Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » Des paysans d’Afrique de l’Ouest informés sur les méfaits des pesticides
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
Capture d’écran 2018-01-19 à 12.04.09

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Quel panneau solaire pour recharger une batterie ?
  2. Recycler son ordinateur pour ne plus extraire d’or
  3. Prendre conscience de l’impact des ...
  4. Une centrale nucléaire flottante en Russie
  5. Greenpeace contre le suremballage


Focus Sur
camping
Où camper en prenant soin de l’environnement ?

Le dossier du mois
Capture d’écran 2018-01-19 à 12.04.09
Que se passerait-il si, au cours d’une nuit, le monde entier devenait végétarien? Un monde où le steak tartare, le coq au vin et le boeuf bourguignon n’existeraient plus. L’ère des légumes ne ferait que commencer. L’infographie nous plonge dans ce tout nouveau monde, explorant les relations entre les carnivores, la planète terre et notre santé. Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Des paysans d’Afrique de l’Ouest informés sur les méfaits des pesticides

Dans le cadre d’un projet international promouvant les pratiques agricoles durables en Afrique de l’Ouest, 100 000 agriculteurs au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal sont parvenus à réduire l’utilisation de pesticides tout en augmentant leurs rendements, de même que leurs revenus. Travaillant en groupes restreints au sein d’écoles pratiques d’agriculture de terrain, également appelées « fermes-écoles » ou « Farmer Field Schools », ces petits paysans ont acquis des pratiques visant à améliorer la qualité des sols, notamment via la réduction des pesticides. L’utilisation d’insectes prédateurs des nuisibles, le choix de variétés de semences adaptées, l’épandage de pesticides naturels et l’adoption de certaines pratiques culturales font partie des enseignements dispensés à même le terrain.

Au cours des dernières décennies, la tendance en Afrique de l’Ouest, à l’instar de nombreuses autres régions du monde, était le recours accru à des pesticides hautement toxiques pour les cultures à haute valeur. La production de coton représente la culture ayant le plus lourd impact dans cette région, en raison de ses effets sur les sols fragiles et d’une utilisation excessive de pesticides. Pour William Settle, expert de la FAO (1), le problème vient notamment du fait que : « (…) Il y a un manque général de connaissance des effets négatifs des pesticides sur la production, l’économie et la santé des communautés ainsi que sur l’environnement ».

L’objectif fixé vise dès lors à démontrer concrètement aux producteurs locaux le bien-fondé d’un changement de leurs pratiques de culture. Pour exemple, un groupe de 25 agriculteurs, avec l’aide d’un formateur, a ainsi préparé deux parcelles de formation dans le village, l’une d’elles utilisant les méthodes locales de l’agriculture conventionnelle, la seconde étant convertie à des pratiques durables adaptées à la culture et à son emplacement.

Or, les faits montrent que ces initiatives sont gagnantes à plus d’un titre. Au Mali, dans 65 villages de planteurs de coton, formés en 2007-2008, on a noté une réduction de 94 % de l’utilisation des pesticides chimiques et une augmentation de 400 % de l’utilisation des matières biologiques comme le compost, le fumier ou la paille de riz. Au Sénégal et au Mali, on enregistre une réduction de 90 % de l’utilisation de pesticides chimiques, un à deux ans après les formations.

S’il y a tout lieu de saluer ces initiatives qui veillent à intégrer à leur démarche des populations locales en difficultés, via le partage d’un savoir-faire, on ne peut s’empêcher de penser que d’autres petits agriculteurs au sein même des pays développés auraient également bien besoin d’un soutien pour se convertir à des pratiques agricoles plus durables. La preuve est faite qu’il ne suffit pas toujours que l’information soit dispensée pour qu’il y ait passage à l’acte.

Cécile Cassier
1- Organisation mondiale des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 21 décembre 2010 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL





à lire aussi
Agriculture...
Chardonneret Elégant
     
Flux RSS