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Abeilles, le pouvoir s’inquiète

En ce mois de février, Stéphane le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, a présenté un plan intitulé « Plan de développement durable de l’apiculture française ». Même si ce plan évoque l’importance et les problèmes rencontrés par la filière apicole, il apparaît plus comme un plan de développement administratif, voire même technocratique, que comme un plan de soutien à la biodiversité.

Le rapport du ministère de l’Agriculture met en avant des données très significatives de l’évolution actuelle.

En premier lieu, l’accent est mis sur l’accélération de la mortalité des colonies d’abeilles. Alors que les taux de mortalité sont par nature de l’ordre de 10 % par an, il est de plus en plus fréquent d’observer des taux de pertes annuelles dépassant les 30 %.


Comme le rappelle le rapport, les abeilles ont une fonction essentielle dans la pollinisation : 80 % des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses dépendent des insectes pollinisateurs, et l’abeille en est le premier acteur. Le rapport précisant que : « La liste des plantes à fleur pollinisées par les abeilles représente environ 170 000 espèces, dont 40 000 se porteraient mal sans la visite des abeilles. ». Mise à part cette fonction « productive », l’abeille a aussi pour fonction d’être une « sentinelle » permettant d’alerter sur la dégradation de l’environnement et de la biodiversité.

Il pourrait apparaître médisant d’affirmer que, via ce plan, les pouvoirs publics tentent de jouer le rôle de pompier. Pompier qui a lui-même contribué à mettre le feu.

Le plan gouvernemental refuse une quelconque remise en cause d’une agriculture intensive qui pourrait être en partie responsable des atteintes à l’équilibre des colonies d’abeilles. Il préfère se retrancher derrière le flou et l’ambiguïté d’innombrables pages d’études scientifiques qui se refusent de trancher sur la question.

Le plan gouvernemental, d’un budget de 40 millions d’euros étalés sur trois ans, est essentiellement axé sur des moyens renforcés de formations, d’études et d’encadrements de la filière apicole. Reste à savoir si nos chères abeilles seront sensibles et retrouveront une certaine santé au travers d’un « code de la route » interne renforcé, alors que les prédations externes ne seront toujours pas soumises à des panneaux de « stop » ou même à des « feux rouges ».

Le rapport, a tout de même le mérite de rappeler, qu’avec ses diversités climatiques, géographiques et de cultures, la France devrait être un des premiers pays apicoles du monde. Or, le constat est sans appel, sur les 40 000 tonnes de miel consommées en France tous les ans, seulement 18 500 tonnes sont produites sur le territoire national. Aux problèmes de la mortalité croissante des colonies, viennent se greffer les très « modernes » problèmes de la mondialisation avec notamment celui de la production à bas coûts et donc, de la concurrence déloyale.

Michel

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Commentaires
mimichris
25 février 2013 - 0 h 00 min

Les ministres de l’agriculture successifs sont impréniés par le lobby des agriculteurs, des fabricants de produits chimiques et surtout de la FNSEA, ce syndicat est une véritable plaie en France. En outre, il concerne surtout les céréaliers qui sont les plus gros pollueurs avec les éleveurs de porcs.
Si nos dirigeants continus dans cette voie on coure à la catastrophe nationale et internationale.
Nos politiques sont pourris par les lobbys desquels ils touchent de la monnaie pour leur élections.
Il faut faire la révolution verte et arrêter tout cette m…. !


Danyvoltz
25 février 2013 - 0 h 00 min

La très grande majorité des tests de toxicité sont fait par les labos de Monsanto, Beyer et autres producteurs de poison.
Et voilà, tout est dit, … avec la bénédiction des gouvernants.
république, démocratie ou impérialisme, c’est du pareil au même …


thylacine
26 février 2013 - 0 h 00 min

On s’émeut des abeilles domestiques, car il y a un enjeu économique (donc social). Et on se fout des abeilles sauvages, et de tous les autres insectes qui trinquent pareil… Les abeilles domestiques sont juste un INDICATEUR des dégâts qui se produisent actuellement pour la plupart des insectes, notamment bien sûr ceux qui sont liés de près ou de loin aux fleurs…
Et n’oublions pas que les produits qui tuent les insectes, sont évidemment des substance toxiques, qui exercent donc également une activité toxique sur tout être vivant. La sélectivité est un leurre; en tout cas, elle est toujours très relative. C’est essentiellement une question de dose; or la dose augmente très régulièrement…


opaque
17 mars 2013 - 17 h 58 min

je m’inquiète beaucoup quand le pouvoir s’inquiète: s’il ne s’inquitait pas, soit cela voudrait dire qu’il n’y a pas de problème, soit qu’une solution a été trouvée; Or dans le méllifère supérieur ou vivent les abeilles et nous par la même occasion, le problème a pour nom la peste, et son vecteur est connu.
Or le pouvoir s’inquiète surtout de savoir quel compromis sera encore possible avec ceux qui épandent la peste, sans affoler les populations: car le pouvoir ne prends pas de décisions politiques, il fait des arrangements, avec les marchands de mort de préférence.
On vient encore de le voir dans le Nieme reniement de la commission Européenne, incapable d’assumer ses responsabilités en n’interdisant pas ces pesticides qui tuent les abeilles en toute impunité.



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