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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » 100 % d’énergies renouvelables est possible, mais peu probable
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100 % d’énergies renouvelables est possible, mais peu probable

Une France 100% renouvelables. Les conclusions du rapport de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe) sont pour le moins ambitieux. Chiffres à l’appui, ce document de 119 pages, fruit d’un travail de 14 mois, annonce que la France est capable de produire son énergie uniquement avec des sources renouvelables.

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C’est Mediapart qui relève l’affaire. Et la divulgation de ce rapport ne doit rien au hasard. En plein débat à l’Assemblée Nationale sur la loi de transition énergétique pour une croissance verte qui souhaite d’amener la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation d’électricité en 2030 ainsi que de réduire la part du nucléaire à 50 % du mix énergétique à l’horizon 2025, le document de l’Ademe est un véritable pavé lancé dans la marre gouvernementale. Pas étonnant que sa publication ait été retardée.

Des arguments séduisants

Le premier constat du rapport affirme que la France dispose d’un potentiel renouvelable très important. Surtout, les conditions météorologiques, argument évoqué pour expliquer les limites des énergies renouvelables, n’auraient aucune incidence sur la production.

L’ensemble des sources serait mis à contribution. Plus précisément, l’éolien représenterait la source majeure utilisée avec plus de 60 % de la production, suivi du solaire (17 %), de l’hydraulique (13 %) et du thermique renouvelables (7 %).

Aussi, produire uniquement des énergies renouvelables ne couterait pas beaucoup plus cher que de maintenir la part de l’énergie atomique à 50 % du mix, promesse présidentielle du candidat Hollande. Cette affirmation vient également contester les arguments des militants pro-nucléaires qui mettaient en avant le prix bas de l’atome pour maintenir des factures d’électricité raisonnables. Pas étonnant quand on observe les multiples problèmes actuels du nucléaire : coûteuses remises à niveau des anciennes centrales, constructions retardées, succession de polémiques autour du traitement des déchets, etc.

Toutefois, ces conclusions ne sont valables qu’à la condition d’une baisse de la consommation d’énergie. En effet, si cette dernière ne baisse pas assez, il faudra inévitablement construire plus d’équipements de production ce qui conduira logiquement à une hausse des coûts. Cela met donc l’ensemble des parties prenantes, les pouvoirs publics, les entreprises mais surtout les citoyens, devant leurs responsabilités. Tous devront faire des efforts pour arriver à cet ambitieux objectif.

Ce rapport est un formidable espoir pour permettre une véritable transition énergétique. Même s’il y a très peu de chance qu’il soit repris dans l’élaboration de la loi, il présente tout de même le mérite de mettre en avant cette possibilité et de la rendre réalisable à moyen terme. Surtout, grâce à sa publication rocambolesque, le document a réussi à sortir des cercles fermés dans lesquels il était condamné à rester pour s’ouvrir vers le grand public. Un début de victoire en soi.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Paul (voir la biographie)
le 23 avril 2015 à 01:08

23 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2014
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Commentaires
Xavier
23 avril 2015 - 19 h 32 min

Malgré des insuffisances (mais on n’a pas les annexes) l’étude de l’Ademe présente de nombreux intérêts.

Car 100% d’électricité renouvelable en 2050 est possible en France, à condition de se fixer cela dès maintenant comme objectif politique.

De toute façon, on n’aura pas le choix car pétrole, gaz et charbon auront depuis longtemps entamé leur déclin. Et pas question de continuer avec le nucléaire et ses risques : c’est après que l’inimaginable se révèle être possible.

Pour l’instant, on a une étude plus modeste montrant qu’il est possible de produire près de la moitié de l’électricité que l’on consomme avec les énergies renouvelables en 2030.

http://energeia.voila.net/renouv2/renouvelable_possible.htm

Ensuite, pour 2050 et par rapport à l’étude de l’Ademe, il faudra davantage de solaire et de biomasse en proportion.

Ne pas avoir peur d’excédents de production solaire en été pour faire du stockage inter-saisonnier de la chaleur. De même que pour l’éolien certains jours, l’excédent d’électricité sera en partie stocké et en partie converti en chaleur, stockée elle aussi.


fred
23 avril 2015 - 20 h 42 min

Bonjour,
c’est drole ce rapport entre électricité et chaleur, je vient de lire http://conseils.xpair.com/lettres_expert/3/transition-electrique-affadissement%20%20.htm
qui pointe certaines faiblesses de l’approche du rapport de l’ademe (non sur la réalité de l’obtention de 100% de renouvelable , mais sur la quasi absence de la cogénération dans les solutions envisagées)
envisager la transition énergétique sous le seul angle de l’électricité est très insuffisant
fred


Pierre
25 avril 2015 - 23 h 29 min

Bonjour,

Oui, il faudra faire des efforts mais l’enjeu n’en vaut-il pas la chandelle ?

Ce rapport a au moins le mérite d’exister et de créer un espoir, effectivement.


Robert
26 avril 2015 - 13 h 38 min

L’indispensable avant tout, c’est de pouvoir stocker l’énergie intermittente.
Pour l’instant, on ne sais pas stocker la quantité qu’il faudrait.
Il faut faire porter la recherche, sur le stockage à prix abordable.
Tant que l’on n’aura pas fait de progrès très importants dans ce domaine, il faudra bien compléter avec du thermique, qu’il ait pour origine
le gaz, le pétrole, le charbon, la biomasse, ou le nucléaire.
Le stockage inter-saisonnier de la chaleur a un coût abordable n’existe pas.
Sinon, il aurait déjà été fait.
Tout le monde a déjà rêvé de stocker la chaleur étouffante de l’été, jusqu’aux froids de canards de l’hiver.
Cela ne se fait pas. En cause, l’isolation sur plus de 100 jours de ces réserves,d’un volume pharamineux, le captage, et la redistribution.


sirius
26 avril 2015 - 18 h 50 min

La photo illustrant l’article suffit à faire voir ce qui nous attend avec ce type de programme : un territoire sacrifié à la production d’énergie électrique .
Or ,et d’autres le disent, l’électricité ne représente que moins de 25 % de notre consommation énergétique .Faut-il accepter de vivre dans un univers totalement industrialisé pour un résultat de toutes manières insuffisant ? Que devient la beauté des paysages ? Est-ce un aspect mineur de la question abordée ?


joel
26 avril 2015 - 21 h 10 min

Pourquoi stocker de l’énergie sous forme de chaleur ? Pourquoi s’inquieter des pertes de stockage alors que l’on peut les récupérer avec seulement un tiers de consommation en plus et sans doute moins si temp de stockage sup 2°C (PAC). Pourquoi ne pas stocker uniquement vouloir stocker l’énergie électrique sous forme chimique (batteries) ou gazeuse (H2) simple ? Pourquoi l’industrie qui débordent de situation ou il faut refroidir n’alimente encore que très rarement lesz villes et elle -même en chauffage ? Pourquoi encore si peu de moteur ne sont’ils pas à aimant permanent ? Pourquoi produire autant de matériaux métallurgiques (fusion et refroidissement) alors que des matériels durables et partageables diminueraient sans doute par deux les cycles d’obsolescence ? etc…On ne peut que si l’on veut !!


Xavier
27 avril 2015 - 18 h 24 min

Territoire, territoire …

« L’éolien et le solaire peuvent fournir plus de 90 % de l’électricité consommée en France, sans aucun problème de surface utilisée. En y ajoutant l’hydraulique, la biomasse et 8 % de fossile, la production totale dépasserait de 20 % la consommation. »

http://energeia.voila.net/renouv/eolien_solaire_surface.htm

On dispose même d’un excédent de surface disponible : 980.000 kilomètres de routes et de chemins pour y placer des éoliennes. Avec seulement 30% du réseau, on peut placer 5 éoliennes tous les 50 km pour produire 320 TWh d’éolien par an.

Avec seulement 10% des surfaces des toitures et des parkings, on peut produire 140 TWh d’électricité solaire par an. Davantage si l’on utilise aussi les friches et les terrains vagues.


Xavier
27 avril 2015 - 18 h 49 min

Les chiffres hasardeux de sauvons le nucléaire n’ont rien à voir avec la réalité.

Pour se limiter à l’électricité solaire, comparée à celle du nucléaire, on voit déjà que le coût de production des grandes centrales solaires pourrait être le même que celui du nucléaire ancien à partir de 2018, si la filière n’avait pas été sabotée par les gouvernements pro-nucléaires successifs.

http://energeia.voila.net/electri/cout_2016_pv_epr.htm

La condition, c’est de revenir sur la baisse brutale de 20% du tarif d’achat du photovoltaïque au sol en 2012.

En augmentant le tarif actuel (T5 : 73,6 €/MWh) début 2015, ce qui ferait 88,3 €/MWh avec 20% de plus, la baisse tendancielle nous conduirait à 62 €/MWh en 2018, soit autant que le nucléaire ancien qui aura augmenté entre temps (Cour des comptes).

Pour le nouveau nucléaire, avec 110 €/MWh ou plus pour l’EPR, s’il est en service commercial en 2018 …

Non seulement la consommation d’électricité est amenée à diminuer par les gains d’efficacité et la baisse du gaspillage, mais il en est de même pour le chauffage avec une meilleure isolation des logements, bureaux et autres.

Le stockage inter-saisonnier de la chaleur, cela existe déjà et se développe au Danemark, en Autriche et dans quelques autres pays. En dehors des réservoirs pour un quartier, il existe des réalisations pour des maisons et petits immeubles. Le réservoir se cache dans le bâtiment.


Robert
28 avril 2015 - 16 h 59 min

Tout a un coût. Le stockage inter-saisonnier de la chaleur dépasse de loin ce que l’on est prêt à payer.
Quel est le montant de la facture? Pour quel résultat?
On prend en exemple l’énergie d’une tep tonne équivalent pétrole =10 000 000 kcal = 10 000 kWh. On chauffe de l’eau avec, la passant de 10° à 90°
combien de litres d’eau
10 000 000 :80 = 125 000 litres = belle citerne à fabriquer et à isoler à la perfection pour ne perdre que 1/2° par jour
Résultat 100 jours après on a perdu 1/2°x100 = 50°
Reste 90° – 50° = 40°que l’on pourra utiliser jusqu’à 20° dans un plancher chauffant et récupérer ainsi 20° sur 125 000 litres d’eau soit 2 500 000 kcal=2 500kWh =250kg pétrole
Vous voyez bien que vous n’êtes pas prêt à payer ce prix.
LE STOCKAGE INTER-SAISONNIER N’EXISTE PAS.
Vous aurez beau recouvrir la France de pnx photo voltaïque, quand le soleil n’ est pas là, ça ne produit rien, et il faut des énergies fossiles ou du nucléaire pour ces périodes là.


fred
28 avril 2015 - 18 h 23 min

@Robert
Le stockage inter-saisonnier fonctionne et est économique, cela s’appelle le tunnel à galets.
Avant de proférer de telles affirmations, une petite recherche s’impose.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_%C3%A0_galets.
« Vous aurez beau recouvrir la France de pnx photo voltaïque, quand le soleil n’ est pas là, ça ne produit rien, et il faut des énergies fossiles ou du nucléaire pour ces périodes là. »
Qui parle de recouvrir la france ? avec 2 à 3 m² par habitant on aura déja fait le plus gros.
Pour ces périodes ou ni le solaire ni l’éolien ne produisent, il ne faut pas des energies fossiles ou nucléaires (et encore le nucléaire n’est que lentement et pas économiquement modulable), il faut juste des énergies pilotables.(en renouvelable, on trouve la biomasse et l’hydraulique de haute chute)
fred


Robert
28 avril 2015 - 20 h 51 min

Le tunnel à galets ou le puits canadien,
ça n’a rien à voir avec stocker l’énergie du photovoltaïque en inter-saisonnier


justin
29 avril 2015 - 9 h 12 min

Comme signalé plus haut, le 100% renouvelable dans le titre est racoleur mais ne rime pas à grand chose, il ne s’agit que de l’électricité et encore, sans la voiture électrique, je suppose, parce que pour réduire cette consommation là, il va falloir un peu plus qu’une loi Macron ou une réforme territoriale qui font descendre tous les décideurs dans la rue…L’éolien est la plus grande part de l’annonce, je suppose aussi qu’on tord le bras à toutes les associations qui ne veulent pas voir d’éolienne à moins de 500 m d’une habitation, voir même à l’horizon et qui imposent leur volonté à l’assemblée nationale. Pas la peine de crier au complot nucléaire pour 15% du problème énergétique. L’enjeu, c’est le réchauffement climatique qui lui s’accélère avec les 85% qui restent. OK pour l’article, mais parler de victoire dans ces conditions, c’est pour nous faire plaisir?


Xavier
29 avril 2015 - 13 h 06 min

Non seulement il est possible de stocker de la chaleur en inter-saisonnier, mais il est possible de la produire avec du solaire thermique au Danemark et dans d’autres pays.

http://www.solar-district-heating.eu/SDH.aspx

On peut aussi avoir du stockage individuel comme ici :

http://www.viking-house.ie/hydro-thermal-energy-store.html

Le réservoir est caché au centre de l’escalier.


Xavier
29 avril 2015 - 13 h 09 min

Au besoin, on peut compléter avec les excédents d’électricité photovoltaïque en été et les excédents d’électricité éolienne à certaines périodes, en toutes saisons.


J.Claude
29 avril 2015 - 14 h 50 min

Et vous en pensez quoi de l’éolien?

https://player.vimeo.com/video/105732886


Xavier
29 avril 2015 - 16 h 15 min

Non seulement il est possible de stocker de la chaleur en inter-saisonnier, mais il est possible de la produire avec du solaire thermique au Danemark et dans d’autres pays.

http://www.solar-district-heating.eu/SDH.aspx


Xavier
29 avril 2015 - 16 h 19 min

On peut aussi avoir du stockage individuel comme ici :

http://www.viking-house.ie/hydro-thermal-energy-store.html

Le réservoir est caché au centre de l’escalier.


B D
29 avril 2015 - 21 h 33 min

« Gouverner, c’est prévoir »……et vouloir….l’intérêt du plus grand nombre (et non de quelques lobbies intéressés).


Robert
30 avril 2015 - 13 h 00 min

Pour quel résultat, et à quel coût?
Si vous faites ça sans subventions, je ne vois rien à redire.
chacun fait bien ce qu’il veut, avec son argent. Même si cela ne sera jamais rentabilisé.


sirius
30 avril 2015 - 15 h 21 min

A Xavier
On pourrait penser qu’installer les éoliennes le long des routes serait une solution paysagère .
Malheureusement les promoteurs préfèrent les mettre bien en vue sur les sommets encore préservés de toute industrie :plus de vent sur les points dominants mais aussi dénaturation des sites .cf. l’Ardèche,l’Auvergne etc.
En outre la réglementation écarte ces machines des lieux fréquentés ,donc des voies de communication .


Robert
1 mai 2015 - 11 h 08 min

Vous défendez le solaire photovoltaïque, en mettant en avant les performances du solaire thermique. Vous dites on veut du PHOTOVOLTAÏQUE regardez au Danemark le THERMIQUE ça marche
bizarre le raisonnement
C’est le solaire thermique, qui capte 800kwh/m2 et par an = 80 litres de mazout par an par m2
C’est le solaire photovoltaïque capte 160kwh/m2 et par an = 16 litres de mazout par an par m2
5 fois moins pour le photovoltaïque avec le même soleil. Ce n’est pas une paille, et ça change tout
Mais comment stocke-t’on ces 2 énergies.
Pour l’énergie thermique, il s’agit de kcal et d’eau chaude. On sais à peu près faire.
Pour l’énergie électrique il s’agit de kWh, et le stockage, c’est bien là le problème.
On a, depuis 30 ans et plus, bien avant le photovoltaïque et l’éolien, construit pour stocker l’énergie électrique, des barrages en montagne pour remonter de l’eau avec de l’électricité disponible, et faire redescendre l’eau pour fabriquer à nouveau de l’électricité quand on en avait besoin.
Il faut environ une hauteur de chute de 450m à 1m cube d’eau pour produire 1 kWh.
En France on consomme en hiver en 1 jour environ 2 terra Wh = 2 000 000 000, 2 milliards de fois ce volume d’eau de cette hauteur. c’est une image pour faire comprendre de quoi on parle en terme de puissance.
MAIS on a équipé tout ce qui était le plus facile et le plus rentable à faire.
Depuis 10 ans, il arrive sur le marché de l’électricité intermittente, et plus il y en aura, plus ce sera difficile à gérer. C’est pour cela que je dis tout le temps, APPRENONS à stocker avant de produire.
Quand on voit l’opposition qu’il y a à la construction du petit barrage de Sivens 1,5 million de m cube, je n’ose pas me poser la question pour des centaines de barrages de ce genre car il en faudrait 2 par STEP 1 en haut 1 en bas et moins on a de hauteur de chute plus il y en faut.
Voyez quand je dis, stocker l’électricité intermittente on ne sais pas faire, c’est sous entendu, à un prix acceptable.
Travaillons sur le stockage à bas coût.
L’argent public ne doit pas servir à subventionner des installations qui autrement ne seraient pas rentables, et pas encore assez performantes.
Le photovoltaïque ça produit peu, équivalent de 16 litres de mazout par an et par m2. Encore pire quand les kWh valent cher le soir ça ne produit rien et la production est présente quand les kWh ne valent presque plus rien.
Il faudrait se pencher un jour sur la valorisation de ces kWh au tarif ou Edf paye l’électricité au fil des heures et des jours de l’ année, on serait très surpris.


fred
1 mai 2015 - 14 h 30 min

bonjour,
La rentabilité du photovoltaique n’est heureusement plus à démontrer. On trouve en cherchant sur le net des ensembles panneaux + onduleur à partir de 1,7 € le watt crete (en prix de détail) le tout garanti 25 ans par de grandes entreprises européennes. A ce prix la, si on installe chez soi 250 ou 500 watts crête (en auto installation) la rentabilité est garantie sur beaucoup moins de 10 ans(en autoconsommation et sans subventions). Pour des plus grosses puissances on est plus en prix de détail mais il faut payer l’installation. Cette électricité de plus est produite à des moments ou on en a réellement besoin (voir pour s’en convaincre les courbes de charges fournies par RTE)
Du point de vue du gestionnaire de réseau, l’électricité photovoltaique est bien prévisible au moins 24 heures à l’avance et tant que sa prodution ne depasse pas significativement la « pointe » de journée, reste largement gérable (on peut donc multiplier par au moins 20 les installations actuelles sans avoir de grosses adaptations à faire.
Pour l’heure, le photovoltaique remplace tout le temps des productions thermiques (en faisant d’ailleurs baisser la rentabilité des centrales thermiques)
Concernant les ENR stockables,les seules disponibles facilement à grande échelle c’est la biomasse (les allemands ne se sont pas trompés) et en particulier le biogaz ou toute la chaine de stockage et de distribution est déja présente (mêmes installations que le gaz naturel)
Le solaire thermique présente d’autres difficultées, pour que cela fonctionne correctement il faut des architectes , des concepteurs et des installateurs compétents (et la c’est pas gagné) mais une fois ces conditions réunies , pour la partie thermique , c’est un système extremement rentable.
Pour terminer, quoi que l’on fasse, il faut le faire vite, la mort annoncée de l’EPR ne laisse pas beaucoup de choix possibles.
fred


fred
2 mai 2015 - 9 h 45 min

suite …
« Encore pire quand les kWh valent cher le soir ça ne produit rien et la production est présente quand les kWh ne valent presque plus rien. »
cette affirmation n’est en aucun cas conforme à la réalité
Une petite recherche dans le site RTE
http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/courbes.jsp
permet d’accéder aux courbes de consommation, de production et de prévision
On peut aussi voir sur ce site les différences entre les prévisions et la réalité
si on superpose une courbe de consommation journalière avec une courbe de production photovoltaïque de la même journée, on voit que le pic de production solaire correspond toujours avec une période de forte consommation
(en cherchant beaucoup, il est surement possible de trouver un contre exemple)
On peut aussi connaitre le prix des kwh sur le marché spot
Ce qui est bien c’est qu’avec toutes les données présentes sur ce site il est facile de tordre le cou à certaines idées reçues (le photovoltaïque ne produit que l’été..ou le photovoltaïque ne produit que quand on en a pas besoin.)
fred


Robert
3 mai 2015 - 11 h 56 min

Réponse à la suite de Fred.
Je n’ai pas besoin de chercher des références bien loin.
Comme vous, j’ai des yeux, et un cerveau.
Je vois que 6 mois de l’année, il y a moins de soleil, de chaleur, et de lumière, du 20 septembre au 20 mars.
Quand on rentre du travail, on a besoin de l’éclairage, de faire à manger, de ce chauffer. Hélas, du photovoltaïque il n’y en a pas.
Tous les gens qui lisent ces lignes, le savent. Cette affirmation, est en tous les cas conforme à la réalité.
Pour avoir de l’électricité photovoltaïque, à ce moment là, il faudrait l’avoir stockée à un prix acceptable.
Malheureusement, on constate que ce n’est pas encore possible, le stockage à bas prix.
LA SOLUTION, travaillons sur le stockage à bas prix. Je n’arrête pas de le dire.
Cette description, n’est valable que s’ il y a du soleil. Je ne parle même pas des périodes de pluie, neige, brouillard: et ça existe aussi.
Mes voisins, ils ont de la neige sur leurs panneaux l’ hiver. par grand soleil, ça produit ZERO.
INVERSEMENT les 6 autres mois de l’année du 20 mars au 20 septembre, il y a plus de soleil.
Quand on rentre du travail, on n’a pas besoin de lumière, on n’a pas besoin de se chauffer. C’est là que le photovoltaïque produit le plus : 3 fois au moins.
Environ 360 kW/h en juin et 110 KW/h en décembre, moyenne chez mon voisin.
C’est bien en été que l’on produit le plus, et que l’on en a le moins besoin.
Tout le monde le constate, sans aller sur aucun site. On a des yeux quand même.


fred
3 mai 2015 - 12 h 32 min

« Je n’ai pas besoin de chercher des références bien loin.
Comme vous, j’ai des yeux, et un cerveau.
Je vois que 6 mois de l’année, il y a moins de soleil, de chaleur, et de lumière, du 20 septembre au 20 mars.
Quand on rentre du travail, on a besoin de l’éclairage, de faire à manger, de ce chauffer. Hélas, du photovoltaïque il n’y en a pas. »

C’est cela le problème du « bon sens », de ne pas vouloir vérifier ses à priori, on s’enferme dans un système de croyances.
Les données sont disponibles, mais comme elles risquent de bousculer quelques croyances on refuse d’aller les voir.
Absolument personne n’envisage sérieusement de faire de l’électricité 100 % solaire. Cependant le solaire peut faire une partie non négligeable de l’électricité.
Le problème implicite dans votre réponse est que vous associez le chauffage et l’électricité
« Quand on rentre du travail, on a besoin de l’éclairage, de faire à manger, de ce chauffer. Hélas, du photovoltaïque il n’y en a pas »
le seul usage pour le quel l’électricité est a peu prés incontournable (dans ceux que vous citez) est l’éclairage. Pour se chauffer le solaire peut en effet servir mais ce n’est plus du photovoltaïque et on à déja vu que des solutions de stockage économiques existent. On peut aussi envisager la biomasse et même la cogénération biomasse (qui règle du même coup le problème de l’électricité de ces heures froides et sans soleil)
un petit rappel, la biomasse , en tous cas pour le bois (buches, granulés, pellets) et pour le biogaz (methanisation) se stocke trés bien et toutes les infrastrucres nécessaires sont déja présentes pour le stockage et l’exploitation
deuxième petit rappel, l’éolien produit quand à lui plus l’hiver que l’été
la methanation, le fameux « Power to Gaz », est aussi en développement. Cette technologie est tout aussi utile au developpement du nucléaire que du renouvelable.
fred


Robert
3 mai 2015 - 20 h 36 min

Puisque c’est si évident qu’il y a mieux, pourquoi vous bloquer sur le photovoltaïque, qui produit si peu, quand on en a le plus besoin,.


fred
4 mai 2015 - 9 h 12 min

Le photovoltaique ne peut pas tout, mais qui croit encore à une solution unique aux problèmes énergétiques ? Le photovoltaique fait partie d’un mix de diverses solutions à mettre en oeuvre conjointement.
Il n’y a qu’a regarder l’industrie mondiale du photovoltaique pour se rendre compte que tout le monde se trompe sur cette technologie et que vous êtes le seul à avoir raison.
Le photovoltaïque produit économiquement quand on a besoin d’électricité (voir les courbes RTE de consommation et de production) mais cela ne produit malheureusement pas à chaque fois que l’on en a besoin. Il faut donc d’autres énergies complémentaires (c’est l’idée du mix énergétique)
A l’heure actuelle,pour un particulier, le retour sur investissement (sans la moindre subvention) prévisible d’une toute petite installation (250 wou 500 w) en autoconsommation est inférieur à dix ans pour du matériel garanti 25 ans et ayant une durée de vie prévisible de l’ordre de 40 ans.
(Actuellement on analyse les performances d’installations de plus de 20 ans et on a l’heureuse surprise de constater qu’elles tiennent mieux que prévu)


Robert
5 mai 2015 - 9 h 02 min

Et bien, tout arrive, vous finissez par admettre que le photovoltaïque ne produit pas tout le temps, et qu’il faut du gaz et du charbon pour compléter puisque le photovoltaïque ne produit que 16% de sa puissance: et encore 4 fois moins en hiver, quand les besoins sont le plus important par exemple.
la preuve
l’Allemagne, qui s’équipe à tout va, pour des sommes énormes ( on parle de 300 milliards € ces 20 dernières années ) et qui rejette toujours autant de co2 depuis tout ce temps pour fabriquer son électricité, avec gaz, du charbon, et du lignite.
les émissions de co2, en Allemagne sont toujours supérieures de 70% par habitant, à ce quelles sont pour la France depuis 20 ans, pas de baisse.
C’est la preuve que le photovoltaïque n’est pas si efficace que cela, s’ils ne baissent pas leurs émissions de carbone avec 300 milliards mis sur la table.
EN FRANCE
en 2014 pour les mois de juin et de juillet, nous avons consommé 67500 GWh d’électricité
Le photovoltaïque a produit 1440 GWh soit 2% de la consommation.
Pour les mois de décembre et de janvier, la consommation est montée à 110 000 GWh soit 50% de plus qu’en été.
le photovoltaïque a produit 350 GWh 4 fois moins qu’en été 0,3% de la consommation, malgré les sommes déjà investies.
C’est vous, sur ce forum, qui avez dit ou aller chercher ces chiffres officiels.
On voit bien, que le photovoltaïque n’est pas la solution actuellement, sans stockage, pour lutter contre le co2.
Quand les besoins sont là, il faut bien lancer les centrales à gaz ou à charbon, puisque le photovoltaïque ne produit presque plus rien 0,3% du total
Ce n’est pas quand France avec le chauffage que la consommation monte en hiver. En Allemagne aussi, on voit bien un pic de consommation chaque mois de plus de 10 000 GWh en hiver.
Plus tard, quand on saura stocker à prix accessible, on pourra s’équiper efficacement avec du photovoltaïque.
Concernant l’autoconsommation de 250 ou 500 w, j’ai posé des questions à des fabricants pour voir les prix du matériel installé, et les performances. Je n’ai pas encore de réponses très intéressantes. Donnez donc des informations qui permettraient de chiffrer cela.
Merci.


fred
5 mai 2015 - 12 h 44 min

Bonjour
On commence enfin à aborder les vrais problèmes.
Le problème n°1 en France est surement l’électrosensibilité a la température
http://conseils.xpair.com/actualite_experts/pointe-electrique-francaise.htm

http://energie.sia-partners.com/20141112/consommation-electrique-en-europe-les-suedois-plus-thermosensibles-que-les-francais/

Les solutions sont connues et certaines commencent déja à être mises en oeuvre
1) diminution des consommations de chauffage par l’isolation. C’est très efficace mais malheureusement c’est du long terme
2) remplacement du chauffage électrique par du chauffage gaz, c’est doucement en cour et cela représente l’avantage d’être compatible avec la methanisation et le power to gaz (Bruler directement du gaz plutôt que de passer par le vecteur électrique représente 60% d’économie en gaz et en émissions de co2)
3) la cogénération, on est très en retard sur ce point mais des efforts sont en cour avec entre autre le développement des réseaux de chaleur et l’apparition trop timide de micro cogénération (micro cogénération gaz et piles à combustibles)
à cela on peut ajouter le fort développement du chauffage bois.

Concernant le photovoltaique, il est évident pour tout le monde que cela produit le jour et plus l’été que l’hiver. Cela ne veut pas dire que cela ne produit pas l’hiver (simplement moins) de plus cela produit toujours quand on en a besoin. (simplement pas quand on en a le plus besoin). C’est maintenant une solution économique et fiable qui ne peut pas tout mais qui participe utilement.

Concernant la comparaison avec l’allemagne, il ne faut pas oublier que nous nous appuyons fortement sur ses centrales au charbon pour passer nos pointes de consommation (et que cela n’est pas compté dans nos émissions de CO2). Sans les centrales allemandes notre réseau ne tiendrait simplement pas lors des pointes dues à notre chauffage électrique

Concernant le « rendement » du photovoltaique, il faut aussi peut être le comparer à d’autres taux de charge. Les grands barrages de montagne ont des taux de charge trés souvent inférieurs à 10 % et même parfois 5% ce n’est pas le taux de charge qui fait la performance.

Pour résumer il faut un mix d’énergies et pas une seule énergie.

On peut pour l’instant déja largement s’équiper en photovoltaique sans avoir besoin de stockage (on peut multiplier par 10 ou 20 les installations existantes sans qu’un besoin cruel de stockage se fasse sentir) En installer plus tout de suite (sans moyen de stockage efficace) ne serait pas économique. On à donc largement de la marge.

pour de l’autoconsommation
http://www.mices.fr/MICES-Autoconsommation-Produits.htm
ce n’est pas le moins cher, mais le service est la (système complet de 250 wc 422€ TTC non livré) On est quand même à 1,68€ ttc du watt crète
Il ne semble en aucun cas raisonnable de penser que le kwh edf restera à son prix actuel mais même à 0,14€ du kwh le système est payé en 12 ans
avec du matériel garanti 25 ans c’est quand même pas trop mal
fred


fred
5 mai 2015 - 15 h 44 min

suite
il y a quand même quelques contrevérités concernant l’allemagne
http://alternatives-economiques.fr/blogs/vidalenc/2014/11/30/alors-les-emissions-de-co2-de-l%E2%80%99allemagne-elles-baissent-ou-elles-augmentent/
En allemagne la situation est complexe car ils courrent deux lièvres à la fois
1) sortir du nucléaire
2) baisser les émissions de CO2
Pour l’instant, leur production de renouvelable est quasiment totalement absorbée par le remplacement du nucléaire

http://energeia.voila.net/electri2/allemagne_nucle_charbon.htm
Une fois ce gros morceau absorbé les renouvelables feront baisser le co2
fred


Antoine
8 mai 2015 - 11 h 02 min

Pour se chauffer, une solution miracle, le whisky!



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