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Castration des porcs : entre souffrance et aberration économique

Pour les éleveurs, la castration des porcs s »impose’ du fait que la viande des animaux non castrés peut, une fois cuite, présenter une odeur désagréable due à l’androsténone, une phéromone produite par les testicules, et au scatol, une substance synthétisée par le verrat (porcs mâles non castrés). Toutefois, plusieurs facteurs entrent en compte lorsque l’on se penche sur la problématique de la viande de verrat :

- les concentrations d’androsténone et de scatol sont très différentes d’un animal à l’autre,

- tous les êtres humains ne trouvent pas l’odeur de verrat désagréable,

- certaines personnes ne perçoivent pas l’androsténone.

Face à ce problème, la réponse des éleveurs est de castrer les jeunes cochons, ce qui a pour effet de supprimer l’odeur d’androsténone. Néanmoins, pour d’évidentes raisons de ‘bien-être’ animal, selon la législation européenne la castration doit être réalisée sous anesthésie et par un vétérinaire dès lors que l’animal a plus de 7 jours, or, dans les faits cette directive peine à être adoptée par les Etats.

Par ailleurs, au-delà de ce point, le principe de la castration est mis à mal par de très nombreuses études. Ainsi, l’analyse de la vitesse de croissance des porcelets castrés a permis de constater qu’après la castration, elle est inférieure d’un à trois jours à celle des animaux non castrés (ce qui s’expliquerait par le stress et la douleur occasionnée lors de l »opération’). Les verrats (porcs mâles non castrés) ont en outre une viande plus maigre (donc mieux rémunérée par les abattoirs), une meilleure conversion de l’alimentation en viande (moins de nourriture pour parvenir à un poids donné) et manifestent une moindre sensibilité aux maladies, infections et malformations… Autant d’arguments en faveur d’une meilleure rentabilité économique pour les éleveurs.

D’un point de vue environnemental, la castration apparaît également comme une erreur. Les verrats assimilent plus les nitrates et les phosphates provenant de leur alimentation et en rejettent donc moins (- 7 % pour les nitrates et – 5 % pour les phosphates), limitant ainsi l’impact de leur élevage sur l’environnement. Tandis que grâce à la meilleure conversion de l’alimentation en viande, la production de lisier est plus faible.

Malgré ces nombreuses études, le poids des habitudes et traditions étant ce qu’il est, l’évolution des pratiques de la profession ne se fait que très lentement. Les porcs qui devront subir cette castration seront donc encore très nombreux l’année prochaine avec, rien qu’en Belgique, plus de 5 millions de porcelets castrés à vif, par exemple.

Alex Belvoit

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