Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Agriculture Chasse » Agriculture : des insectes contre des herbes indésirables
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  3. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  4. La voiture électrique : pas totalement ...
  5. La filière éolienne de plus en plus puissante ...


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Agriculture : des insectes contre des herbes indésirables

Certaines adventices, désignées dans le langage courant par l’expression « mauvaises herbes », peuvent concurrencer les cultures, en consommant une partie des ressources du sol. Si des solutions naturelles existent pour remédier à ce problème, notamment dans le mode de production biologique, les pesticides restent, encore aujourd’hui, l’option privilégiée. Ainsi, pas moins de 5 700 tonnes d’herbicides ont été utilisées, en 2008, au Royaume-Uni pour traiter les cultures céréalières. Outre son impact sanitaire et environnemental, cette utilisation intempestive rend certaines espèces d’adventices de plus en plus résistantes.

Réalisée conjointement par l’INRA (1) et le BBSRC (Biotechnology and Biological Sciences Research Council) au Royaume-Uni, une récente étude vient de mettre en lumière un moyen permettant de réduire le recours à ces traitements invasifs. Parue dans le Journal of Applied Ecology, celle-ci a mis en avant l’importance clé de la présence de populations de carabes dans les champs cultivés. Appartenant à l’ordre des coléoptères, à l’instar des scarabées et des coccinelles, ces insectes sont friands de graines, et notamment de graines de certaines herbes considérées comme indésirables.

Les chercheurs ont analysé le rapport entre la quantité de graines d’adventices disponible dans le sol d’année en année et l’abondance des populations de carabes sur 257 champs, de quatre cultures différentes (maïs, betterave, colza d’hiver et de printemps). Ils ont alors constaté que plus il y a de graines disponibles en surface, après qu’elles soient tombées de la plante, plus le nombre de carabes est élevé. Aussi, tout laisse à penser que les carabes prélèvent une part non négligeable de graines avant que celles-ci ne puissent réalimenter le stock de graines du sol, responsable des futures germinations.

Cette régulation naturelle s’impose donc comme un moyen complémentaire de lutter contre les adventices néfastes. Mais pour le pérenniser et l’amplifier, il est absolument nécessaire de réduire la quantité de pesticides utilisés et de limiter la pratique du labour, qui perturbe le sol dans lequel les carabes passent l’hiver sous forme de larve ou adulte. D’autre part, il est essentiel de préserver les habitats semi-naturels, qui assurent le maintien de ces insectes dans les paysages agricoles. Alliée à d’autres procédés naturels, la présence de carabes offrent ainsi un espoir de réduire, voire de stopper, le recours aux pesticides. Parmi les autres méthodes de désherbage biologique, se pratique également la rotation sur une même parcelle de cultures différentes. Cela permet de réduire le risque de voir se développer les herbes indésirables ayant une prédilection pour certaines cultures. De même, une plante couvre-sol, semée derrière une culture qui vient d’être récoltée, entrave le développement d’herbes susceptibles d’envahir le sol demeuré nu.  

Cécile Cassier
1- Institut national de la recherche agronomique.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 27 juillet 2011 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
Nol
28 juillet 2011 - 0 h 00 min

Moi j’en ai plein mon potager, grâce à elles je nourris mes lapins mes cochons mes canards et autres volailles… et mon compost.
Quant aux autres plantes(qu’on appelle aussi des légumes) je les utilise pour ma consommation personnelle.
Il n’y a pas de mauvaises herbes, il n’y a que des plantes qu’on ne sait pas utiliser.


philou
30 juillet 2011 - 0 h 00 min

Je prends l’exemple du maïs : amaranthe et chénopode blanc « envahissent » les champs mais sont des bombes de nutriments. J’apprend personnellement aux maisiculteurs (pas assez, malheureusement) lors d’ateliers de cueillette et cuisine sauvage dans ma région que les plantes contre lesquelles ils luttent sont directement ingérables par l’homme et très profitables. Alors, à quand la cueillette sélective de ces légumes sauvages avant prélèvement des céréales?? Une « lutte » par apport massif de carabes va complètement déséquilibrer les abords des champs, fossés, campagnes … désolé, mais ça me semble rejoindre le célèbre dicton de Moboutou « nous étions au bord du gouffre, nous avons fait un grand pas en avant ».


claude reboul
4 août 2011 - 0 h 00 min

Il faudrait banir ce terme de mauvaises herbes et peut être le remplacer par… herbes tout court. Quand on fait un jardin bio on ne considère pas qu’elles sont si mauvaises. Je me contente de les arracher et de les remettre au même endroit entre mes légumes. Non seulement elles servent de paillage mais en plus, elle apportent de l’engrais en se compostant naturellement. Autre remarque. Quand le temps est à la pluie pendant un temps trop long, elles protège en partie vos légumes de la pluie qui rince la terre de ses meilleurs éléments. Ausi, elles absorbent une grande quantité de cette eau non désirée. Et dernière chose, elles maintienent une certaine humidité lors des sécheresses. Alors, pas si mauvaises ces herbes. Le tout, et de ne pas se laisser envahir.



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
35

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
Agriculture...
Chardonneret Elégant
     
Flux RSS