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Ça sent le soufre pour le frelon asiatique

Frelon asiatique

Le célèbre frelon asiatique ou Vespa velutina continue sa progression, entamée en 2004, sur le territoire national.  Si pour l’instant, la région la plus touchée est le quart sud-ouest de la France, les autres régions sont de plus en plus concernées par ce redoutable prédateur des abeilles. En effet, une fois adulte, le frelon se nourrit de fruits mûrs et de nectar.

Pour défendre leurs ruchers, les apiculteurs utilisent, entre autres,  du dioxyde de soufre (SO2) pour détruire les nids du frelon. Le soufre permet une action sélective sur les nids, il est assez facile à utiliser, notamment pour les nids situés en hauteur et, d’un faible cout financier il a de plus l’avantage de ne pas laisser de traces persistantes dans l’environnement

Mais la bureaucratie européenne ne l’entend pas tout à fait ainsi. Et, comme le signale le Ministère  de l’écologie : «  le dioxyde de soufre ne fait pas partie des substances actives biocides insecticides autorisées, faute de dépôt de dossier en vue de son évaluation dans le cadre de la directive 98/8/CE ».

Afin de démêler cette situation,  l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie par les pouvoirs publics en juin 2013 et a remis son avis le 23 juillet. L’Agence préconise une autorisation temporaire et encadrée du dioxyde de soufre. Suite à cela, le Gouvernement a pris un arrêté qui a été publié au Journal officiel le 7 septembre autorisant l’utilisation du SO2 pour une période limitée de 120 jours, à savoir jusqu’au 5 janvier 2014.

Cette dérogation temporaire est accompagnée d’un encadrement strict et notamment réservée à des opérateurs ayant suivi une formation spécifique à la manipulation du produit. De plus les opérations de destruction des nids devront être accompagnées de mesures de gestion des risques telles que : bonnes pratiques de manipulation, protection des opérateurs, information préalable et mesures de protection des riverains…

Par la suite, la porte reste ouverte à une utilisation  plus définitive du SO2, et selon le Ministère de l’écologie : « il appartient aux professionnels de compléter l’évaluation de l’efficacité du produit et de ses risques pour la santé et l’environnement, afin d’obtenir une autorisation pérenne dans le cadre général de la réglementation biocide, au même titre que les autres substances. »

1 – L’Anses a été créée le 1er juillet 2010 par la fusion de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset).

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Michel (voir la biographie)
le 12 septembre 2013 à 11:01

95 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
Eau-la-la
13 septembre 2013 - 11 h 28 min

L’usage d’un produit de ce type fait réagir les pouvoirs publics alors que pour les OGM et pesticides Monsanto et apparentés, ils font profil bas : ce que le fric et le pouvoir de nuisance sont capables de faire en regard de pauvres bergers d’abeilles qui luttent au quotidien contre TOUTES ces pollutions laisse songeur sur l’avenir de l’humain et de la planète.
Car si nos pollinisateurs disparaissent, c’est la famine à très brève échéance.
Et pour la terre entière.
Albert Jacquard le disait déjà en 2009 : nous sommes isolés sur notre planète, préservons là ou nous disparaitrons.


Pascal Frissant
13 septembre 2013 - 22 h 28 min

Un nid de frelon est caché dans une forêt inaccessible.Notre vigne voisine est une réserve de sucre pour ces frelons asiatiques.Comment va t on faire pour vendanger à la main?


Anne Onyme
13 septembre 2013 - 23 h 47 min

sauf que le souffre est un dangereux asphyxiant, qui nécessite de multiples précautions (stockage, transport, manipulation) pour ses utilisateurs et les gens autour ; qu’on ne peut pas utiliser dans les endroits clos

C’est un des plus puissants gaz a effet de serre, responsables aussi des pluies acides qui abîment nos forets. Et pour détruire 1 nid, les utilisateurs de souffre balancent 70 à 140 cc (ml) de ce gaz en phase liquide, ce qui après détente fait plusieurs m3 de gaz pur ! il existe des désinsectisants bien moins toxiques et bien plus sécuritaires pour les usagers et pour l’environnement ! des molécules à base de pyrèthres dégradables aux U.V.
ce gaz produit de l’acide » sulfurique à l’humidité, pouvant corroder par exemple les connections électriques s’il y en a à proximité… exemple : 1 nid fixé à un lampadaire

En principe, vu toutes les phrases de risques qui existent sur les fiches de données de sécurité d’un tel produit, seuls des professionnels agréés et sérieusement formés devraient y avoir accès. Demandez à Mr Simoneau qui était professeur au lycée viti-vinicole de la Tour Blanche ce qu’il pense des dangers du souffre, lui qui a failli en devenir aveugle et qui en gardera les séquelles visibles toute sa vie.

Je suis étonné que des associations non professionnelles utilisent ce produit toxique comme c’est le cas parfois en bordelais depuis quelques années. Après vérification auprès des bureaux techniques du MEDDTL, le dioxyde de soufre avait été interdit en tant qu’insecticide, et ce depuis le 1/9/06.

aujourd’hui le souffre ne semble pas encore « autorisé » définitivement ; il ne bénéficierait que d’une dérogation à titre provisoire (120 jours à compter de la parution au JO de l’arrêté) prévoyant une formation des opérateurs et le respect des conditions d’emploi (transport, manipulation, périmètre de sécurité etc.).
L’utilisation du SO2 sera a priori réservée aux nids situés à l’extérieur et en hauteur.


taverne
14 septembre 2013 - 0 h 28 min

il y a moins de vagues pour les produits monsanto stc


taverne
14 septembre 2013 - 0 h 38 min

j’oubliais il sert à quoi ce produit toxique pour le vin bien sur


MATHIEU Daniel
14 septembre 2013 - 12 h 39 min

Il faut avoir visité un des volcans d’Indonésie, comme le Kawa Igen pour avoir une idée des quantités de SO2 rejetées dans l’atmosphère et de son impact sanitaire pour évaluer la puissance de notre bureaucratie. Voir http://www.400iso.org/reportages/kawaigen/
Par ailleurs, j’ai de tout temps vu mes parents utiliser le SO2 pour « désinfecter » ses tonneaux et brûler des mèches de soufre pour ce faire.


Gaffet Michèle
14 septembre 2013 - 23 h 21 min

Ah, on voit bien que les bureaucrates étatiques ne se sont pas retrouvés avec un magnifique nid de ces fameux frelons dans leur grenier !!!
En tous cas, moi, je détruirais pas tous les moyens possibles ces sales bestioles importés d’on ne sait où.
Autorisé ou pas, l’important est de trouvé un produit efficace pour tuer ces prédateurs, en faisant attention que le produit utilisé ne soit pas endommageant ni pour l’humain (avec précaution) ni pour la Nature -hors les Vespa velutina.-


Rosario SPINELLI
15 septembre 2013 - 12 h 14 min

P….. d’Anses, ils ne font pas tant de chi-chi pour les pesticides qui tuent nos abeilles, et que dire de l’affaire « redbull »,et la glucuronolactone, je l’ai toujours en travers aussi celle-là…
Ah capitalisme aveugle, quand tu y verras quelque chose, il sera trop tard. Il faut essayer de redonner du pouvoir aux fonctionnaires de l »ANSES avant qu’ils ne nous anéantissent pas dans leur propre pouvoir d’auto-destruction. Dans capitalisme, il y a le mot capit, caput qui en latin veut dire tête, devenu kaputt dans certains pays anglo-saxons… Et pur finir par un question à Monsantos, Quand modifierez vous notre génome, afin que nous aussi devenions résistants au « Rond’Up »


taverne
18 septembre 2013 - 22 h 48 min

cherchez l’erreur il sert à quoi ce dioxyde de soufre le vin mais là on ne se pose pas de questions !!!!!


Le Guernic
4 octobre 2013 - 20 h 22 min

L’ »éco photo est bien triste.


J.Ph. ROSELLO
19 janvier 2014 - 23 h 54 min

1 – On ne peut pas en même temps se plaindre que certains ne respectent pas les normes environnementales et que d’autres ne peuvent pas utiliser des produits interdits, sous le prétexte que seraient de « gentils » apiculteurs ou autre… Tout comme, d’ailleurs, demander plus de contrôles mais moins de contrôleurs, fonctionnaires.
2 – Le soufre n’est pas toxique, ce sont ses dérivés gazeux qui le sont. Par exemple le plâtre (donc le gypse) est formé de soufre, oxygène et calcium…
3 – Effectivement, les quantités libérées par le volcanisme (au sens large) sont gigantesques. La Soufrière, ça vous dit quelque chose ? Et les émanations soufrés des stations thermales ? Comme quoi un produit naturel peut être dangereux et un produit de synthèse inoffensif – le verre par exemple.
4 – Les OGM n’ont strictement aucun rapport avec le sujet. Et comme je le dis et le maintiens depuis des années, un OGM n’est pas dangereux en soi, cela dépend de ce qu’il produit, comme bien des choses. L’insuline et l’hormone de croissance sont fabriqués par des bactéries OGM depuis 30 ans !


toto
10 mai 2014 - 0 h 25 min

je n’y connais rien mais voici peut-être une piste à explorer pour ceux qui veulent combattre ces insectes :

j’ai vu récemment un reportage montrant des drones utilisés pour atteindre des nids de frelons difficile d’accès, et ainsi mieux les cibler et donc en utilisant moins de produits chimiques pour un meilleur résultat et beaucoup plus rapidement que de grimper aux arbres.

cherchez « frelon drone » dans google. des tas d’articles et vidéos en parlent.



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