitaires semblent néanmoins prépondérants à l’issu de ce rapport, et notamment le rôle des facteurs biologiques comme la varroase. Et, alors que l’impact des pesticides, dénoncé comme une cause majeure par les professionnels de l’apiculture, n’est pas confirmé par cette synthèse, l’Afssa aurait plutôt tendance à inviter les apiculteurs à mieux prendre en charge les pathologies qui affectent les colonies en France. Enfin, dans ces recommandations pour l’avenir de la filière, l’Afssa préconise la création d’un institut technique apicole.

Elisabeth Leciak

1- Ces 5000 produits pesticides reposent sur environ 450 substances actives.

2- A lire le dossier très complet ‘Requiem pour nos abeilles‘ de Dominique Guillet sur le site Liberterre

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 19 février 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
tomate
20 février 2009 - 0 h 00 min

Bonjour !

A propos d’abeilles, j’ai vu récemment un documentaire concernant les techniques de pollinisation mises au point par des agriculteurs chinois .
Sans doute, nombre d’entre vous l’ont visionné .
C’est , si ma mémoire ne me fait pas défaut, un document émanant de la BBC.
On peut le visionner sur le site  » les mots ont un sens  » de Mr NAPAKATBRA – rubrique environnement .
Quoiqu’il en soit , c’est effarant !!!
maintenant un peu de cynisme : dans notre société conduite par l’économie de marché, le métier de pollinisateur ( trice) est un moyen de donner du travail à beaucoup ( à raison de 3 arbres fruitiers/ JOUR/ Personne) ….. SANS COMMENTAIRES. Le problème: le coût est certain !!!
AHHHH L’HOMME !!!!! pas encore devenu HUMAIN…. malgré ce que l’on veut nous faire croire …. !


Cris
20 février 2009 - 0 h 00 min

Salut tomate,

Dsl de répondre hors sujet mais je ne sais pas comment te contacter autrement.
Je t’invite donc à lire ma contribution sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3557


jeanyves
20 février 2009 - 0 h 00 min

Salut
Nosema est un protozoaire et pas un champignon… et N. ceranae semblerait moins dangereux que le classique N. apis qui sévit depuis longtemps en Europe, et « profite » de l’affaiblissement des colonies par Varroa et autres causes néfastes pour s’installer.
Ne pas oublier non plus que beaucoup de professionnels (et des amateurs mal informés aussi !) « exploitent » au sens fort du terme leurs abeilles en soutirant le maximum de miel et en le remplaçant par des succédanés sucrés que les ouvrières doivent transformer pour les rendre assimilables, ou ne respectent pas les contraintes des traitements « chimiques » anti-varroa, ou encore distribuent des « médicaments » sans raison objective. Quand l’Afssa parle de causes « multifactorielles », il ne faut pas oublier aussi ces raisons là !


lea
21 février 2009 - 0 h 00 min

L’AMM, ou autorisation de mise sur le marché décidée par l’afssa pour les pesticides ou les médicaments, est bien loin d’être une valeur incontestable; en effet, combien d’autorisations de mise sur le marché délivrés pour des médicaments, qui à l’usage et sur un grand nombre de patients ont mis en évidence une toxicité parfois létale au point de devoir le retirer; ceci après que des marges suffisantes aient été récupérées par le labo qui le commercialisait; sachant qu’aujourd’hui on mise sur un retour sur investissement en 2 ans au lieu de 12 ans il y a 15 ou 20 ans.
Voilà, et on sait pour qui roule l’afssa, qui dernièrement a essayé de relancer le MON810.
Les abeilles, comme les autres organismes vivants, la terre, les plantes, les humains dès lors qu’ils sont dans un environnement pas favorable, pollué, mauvaises nourritures ou insuffisantes, l’organisme, le système immunitaire n’est plus à même de répondre à des agressions extérieures, maladies ou parasites, c’est bien ce qu’ont compris de nombreux spécialistes, mais curieusement, pas l’afssa, organisme d’état, payé par le trésor public, et marionnette des firmes industrielles !


Rose de Berne
22 février 2009 - 0 h 00 min

-Je ne sais pas ce qu’il en est des abeilles à la Réunion mais j’observe depuis deux ans une désorganisation totale et une régression des colonies de guêpes en plein Saint-Denis (la capitale) : ces insectes font des nids assez imposants pour des naissances vers Pâques (on consonne à cett époque de l’année les larves sautées sous le nom de « zendettes », c’est délicieux). Depuis les traitements au BTI suite à l’épidémie de chikungunya de 2006, les populations ont DIMINUE de façon importantes : les équipes batisseuses de nids sont REDUITES (deux ou trois individus pour une vingtaine auparavant). Les nids sont débutés à des endroits peu protégés, souovent en plusiuers exemplaires, la construction est très lente et erratique, les nids sont abandonnés aux premières alvéole sans ponte. J’ai 7 ans d’observations, sur un même site (grand bâtiment administratif, très propice aux colonies de guêpes.


pavupapri
22 février 2009 - 0 h 00 min

je suis apiculteur et consterné par cet avis de l’AFSSA, au même moment nous apprenons de nos collègues ariègeois la mise en évidence de la responsabilité du pesticide employé contre la fièvre catarale ovine (FCO) sur la disparition des colonies d’abeilles en ariège. analyses à l’appui, soit l’afssa ne sait pas lire , soit leur neutralité est sérieusement mise en doute, c’est inquiétant pour un labo qui s’occupe de la sécurité des aliments pour toute la france !…


eugeneHW
22 février 2009 - 0 h 00 min

Mesdames, Messieurs,
Votre article « Disparition des Abeilles » est fort intéressant et les conclusions de AFSSA dans la ligne officielle.
Il existe un produit 100 % naturel et biologique qui lutte efficacement contre la Varroa. Aucun test sérieux et suivi n’a été entrepris ä ce jour, ni en Allemangne, ni en Suisse, ni en Autriche. Un test très prometteur en Fribourg/Bsg a été arrêté mistérieusement …
Il existe aussi des BOÎTES GEOPATHIQUES qui protègent une maison … ou une ruche d’abeilles des ondes électromagnétiques.
Mais personne ne semble s’y intéresser, la « douleur » n’est toujours pas assez grand ??
Meilleures salutations
Eugène H. Wehrli


thylacine
22 février 2009 - 0 h 00 min

Les abeilles ne sont qu’un tout petit aspect du « multigénocide » pratiqué par l’espèce humaine sur beaucoup d’autres espèces. Dans ce cas c’est en bonne partie par empoisonnement du milieu de vie. Faut-il être bête! Comme si le milieu de vie des abeilles n’était pas aussi le nôtre…


vintemp
23 février 2009 - 0 h 00 min

Comme toujours les institut francais roule pour les multinationale donc le neutralité n’est plus a démontré depuis bien longtemps.
Mais l’humanité a 100 ans d’avance en technologie par rapport à sa mentalité.
l’armée française avais 10 ans de retard par rapport au nazi en 1940.
Nous avons 10 an de retard par rapport à la lutte contre le réchauffement climatique mais pour la cupidité nos industrielles ne sont pas en retard.
bonne journée comme même!Et dans 30 ans nos hommes politique nous dirons qu’ils ne savaient pas!ou qu’ils n’imaginaient pas!


jansa
23 février 2009 - 0 h 00 min

Le dernier rapport de l’AFSSA sur la santé des abeilles est une scandaleuse entreprise de manipulation.
Il est écrit dans la conclusion:

« Ces informations ont permis de dresser un inventaire quasi exhaustif des causes de

maladie des abeilles, notamment de mortalité des colonies d’abeilles. Il montre la très

grande diversité des facteurs biologiques, chimiques et d’environnement qui peuvent jouer

un rôle néfaste, de façon indépendante ou associée, sur les colonies d’abeilles….La réflexion menée n’a

pas permis de confirmer l’hypothèse d’un rôle prépondérant attribué aux pesticides par des

professionnels de l’apiculture, dans la mortalité des colonies d’abeilles françaises. »

Bien entendu pour être sur et certain d’arriver à ce résultat, la meilleure méthode est celle qui a été suivie par l’AFSSA, c’est à dire ne pas prendre en compte les données scientifiques qui conduisent à penser le contraire.
En effet les publications des scientifiques français, (parmi les quels on peut citer ARNOLD, BONMATIN, BELZUNCES, COLIN, SUCHAIL), ayant mis en évidence les risques et les effets des pesticides pour l’abeille, ne figurent pas dans la bibliographie étudiée.

De plus Monsieur Philippe VANNIER de la direction générale de l’AFSSA a tenu des propos diffamants et stupides, affirmant que les apiculteurs ont utilisé du lindane pour lutter contre le varroa, le jeudi 19 février sur France Inter.

On peut ajouter à ce triste tableau l’ineptie des avis de l’AFSSA sur le Cruiser et l’abeille.

Par ses agissements l’AFSSA se déconsidère totalement.

L’AFSSA qui est présentée comme une agence indépendante regroupe dans son conseil d’administration les diverses composantes du lobby des pesticides: l’UIPP lobby des fabriquants , le président de l’AGPM lobby des maïsiculteurs, le président de l’APCA, et un représentant de l’agroindustrie.

Ceci explique-t-il cela?



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